Pet Shop Boys - Go West numéro 5 :))))))))))))))))))

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Mélodie
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Voir « mélodie » sur le Wiktionnaire.

Musique [modifier]
Mélodie : succession de hauteurs — on peut alors parler de « ligne mélodique ».
Mélodie : genre musical.
Mélodie : groupe de musique.
Divers [modifier]
Mélodie : sonorités agréables d'un segment de texte en poésie — on parlera par exemple de la « mélodie d'un vers ».
Mélodie : nom d'une petite fée.
Voir aussi [modifier]
Mélodie Cocktail : long-métrage d'animation produits par les Studios Disney (1948).
Mélodie de Jenny : manga de Tsukasa Hōjō.
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Poétique (Aristote)
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La Poétique est un ouvrage d'Aristote portant sur la tragédie, l'épopée et la notion d'imitation. Il a influencé la réflexion occidentale sur l'art pendant des siècles et a été au centre du renouveau de la poétique moderne.

Sommaire [masquer]
1 L'art
1.1 La production artistique
1.2 L'art comme imitation
2 La tragédie
2.1 Définitions
2.2 La catharsis
2.3 « Parties » de la tragédie » ou moyens par lesquels doit être réalisée cette imitation
3 Parties de l'expression, ou anticipation de la linguistique
3.1 Plus petite unité de son
3.2 Plus petite unité de sens
3.3 L'articulation du langage
3.4 Caractère conventionnel du langage
4 Éditions anciennes de La Poétique
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes


L'art [modifier]
La production artistique [modifier]
Aristote pense la création artistique et la production artisanale comme la réalisation d'une idée conçue préalablement. En cela, il s'oppose à Platon, pour qui l'artiste est inspiré par la divinité et ne maîtrise pas le procédé de sa création[1]. Ainsi, toute production nécessite:

une cause formelle (idée de l'objet à produire présente dans l'imagination de l'artisan ou de l'artiste)
une cause matérielle: la matière sur laquelle l'homme agit
une cause efficiente: la maîtrise technique et l'effort fourni par l'homme pour transformer la matière et la rendre conforme à l'idée initiale
et une cause finale: l'objet réalisé
L'art comme imitation [modifier]
Dans La Poétique, Aristote semble s'inscrire dans la tradition platonicienne en présentant l'art comme une imitation. En effet, Platon explique au livre X de la République que l'œuvre d'art n'est qu'une imitation d'imitation, la copie d'une copie. Car l'artiste ne fait qu'imiter l'objet produit par l'artisan ou par la nature, objet sensible qui est lui-même la copie ou l'imitation de son essence (l'Idée ou Forme). L'art pour Platon, en tant que production d'objet, n'est donc qu'une imitation de second ordre, copie de la copie de l'Idée. L'œuvre d'art est ainsi de piètre valeur, car doublement éloignée de la vérité. Et l'artiste lui-même apparaît comme un danger pour la réalisation de la République, puisqu'il est un illusionniste, qui fait tenir pour vrai ce qui est faux et peut ainsi renverser dans l'apparence qu'il construit l'ordre des valeurs.

C'est sur ce point qu'Aristote se sépare de Platon. En effet, Aristote ne songe pas à exclure les artistes de la cité : il leur reconnaît tout au contraire une utilité dans l'ordre de la cité. Aristote présente en effet la notion d'imitation sous un jour tout à fait nouveau, qui nous permet d'en comprendre l'intérêt.

Pour lui, les hommes aiment imiter, pour deux raisons essentielles qui sont le plaisir et la connaissance.

Le plaisir esthétique fait ainsi sa première apparition dans l'histoire de la philosophie. Il est produit par l'émotion que provoque l'œuvre, qui touche et excite nos passions qui trouvent en elle un exutoire : "il s'agit, non seulement d'imiter une action dans son ensemble, mais aussi des faits capables d'exciter la terreur et la pitié, et ces émotions naissent surtout et encore plus, lorsque les faits s'enchaînent contre notre attente" (Aristote, La Poétique, chapitre IX - Histoire et Poésie).

Aristote développe alors l'idée selon laquelle nous pouvons prendre plaisir à voir une représentation d'une chose répugnante: "des objets réels que nous ne pouvons pas regarder sans peine, nous en contemplons avec plaisir l'image la plus fidèle ; c'est le cas des bêtes sauvages les plus repoussantes et des cadavres. » (Aristote, La Poétique Chapitre IV - "Origine de la poésie - Ses différents genres".) L'important n'étant pas l'objet de la représentation mais cette représentation elle-même.

Il insiste cependant sur la distance existant entre la chose représentée et son imitation:

L'imitation ressemble à cet objet mais n'est pas lui, elle résulte du travail de l'artiste, de la manière dont il met en forme son modèle.
L'imitation peut donc être belle, en tant que fruit de l'élaboration de l'artiste, à partir de n'importe quel modèle, et même si ce modèle n'est pas beau en lui-même.
L'imitation consiste en effet à reproduire la "forme" de l'objet sur une autre scène et dans une autre "matière", à la mimer dans le geste ou le récit, pour que la passion puisse s'y épancher sans toucher l'ordre de la réalité.

L'objet de sa démonstration tient dans l'idée que la représentation artistique, en imitant des situations qui ne sauraient être moralement tolérées dans la réalité de la communauté politique (crimes, incestes, etc.), permet la "catharsis", c'est-à-dire l'épuration des passions mauvaises des hommes qui auraient pu menacer l'ordre réel de la cité si elles n'avaient trouvé à s'épancher dans la contemplation de l'œuvre. L'art est ainsi salutaire pour l'ordre de la cité, qu'il protège en détournant la satisfaction des passions mauvaises dans un autre ordre, celui des imitations, où elles peuvent se satisfaire par imitation ou mimétisme, sans attenter à la réalité de l'ordre politique commun.

En ce qui concerne la connaissance, Aristote s'oppose ici aussi radicalement à Platon qui nous exhorte à nous détacher des apparences sensibles et à nous tourner vers la réalité Idéale. Aristote explique en effet qu'il faut s'imprégner du sensible afin d'en former une idée que l'on garde en mémoire, ainsi pouvons-nous reconnaître instantanément l'objet lorsqu'il nous est à nouveau présenté. De ce fait, l'imitation de la réalité sensible, nous permet de nous en imprégner, donc de la connaître et de la reconnaître plus facilement. C'est la raison pour laquelle nous commençons par regarder des livres d'images.

La tragédie [modifier]
Aristote accorde une place essentielle à la tragédie. C'est un point débattu entre philologues, et presque mythique, de savoir si le tome 2 de la Poétique, consacré à la comédie, et que certains commentaires d'Aristote laissent imaginer, a jamais été rédigé.

Cet hypothétique second tome est le ressort de l'intrigue du roman Le Nom de la rose d'Umberto Eco (1980), porté à l'écran par Jean-Jacques Annaud en 1986.

Définitions [modifier]
Il s'agit de l' « imitation d'une action noble, accomplie jusqu'à sa fin et ayant une certaine étendue, en un langage relevé d'assaisonnements (rythme, mélodie et chant). C'est une imitation faite par des personnages en action, et non par le moyen de la narration , et qui par l'entremise de la pitié et de la crainte, accomplit la purgation des émotions de ce genre (...) » (chap6)

Il s'agit d'une histoire qui possède une introduction, un développement et une fin. L'action des personnages doit être vraisemblable et il est conseillé qu'au moins l'un des personnages se réfère à une personne ayant existé. La tragédie se distingue de l'épopée en ce que cette dernière se fait au moyen de la narration et n'est pas tenue à la vraisemblance, puisqu'elle imite des faits ayant existé.

La catharsis [modifier]
La purgation des émotions, ou catharsis, se produit de la manière suivante : le spectateur commence par ressentir la pitié ou la crainte, mais il ne leur donne aucune ampleur puisqu'il est emporté par l'action qui se déroule sous ses yeux. Ainsi peut-il s'en détacher. Autrement dit, ce qui permet de se détacher de ces émotions est la construction de l'histoire. Seule une histoire bien liée selon les règles pré-citées permet d'obtenir ce résultat. (chap 14)

« Parties » de la tragédie » ou moyens par lesquels doit être réalisée cette imitation [modifier]
l'organisation du spectacle, qui englobe les 5 autres parties, mais qui n'appartient pas véritablement à la poétique
l'histoire, ou « agencement des actes accomplis » est sa partie la plus importante, dans la mesure où elle comprend sa fin : chap 8, 9, 10, 11, 13, 14 (+ notion de catharsis), 17, 18
le caractère « est ce qui est de nature à déterminer un choix » : « ce qui permet de dire que les personnages en action sont tels ou tels » ; « le caractère sera bon si le choix est bon » chap 15
la pensée (chap. 19) « appartient au domaine de la pensée tout ce qui doit être produit par des paroles : démontrer, réfuter, produire des émotions comme la pitié. » Mais, dans le cas de la tragédie, les effets doivent se manifester sans raisonnement, découlant des paroles ou des actes.
la composition du chant et de l'expression (au moyen desquels se produit l'imitation)
le chant est le principal assaisonnement
l'expression est « la manifestation de la pensée à travers les mots » et l' « agencement des mètres » : chap 17 elle « permet de donner aux histoires leur forme achevée en se mettant le plus possible les situations sous les yeux... permettant ainsi d'éviter les contradictions internes... »
Parties de l'expression, ou anticipation de la linguistique [modifier]
Le chap. 20 expose « les parties de l'expression prise dans son ensemble : la lettre, la syllabe, la conjonction, le nom, le verbe, l'article, la flexion et l'énoncé »... Il convient ici de remarquer le caractère tout à fait novateur de cette étude que l'on pourrait désigner, par anticipation, de la linguistique.

.

Plus petite unité de son [modifier]
« La syllabe est un son sans signification » sera ainsi reformulée par les linguistes :

non pas la syllabe, mais le phonème ( par exemple [a], , [p], [d]) est la plus petite unité phonique de sens.

Plus petite unité de sens [modifier]
« Le nom est un son composé et signifiant qui n'indique pas le temps, dont aucune partie n'est signifiante par elle-même » (voir aussi de l'interprétation, 2) ⇒ le nom est la plus petite unité signifiante... tout mot est une combinaison de son et de sens.

L'articulation du langage [modifier]
La notion linguistique d'articulation du langage est présente et même fondamentale chez Aristote, dans la mesure où elle lui permet de distinguer l'homme de l'animal : - articulation des lettres en syllabes (ou phonèmes) ; poétique XX, 1456 b, 20 à 25 - articulation des syllabes (...) en noms ; poétique XX, 1457 a, 10 à 15 ; et de l'interprétation II, 20 à 30 - articulation des noms en discours ; de l'interprération, 4

Caractère conventionnel du langage [modifier]
Dans le texte de l'interprétation, Aristote précise le caractère conventionnel du langage : « le nom est un son vocal, possédant une signification conventionnelle... rien n'est par nature un nom , mais seulement quand il devient symbole, car même lorsque des sons inarticulés, comme ceux des bêtes, signifient quelque chose, aucun d'entre eux ne constitue cependant un nom ».

Éditions anciennes de La Poétique [modifier]
En 1802, le philologue allemand Gottfried Hermann publia une édition de La Poétique.
Notes et références [modifier]
↑ Ion, Platon
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Le Nom de la rose, d'Umberto Eco. Pour les besoins de son roman, l'auteur invente et rédige quelques extraits du second volume de la Poétique, consacré à la comédie. L'intrigue du roman tourne autour d'un livre mystérieux, interdit, lié à une série de morts suspectes. Ce livre, qui n'est autre que cette deuxième partie de la Poétique, disparaît à jamais dans les flammes, ce qui explique qu'il faut désormais se contenter du premier, consacré à la tragédie.
Liens externes [modifier]

Voir sur Wikisource : Poétique (Aristote).

La Poétique d'Aristote en lecture numérique.
Audiolivre : Aristote, La Poétique
[Enrouler]v · d · mEsthétique
Domaines Beau, art, perception, jugement
Concepts créativité, représentation, sensible, nature, mimêsis, katharsis, monade, émotion, sentiment, sensation, plaisir, satisfaction, forme, goût
Catégories esthétiques sublime, joli, mignon, agréable, laid, fadeur, dégoûtant, harmonie, humour, érotisme, tragique, grotesque, kitsch, gracieux, grandeur, divertissant, kawaii, iki, wabi-sabi

Portail de la philosophie antique Portail de la littérature Portail de la Grèce antique

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Poésie
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Manuscrit du poème Les Assis d'Arthur RimbaudLa poésie est un genre littéraire très ancien aux formes variées, écrites aussi bien en vers qu'en prose et dans lequel l'importance dominante est accordée à la « forme », c'est-à-dire au signifiant[1]. La poésie est un art du langage qui fait une utilisation maximale des ressources de la langue. Elle reste cependant difficile à définir, et cette définition varie d'ailleurs au fil du temps, au point que chaque siècle lui trouve une fonction et une expression qui varie encore d'auteur en auteur.

Au XXIème siècle, la situation est plus complexe que jamais, puisque le terme de « poésie » recouvre en fait des aspects très différents, celle-ci s'étant dégagée d'une forme versifiée facilement identifiable et même du « poème », et il est sans doute plus commode de parler d'« expression poétique ». Néanmoins la spécificité du texte poétique demeure à travers sa densité qui tente d'exploiter à la fois toutes les possibilités offertes par les spécificités linguistiques ; il est d'ailleurs difficile de traduire un poème dans une autre langue : faut-il se préoccuper d'abord du sens ou faut-il chercher à inventer des équivalences sonores et rythmiques ?


Henri Fantin-Latour, Verlaine et Rimbaud à gauche (1872)La poésie est devenue à travers le temps, et surtout à l'époque contemporaine, un art très sophistiqué qui s'est peu à peu coupé de ses racines populaires ; pourtant la poésie est très largement pratiquée comme en témoignent les blogs ou les très nombreuses lectures ou festivals qui lui sont consacrés, mais sa diffusion en librairie est de plus en plus rare malgré une multitude de minuscules maisons d'édition (cf. Édition de la poésie en France).

Certaines tentatives contemporaines, sous l'influence de la dub poetry américaine notamment, s'expriment d'ailleurs davantage avec le soutien de la musique dans le genre de la poésie-chanson avec, par exemple, le rap ou le slam.

En effet, à travers la poésie, l'essentiel demeure la prise de conscience de l'infini créativité et de la beauté de la langue, à commencer par une langue dite et écoutée. Pour l'amateur de poésie, « au commencement est le Verbe » et sa puissance créatrice qui nourrit la mémoire et « transforme la nuit en lumière », comme le fait dire Jean-Luc Godard à son héros qui vient lutter contre un monde déshumanisé dirigé par un ordinateur dans Alphaville.

Enfin, la poésie est bien sûr une expression littéraire universelle, mais le souci particulier d'exploiter les ressources complètes de la langue qui définit le genre a déterminé le choix des points d'appui limités à la langue française.

Sommaire [masquer]
1 Généralités
1.1 Origines
1.2 Entre Apollon et Dionysos
2 Fonction poétique
2.1 Le vers
2.2 La musicalité
2.3 Le poids des mots
3 Les grandes orientations de la poésie
3.1 Le poète artiste
3.2 Le poète « lyrique »
3.3 Le poète prophète, découvreur du monde
3.4 Le poète engagé
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Articles
5.2 Sites Web


Généralités [modifier]
Origines [modifier]

Homère par Philippe-Laurent RolandLe mot poésie vient du grec ποιεῖν (poiein) qui signifie « faire, créer » ; le poète est donc un créateur, un inventeur de formes expressives, ce que révèlent aussi les termes du Moyen Âge, comme trouvère et troubadour.

Dans l'Antiquité grecque toute expression littéraire est qualifiée de poétique, qu'il s'agisse de l'art oratoire, du chant ou du théâtre : tout « fabricant de texte » est un poète comme l'exprime l'étymologie. Les philosophes grecs cherchent à affiner la définition de la poésie et Aristote dans sa Poétique identifie trois genres poétiques : la poésie épique, la poésie comique et la poésie dramatique. Plus tard les théoriciens de l'esthétique retiendront trois genres : l'épopée, la poésie lyrique et la poésie dramatique (incluant la tragédie comme la comédie), et l'utilisation du vers s'imposera comme la première caractéristique de la poésie, la différenciant ainsi de la prose, chargée de l'expression commune que l'on qualifiera de prosaïque.

Le mot poésie évoluera encore vers un sens plus restrictif en s'appliquant aux textes en vers qui font un emploi privilégié des ressources rhétoriques, sans préjuger des contenus : la poésie sera descriptive, narrative et philosophique avant de faire une place grandissante à l'expression des sentiments.

En effet, première expression littéraire de l'humanité, utilisant le rythme comme aide à la mémorisation et à la transmission orale, la poésie apparaît d'abord dans un cadre religieux et social en instituant les mythes fondateurs dans toutes les cultures que ce soit avec l'épopée de Gilgamesh, (IIIe millénaire av. J.-C.) en Mésopotamie, les Vedas, le Ramayana ou le Mahabharata indiens, la Poésie dans l'Égypte antique la Bible des Hébreux ou l'Iliade et l'Odyssée des Grecs.

Entre Apollon et Dionysos [modifier]

Apollon, la Poésie et la Musique ; Opéra Garnier, sculpture en bronze et en feuille d'or d'Aimé MilletLa poésie est marquée par l'oralité et la musicalité de ses origines puisque la recherche de rythmes particuliers, comme l'utilisation des vers, et d'effets sonores, comme les rimes, avait une fonction mnémotechnique pour la transmission orale primitive. Cette facture propre au texte poétique fait que celui-ci est d'abord destiné à être entendu plutôt qu'abordé par la lecture silencieuse.

Placées sous l'égide d'Orphée et d'Apollon musagète, dieu de la beauté et des arts, et associées à la muse Erato, musique et poésie sont également étroitement liées par la recherche de l'harmonie et de la beauté, par le Charme, au sens fort de chant magique. La création poétique hésitera cependant constamment entre l'ordre et l'apaisement apolliniens qu'explicite Euripide dans Alceste : « Ce qui est sauvage, plein de désordre et de querelle, la lyre d'Apollon l'adoucit et l'apaise » et la « fureur dionysiaque » qui renvoie au dieu des extases, des mystères, des dérèglements et des rythmes des forces naturelles que l'on découvre par exemple dans le Dithyrambe de l'Antiquité grecque.

Fonction poétique [modifier]
Article détaillé : fonction poétique.



En linguistique, la poésie est décrite comme un énoncé centré sur la forme du message donc où la fonction poétique est prédominante. Dans la prose l'important est le « signifié », elle a un but « extérieur » (la transmission d'informations) et se définit comme une marche en avant que peut symboliser une flèche et que révèle la racine latine du mot qui signifie « avancer ». En revanche, pour la poésie, l'importance est orientée vers la « forme », vers le signifiant, dans une démarche « réflexive », symbolisée par le « vers » qui montre une progression dans la reprise avec le principe du retour en arrière (le vers se « renverse ») que l'on peut représenter par une spirale.

La poésie ne se définit donc pas par des thèmes particuliers mais par le soin majeur apporté au signifiant pour qu'il démultiplie le signifié : l'enrichissement du matériau linguistique prend en effet en compte autant le travail sur les aspects formels que le poids des mots, allant bien au-delà du sens courant du terme « poésie » qui renvoie simplement à la beauté harmonieuse associée à une certaine sentimentalité. L'expression poétique offre cependant au cours de l'Histoire des orientations variées selon la dominante retenue par le poète.

Le vers [modifier]
La mise en page du texte poétique est traditionnellement fondée sur le principe du retour et de la progression dans la reprise que figure l'utilisation du vers (régulier ou non), même s'il existe des formes métissées comme le poème en prose ou la prose poétique qui reprennent les caractéristiques du texte poétique (d'où leur dénominations) comme l'emploi des images et la recherche de sonorités ou de rythmes particuliers. Ces vers sont souvent regroupés en strophes et parfois organisés dans des poèmes à forme fixe comme le sonnet ou la ballade.


Calligramme ; Guillaume ApollinaireLa poésie métrée utilise des vers définis par le nombre de leurs syllabes comme l'alexandrin français, alors que la poésie scandée joue sur la longueur des pieds (et sur leur nombre) comme dans l'hexamètre dactylique grec et latin, ou sur la place des accents comme dans le pentamètre iambique anglais. Les poètes modernes se libèrent peu à peu de ces règles : par exemple les poètes français introduisent dans la deuxième moitié du XIXe siècle le vers libre puis le verset, et en remettant aussi en cause les conventions classiques de la rime qui disparaît largement au XXe siècle. Des essais graphiques plus marginaux ont été tentés par exemple par Mallarmé (Un coup de dés jamais n'abolira le hasard), Apollinaire (Calligrammes) ou Pierre Reverdy, en cherchant à parler à l'œil et plus seulement à l'oreille, tirant ainsi le poème du côté du tableau.

La musicalité [modifier]
L'origine orale et chantée de la poésie qu'évoquent la lyre d'Orphée ou la flûte d'Apollon marque l'expression poétique qui se préoccupe des rythmes avec le compte des syllabes (vers pairs / vers impairs, « e muet » ...) et le jeu des accents et des pauses (césure, enjambement...). La poésie exploite aussi les sonorités particulièrement avec la rime (retour des mêmes sons à la fin d'au moins deux vers avec pour base la dernière voyelle tonique) et ses combinaisons de genre (rimes masculines ou féminines), de disposition (rimes suivies, croisées ...) et de richesse. Elle utilise aussi les reprises de sons dans un ou plusieurs vers (allitérations et assonances), le jeu du refrain (comme dans la ballade ou le Pont Mirabeau d'Apollinaire) ou la correspondance entre le son et le sens avec les harmonies imitatives (exemple fameux : « Pour qui sont ces serpents... » Racine) ou les rimes sémantiques (automne/monotone).

Le poids des mots [modifier]

Portrait de Mallarmé par Édouard ManetLe poète exploite toutes les ressources de la langue en valorisant aussi les mots par leur rareté et leur nombre limité : on parle parfois de « poésie-télégramme » où chaque mot « coûte » comme dans le sonnet et ses 14 vers ou dans la brièveté extrême du haïku japonais de trois vers. L'enrichissement passe aussi par la recherche de sens rares et de néologismes (par exemple « incanter » dans les Sapins d'Apollinaire, qui, « graves magiciens //Incantent le ciel quand il tonne », ou « aube » associé aux Soleils couchants par Verlaine), par les connotations comme l'Inspiration derrière la figure féminine dans les Pas de Paul Valéry (« Personne pure, ombre divine,/ Qu'ils sont doux, tes pas retenus ! ») ou par des réseaux lexicaux tissés dans le poème comme la religiosité dans Harmonie du soir de Baudelaire. Le poète dispose d'autres ressources encore comme la place dans le vers ou dans le poème (« trou de verdure » dans le premier vers du Dormeur du val de Rimbaud auquel répondent les « deux trous rouges au côté droit » du derniers vers) ou les correspondances avec le rythme et les sonorités (« L'attelage suait, soufflait, était rendu. ... » La Fontaine, Le Coche et la mouche )...

Le poète joue également de la mise en valeur des mots par les figures de style comme les figures d'insistance comme l'accumulation, le parallélisme ou l'anaphore (exemple : « Puisque le juste est dans l'abîme, /Puisqu'on donne le sceptre au crime, / Puisque tous les droits sont trahis, / Puisque les plus fiers restent mornes, /Puisqu'on affiche au coin des bornes / Le déshonneur de mon pays... », Hugo, les Châtiments, II, 5), les figures d'opposition comme le chiasme ou l'oxymore (« le soleil noir de la Mélancolie » Nerval), les ruptures de construction comme l'ellipse ou l'anacoluthe (« Exilé sur le sol au milieu des huées, /Ses ailes de géant l'empêchent de marcher », Baudelaire l'Albatros) et bien sûr les figures de substitution comme la comparaison et la métaphore, (de Ronsard et Du Bellay à Jacques Prévert ou Eugène Guillevic en passant par Hugo, Apollinaire, les surréalistes et bien d'autres). L'emploi de l'image est d'ailleurs repéré comme une des marques de l'expression poétique ; un seul exemple emblématique de métaphore filée en rendra compte : « (Ruth se demandait ...) Quel Dieu, quel moissonneur de l'éternel été / Avait, en s'en allant, négligemment jeté / Cette faucille d'or dans le champ des étoiles », (Victor Hugo, Booz endormi).

Les grandes orientations de la poésie [modifier]

Pierre de Ronsard, peinture de l'École de Blois - XVIe siècleLa définition de genres poétiques a toujours été discutée en débattant de critères formels et/ou de critères de contenu (d'objet) et, par ailleurs, la poésie moderne en faisant éclater les genres traditionnels (poésie lyrique, épique, engagée, spirituelle, narrative, descriptive...) et en devenant une expression totalisante et libre rend encore plus difficile la catégorisation.

Cependant, sans s'enfermer trop dans la terminologie formaliste, on peut observer des « dominantes » clés dans l'expression poétique (Roman Jakobson définissant la dominante comme « l'élément focal d'une œuvre d'art » qui gouverne, détermine et transforme les autres éléments (voir Antoine Compagnon[2]). L'opposition la plus simple se fait entre une orientation vers la forme (orientation « esthétique ») et une orientation vers le contenu (orientation « sémantique »), évidemment sans exclusion de l'autre puisque d'une part il y a sens dès qu'il y a mots et que, d'autre part, il y a expressivité formelle sans cela il n'y aurait pas écriture poétique. Cette dernière orientation multiple et complexe est parfois dite aussi « ontologique » (comme par Olivier Salzar[3]), parce que renvoyant « au sens de l'être considéré simultanément en tant qu'être général, abstrait, essentiel et en tant qu'être singulier, concret, existentiel » (TCF). Son champ très vaste peut à son tour être subdivisé en trois dominantes (définies par le modèle du signe présenté par Karl Bühler : « Le signe fonctionne en tant que tel par ses relations avec l'émetteur, le récepteur et le référent »[4]. Ces trois dominantes, là encore non exclusives, sont la dominante « expressive » ou « émotive » ou lyrique, au sens étroit, tournée vers le moi du poète, la dominante « conative », orientée vers le destinataire que le poète veut atteindre en touchant sa conscience et sa sensibilité comme dans la poésie morale et engagée, et la fonction « référentielle », tournée vers un « objet » extérieur, vers le chant du monde dans des perceptions sensibles, affectives ou culturelles comme dans la célébration ou la poésie épique où le poète rend sensible la démesure des mythes.

Mais ce découpage n'est qu'un éclairage : la poésie, plus que tout autre genre littéraire, pâtit de ces approches des « doctes » alors qu'elle est d'abord la rencontre entre celui qui, par ses mots, dit lui-même et son monde, et celui qui reçoit et partage ce dévoilement. En témoigne par exemple une œuvre inclassable comme les Chants de Maldoror de Lautréamont.

Le poète artiste [modifier]

Portrait de José-Maria de Heredia par Émile LévyLe souci de la forme est bien sûr constant chez les poètes et des règles prosodiques s'élaborent peu à peu aux XVIe et XVIIe siècles (compte du « e muet », diérèse/synérèse, césure, pureté des rimes...). Cette importance accordée au travail poétique passe par les Grands rhétoriqueurs de la fin du XVe siècle puis la Pléiade et les classiques (« Beauté, mon beau souci » dira François de Malherbe), avant de réapparaître au XIXe siècle en réaction aux effusions et aux facilités de la poésie romantique. Les théoriciens et praticiens de l'art pour l'art, partageant la conviction que « l'art vit de contraintes et meurt de liberté », comme le dira au siècle suivant Paul Valéry, défendront les règles traditionnelles (vers syllabique, rimes, poèmes à forme fixes comme le sonnet) avec Théophile Gautier ou les Parnassiens comme Théodore de Banville, Leconte de Lisle ou José-Maria de Heredia. Cette conception esthétique ira même avec Mallarmé jusqu'à un certain hermétisme en cherchant à « donner un sens plus pur aux mots de la tribu » et à relever des défis formels (comme le sonnet en -ixe/-yx de Mallarmé, les Calligrammes d'Apollinaire...) que systématiseront au milieu du XXe siècle les jeux de l'Oulipo et de Raymond Queneau (Cent mille milliards de poèmes), Georges Perec ou Jacques Roubaud.

On peut également, au-delà du paradoxe apparent, rattacher à ce courant poétique qui met l'accent sur la « forme », les démarches d'Henri Michaux dont Le Grand Combat (Qui je fus ?, 1927) est écrit dans une langue inventée faite de suggestion sonore, ou encore les expérimentations « lettristes » d'Isidore Isou. Les impasses de cette poésie coupée de l'âme et parfois très rhétorique seront régulièrement combattues au nom de la souplesse et de la force de la suggestion, par exemple par Paul Verlaine et les poètes symbolistes ou décadentistes de la fin du XIXe siècle, qui revendiqueront une approche moins corsetée de la poésie. Cette conception d'un art libéré des contraintes l'emportera largement au XXe siècle où la poésie deviendra une expression totalisante, au-delà des questions de forme.

Le poète « lyrique » [modifier]

Portrait d" Alphonse de Lamartine par Henri DecaisneSi le mot « poétique » a dans son acception quotidienne le sens d'harmonieux et de sentimental, c'est à l'importance de la poésie lyrique qu'il le doit. Celle-ci, orientée vers le « moi » du poète, doit son nom à la lyre qui a appartenu a Orphée et Apollon et qui, dans l'Antiquité, accompagnait les chants qu'on ne distinguait pas alors de la poésie mais ne doit pas à se limiter à la petite musique personnelle du poète chantant un des thèmes traditionnels et a priori poétiques comme l'amour, la mort, la solitude, l'angoisse existentielle, la nature ou la rêverie. En effet la poésie a su faire entrer la modernité dans le champ poétique y compris dans ses aspects les plus surprenants ou les plus prosaïques (« Une charogne » chez Baudelaire, la ville industrielle chez Verhaeren et le quotidien trivial chez Verlaine dans ces vers de Cythère, dans Les fêtes galantes, « l'Amour comblant tout, hormis / La faim, sorbets et confitures / Nous préservent des courbatures »...). En fait la variété des voix est extrême, avec cependant des courants dominants selon les époques, comme le romantisme et le symbolisme au XIXe siècle ou le surréalisme au XXe siècle.

Les formes évoluent elles-aussi passant par exemple du long poème romantique (À Villequier de Victor Hugo ou les Nuits d'Alfred de Musset) au sonnet régulier de Baudelaire puis aux formes libres des symbolistes et à l'expression jaillissante de l'inconscient avec les Surréalistes avant la spontanéité de l'expression orale de Jacques Prévert dans Paroles par exemple.

La poésie lyrique est pour le poète le canal d'expression privilégiée de sa sensibilité et de sa subjectivité que symbolise le Pélican (Nuit de mai) d'Alfred de Musset. Mais cette poésie va au-delà de la confidence pour exprimer l'humaine condition et Hugo proclame dans la Préface des Contemplations : « Quand je parle de moi, je vous parle de vous ! ». Ce « chant de l'âme », domaine privilégié du « je », auquel adhère cependant le destinataire, s'oppose donc à la poésie descriptive et objective voire rhétorique des Parnassiens ou à la poésie narrative des romans du Moyen Âge et au genre épique qui traite de thèmes héroïques et mythiques avec rythme et couleur ou encore à la poésie d'idées (Lucrèce, Ovide, Voltaire) pour laquelle la forme poétique n'est pas le souci premier.

Le poète prophète, découvreur du monde [modifier]

Rimbaud par Étienne Carjat (1872)L'art de la poésie est aussi traditionnellement associé au « don de poésie », c'est-à-dire à une fonction quasi divine du poète inspiré, en relation avec les Muses et le sacré, à qui revient le rôle de décodeur de l'invisible. C'est la conception de l'Antiquité représentée par Platon qui fait dire à Socrate (dans Ion) à propos des poètes : « Ils parlent en effet, non en vertu d'un art, mais d'une puissance divine ». Au XVIe siècle, la Pléiade reprendra cette perspective et Ronsard écrira ces vers dans son Hymne de l'Automne : « M'inspirant dedans l'âme un don de poësie,/ Que Dieu n'a concédé qu'à l'esprit agité/ Des poignants aiguillons de sa Divinité./ Quand l'homme en est touché, il devient un prophète ») et c'est dans cette lignée que s'inscriront les poètes romantiques et après eux Baudelaire et les poètes symbolistes. Cette fonction particulière du poète trouvera un partisan exemplaire avec Arthur Rimbaud qui dans sa fameuse lettre à Paul Demeny demande au Poète de se faire « voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens » et d'être « vraiment voleur de feu », et de trouver « du nouveau, - idées et formes », en évoquant ailleurs « l'alchimie du verbe » qui doit être l'instrument du poète-découvreur.

Après la Première guerre mondiale et après Apollinaire, défenseur lui aussi de « L'esprit nouveau », les surréalistes, héritiers de cet enthousiasme rimbaldien, confieront à l'image poétique le soin de dépasser le réel et d'ouvrir des « champs magnétiques » novateurs mettant au jour l'inconscient, ce que formulera Louis Aragon dans Le Paysan de Paris en parlant de « l'emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image ».

Dans les années 1950-70, revenant sur cette systématisation de l'image, les poètes s'orienteront davantage vers une poésie-célébration, un chant du monde orphique ou vers une poésie lyrique, chant de l'âme qui fait entendre la voix personnelle des poètes comme celle de Jules Supervielle, René Char ou Yves Bonnefoy.

On peut rattacher à cette veine ce qui est parfois appelé « poésie psychédélique » et qui s'associe à une certaine expression musicale dont l'un des exemples emblématiques serait Jim Morrison aux États-Unis.

Le poète engagé [modifier]

Portrait de Victor Hugo par Léon Bonnat (1879)Cependant, certains Romantiques et particulièrement Victor Hugo feront entrer le poète dans la Cité en lui attribuant un rôle de guide pour le peuple. De prophète, il devient Messie comme l'expose le célèbre « Fonction du poète » (les Rayons et les Ombres, 1840) où Victor Hugo définit le poète comme « le rêveur sacré », élu de Dieu « qui parle à son âme », devenu porteur de lumière et visionnaire, « des temps futurs perçant les ombres ». La poésie engagée des Châtiments, à la fois épique et satirique, sera l'étape suivante pour Victor Hugo qui se posera comme l'Opposant à « Napoléon le petit ». Jehan Rictus témoigne avec sa poésie singulière de la vie des pauvres à la fin du XIXe siècle, contrastant avec le naturalisme distancié de Zola.

Les engagements religieux, (de Charles Péguy par exemple), ou idéologiques retrouveront au XXe siècle comme un lointain héritage de Ronsard (Discours) ou d'Agrippa d'Aubigné avec Louis Aragon, chantre du communisme (Hourra l'Oural, 1934), Paul Claudel, pétainiste en 1941 (Paroles au Maréchal) ou Paul Éluard (Ode à Staline, 1950) ou encore Jacques Prévert et ses positions anarchisantes dans Paroles (1946-1949).

Les poètes de la Négritude, Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor notamment, représentent quant à eux une branche particulière de la poésie francophone du XXe siècle, dont l'engagement et les idées véhiculées, très forts, sont encore assez confidentiels en France. Le premier est le chantre des Antilles, ayant la volonté de « plonger dans la vérité de l'être »[5], hanté par la question du déracinement des descendants d'esclaves (Cahier d'un retour au pays natal). Le second a créé une poésie à vocation universelle ayant l'espérance comme leitmotiv, l'utilisation de la langue française et les références positives à la culture françaises mêlent aux sujets historiques africains qu'il vivifie (Chaka).

Avec L'Honneur des poètes, certains poètes participent à la Résistance en publiant clandestinement des œuvres importantes. C'est le cas de Louis Aragon (Les Yeux d'Elsa, 1942 ; La Diane Française, 1944), de Paul Éluard (Poésie et vérité, 1942 ; Au rendez-vous allemand, 1944), de René Char (Feuillets d'Hypnos, 1946) ou de René-Guy Cadou (Pleine Poitrine, 1946). Les poètes ne seront d'ailleurs pas épargnés par l'extermination nazie : Robert Desnos mourra dans un camp allemand et Max Jacob dans le camp de Drancy. Plus récemment, des chanteurs comme Léo Ferré ou Jean Ferrat, dans la lignée des poètes surréalistes, ont chanté leur engagement.

Une autre forme d'engagement se fait jour au XXe siècle, une poésie contestataire, tant au niveau politique qu'au niveau linguistique. Cet élan, synthétisé sous le nom d'avant-garde, est né avec les Futuristes italiens et russes et le mouvement Dada. Il s'est fondé sur la dénonciation de la liaison entre le pouvoir politique et le langage et s'est développé sous des formes diverses jusqu'à nos jours.

Pour Ferenc Rákóczy (Éoliennes, 2007), la prise de conscience écologique se doit aujourd'hui de passer elle aussi par l'expression poétique, celle-ci étant la seule à même de rendre compte des aspects terrifiants que revêt la destruction de la planète.

Notes et références [modifier]
↑ L'article traitera de notions générales mais, destiné à un lectorat francophone, il prendra ses références dans la poésie de langue française.
↑ Antoine Compagnon [archive]
↑ par Olivier Salzar [archive]
↑ Jakobson [archive]
↑ « plonger dans la vérité de l'être » [archive]
Voir aussi [modifier]
Articles [modifier]
Art poétique
Avant-garde (poésie)
Édition de la poésie en France
Histoire de la poésie française
Lettrisme
Listes de poètes
Métrique (poésie)
Poésie engagée
Poésie dans l'Égypte antique
Poésie sonore
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Sites Web [modifier]
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 07:07

Pet Shop Boys - Go West ( Together ) numéro 4 :)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ensemble


Aidez-nous à rendre plus facile l'ajout d'images sur Wikipédia en répondant à un court sondage de deux minutes ! [Réduire]


Ensemble
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercherEn théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d'objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme l'énonçait son principal initiateur, le mathématicien Georg Cantor : (de) « Unter einer 'Menge' verstehen wir jede Zusammenfassung M von bestimmten wohlunterscheidbaren Objekten M unserer Anschauung oder unseres Denkens (welche die 'Elemente' von M genannt werden) zu einem Ganzen ». Ceci était particulièrement novateur, s'agissant d'ensembles éventuellement infinis (ce sont ces derniers qui intéressaient Cantor).

Ce qui est en jeu au premier chef dans la notion d'ensemble, c'est la relation d'appartenance : un élément appartient à un ensemble. Ce sont les propriétés de cette relation que Zermelo, puis d'autres, ont axiomatisé en théorie des ensembles. Il est assez remarquable que l'on puisse s'en contenter pour une théorie qui peut potentiellement formaliser les mathématiques. Mais ce n'était pas l'intention de Cantor, et il n'avait pas non plus axiomatisé sa théorie.

L'objet de cet article est de donner une approche intuitive de la notion d'ensemble, telle qu'elle est indiquée dans l'article théorie naïve des ensembles.

Sommaire [masquer]
1 Ensembles, éléments et appartenance
2 Égalité de deux ensembles
3 Ensembles finis
4 Définition d'un ensemble en compréhension
5 Autres notations
6 Notes et références
7 Voir aussi
7.1 Articles connexes


Ensembles, éléments et appartenance [modifier]
Un ensemble peut être vu comme une sorte de sac virtuel entourant ses éléments, ce que modélisent bien les diagrammes de Venn. Souvent (ce n'est pas toujours possible), on essaye de le distinguer typographiquement de ses éléments, par exemple en utilisant une lettre latine majuscule, par exemple « E » ou « A », pour représenter l'ensemble, et des minuscules, telles que « x » ou « n », pour ses éléments.

Les éléments peuvent être de n'importe quelle nature : nombres, points géométriques, droites, fonctions, autres ensembles... On donne donc volontiers des exemples d'ensembles en dehors du monde mathématique. Par exemple : lundi est un élément de l'ensemble des jours de la semaine ; une bibliothèque est un ensemble de livres, etc.

Un même objet peut être élément de plusieurs ensembles : 4 est un élément de l'ensemble des nombres entiers, ainsi que de l'ensemble des nombres pairs (forcément entiers). Ces deux derniers ensembles sont infinis, ils ont une infinité d'éléments.

L'appartenance d'un élément, noté par exemple x, à un ensemble, noté par exemple A, s'écrit : .

Cet énoncé peut se lire :

« x appartient à A »,
« x est élément de A »,
« x est dans A »,
« A a pour élément x »,
« A possède x »,
ou parfois « A contient x » (il y a ambiguïté cependant dans ce dernier cas, A contient x peut signifier que x est un sous-ensemble de A, c'est-à-dire que x est un ensemble et que tous ses éléments appartiennent à A, ce qui est très différent de « x appartient à A »).
Le symbole « ∈ », dérive de la lettre grecque ε (epsilon) introduite par Giuseppe Peano dès 1889[1]. Pour Peano « x ε A » se lit « x est un A », par exemple « x ε N » se lit « x est un entier ». Le ε renvoie à l'initiale du mot « est » (en latin, langue de l'article de Peano de 1889 !), en français, ou en italien (« è »). Bertrand Russell reprend les notations de Peano en 1903 dans les Principles of Mathematics[2], ouvrage qui va participer à leur diffusion, et où est utilisée la forme arrondie vieillie[3] du epsilon : « ϵ », en usage dans l'édition mathématique anglo-saxonne.

Comme souvent pour les relations, on barre ce symbole pour indiquer sa négation, la non-appartenance d'un objet à un ensemble :

« » signifie « z n'appartient pas à A ».
Égalité de deux ensembles [modifier]
En mathématiques – et pas seulement en mathématiques d'ailleurs –, on considère que deux objets sont égaux quand ils ont les mêmes propriétés, que l'on ne peut donc les distinguer l'un de l'autre – c'est la définition de l'égalité de Leibniz. Dire quand deux objets sont égaux, c'est-à-dire quand deux expressions désignent en fait le même objet, c'est donc donner une information sur ce que sont ces objets. En théorie des ensembles on décide qu'un ensemble est complètement caractérisé par ses éléments, son extension, alors qu'il peut avoir plusieurs définitions. Par exemple, il n'y a pas lieu de distinguer l'ensemble des entiers différents d'eux-mêmes et l'ensemble des entiers supérieurs à tous les nombres premiers : ces deux ensembles sont tous les deux vides, donc égaux – ils ont bien les mêmes éléments –, même s'ils ont des définitions différentes, et sont vides pour des raisons très différentes.

On dira donc que deux ensembles A et B sont égaux (on le notera comme d'habitude A = B) quand ils ont exactement les mêmes éléments. Cette propriété est connue sous le nom d'extensionnalité :

(Extensionnalité) A = B si et seulement si ∀x( x ∈ A ⇔ x ∈ B )

où « ⇔ » désigne l'équivalence logique. Deux ensembles qui ont les mêmes éléments sont bien identiques : tout ce qui peut être dit de l'un peut être dit de l'autre. Si nous nous représentons les deux ensembles comme des sacs étiquetés chacun par leur nom, s'ils sont égaux, alors il s'agit en fait d'un seul et même sac avec deux étiquettes. Par contre, les propriétés d'un ensemble ne dépendent absolument pas de la nature ou de la forme du sac, seulement de son contenu.

Ainsi un ensemble est complètement déterminé par ses éléments. Quand un ensemble est fini, il est donc possible de le définir en donnant la liste de ses éléments, que l'on note traditionnellement entre accolades. Par exemple l'ensemble auxquels appartiennent les éléments 2, 3, et 5, et seulement ces éléments, est noté {2, 3, 5}. L'ensemble est défini en extension.

Mais on ne peut procéder ainsi en toute généralité, on ne pourrait définir ainsi un ensemble infini. Même si quelques artifices de notation qui ressemblent à la notation en extension sont possibles (voir ci-après), la façon la plus générale de définir un ensemble est de donner une propriété caractéristique des éléments de cet ensemble. Par exemple, on pourra définir l'ensemble des nombres premiers par une propriété caractéristique de ceux-ci : être différent de 1 et avoir pour seuls diviseurs 1 et lui-même. On parle de définition en compréhension[4]. L'ensemble {2, 3, 5} peut être défini en compréhension comme l'ensemble de tous les nombres premiers inférieurs à 6. La définition en extension des ensembles finis peut être vue comme un cas particulier simple de définition en compréhension : par exemple l'ensemble {2, 3, 5} est caractérisé par la propriété, pour un nombre entier, d'être égal à 2 ou à 3 ou à 5.

Ensembles finis [modifier]
Quand on parle d'ensembles finis, c'est en un sens intuitif, sans avoir vraiment défini cette notion. Un ensemble est fini quand on peut compter ses éléments à l'aide d'entiers tous plus petits qu'un entier donné.

Les ensembles finis peuvent être définis en extension, par la liste de leurs éléments, et décrits comme tels ; on place la liste des éléments d'un ensemble entre accolades, comme on l'a déjà vu pour l'ensemble {2, 3, 5}. Par exemple, l'ensemble des jours de la semaine peut être représenté par { lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche }.

La notation d'un ensemble en extension n'est pas unique : un même ensemble peut être noté en extension de façon différentes.

L'ordre des éléments est sans importance, par exemple { 1, 2 } = { 2, 1 }.
La répétition d'éléments entre les accolades ne modifie pas l'ensemble :
toujours avec le même exemple, { 1, 2, 2 } = { 1, 1, 1, 2 } = { 1, 2 }.
À cause de la propriété d'extensionnalité, il n'est pas question de distinguer des ensembles par le nombre de répétitions d'un même élément à ces ensembles : un élément appartient ou n'appartient pas à un ensemble, il ne peut appartenir à un ensemble une, deux, ou trois fois ... On pourrait imposer que la notation se fasse sans répétitions, ce serait assez malcommode dès qu'interviennent des variables : on ne pourrait noter un ensemble en extension sans devoir supposer que ses éléments sont distincts.

Il peut arriver que l'on ait besoin d'ensemble « avec répétition », dans le cas fini, il s'agit plus justement, de suites finies à l'ordre des éléments près, on définit alors la notion de multiensemble fini (qui peut se définir à partir de la notion de suite finie).

Les ensembles réduits à un seul élément sont appelés singletons. Par exemple l'ensemble qui contient pour seul élément 0 est appelé « singleton 0 » et noté {0}. Les ensembles qui ont exactement deux éléments sont appelées paires, la paire des éléments 1 et 2, notée {1,2}, ne doit pas être confondue avec le couple (1,2), qui a un ordre déterminé.

Quand on axiomatise la théorie des ensembles les paires (et singletons) jouent un rôle particulier, voir l'article Axiome de la paire.

Par extensionnalité, il n'y a qu'un seul ensemble sans éléments, l'ensemble vide, que l'on note ∅ ou { }.

Définition d'un ensemble en compréhension [modifier]
Un ensemble peut être défini en compréhension, c'est-à-dire qu'on le définit par une propriété caractéristique parmi les éléments d'un ensemble donné. Ainsi l'ensemble des entiers naturels pairs est clairement défini par compréhension, par la propriété « être pair » parmi les entiers naturels. On peut utiliser la notation d'un ensemble en compréhension[5], par exemple pour l'ensemble des entiers naturels pairs, on écrira ( désignant l'ensemble des entiers naturels) :

.
On définira de la même façon l'ensemble des entiers relatifs compris entre -7 et 23 ( désignant l'ensemble des entiers relatifs):

.
l'ensemble des carrés parfaits non nuls :

.
Pour ce dernier ensemble, on peut adopter une autre notation, plus immédiate :

.
On a donc deux formes de notation :

{x ∈ E | P(x) },
pour « l'ensemble des x de E tels que la condition P(x) est vraie,

{f(x) | x ∈ E et P(x)}
pour l'ensemble des images par f des éléments x de E satisfaisant P[6].

Voici d'autres exemples :

désigne l'ensemble des nombres réels .
désigne l'ensemble des matrices symétriques.
est l'ensemble de tous les entiers pairs
est encore l'ensemble de tous les entiers pairs.
Pour chacune des deux notations, on doit restreindre la compréhension à un ensemble (l'ensemble sur lequel est défini la fonction pour la deuxième notation). Cela peut paraître superflu : pourquoi ne pas prendre n'importe quelle condition ? Mais si c'était le cas on pourrait définir l'ensemble {x | x ∉ x}, ce qui conduit à une contradiction (c'est le paradoxe de Russell). La restriction de la compréhension à un ensemble connu protège contre ce genre de paradoxes (la première notation correspond directement au schéma d'axiomes de compréhension de la théorie de Zermelo, la seconde s'en déduit, en utilisant la définition d'une fonction en théorie des ensembles, dont le graphe est un ensemble de couples). On n'a pas besoin de ce genre de restriction pour introduire (comme au paragraphe précédent) des ensembles finis par la liste de leurs éléments, ou pour introduire des ensembles par des opérations ensemblistes usuelles, comme la réunion, ou l'ensemble des parties d'un ensemble.

On n'a pas dit ce que l'on entendait par « propriété » ou « condition ». Malgré la restriction précédente, on ne peut tout autoriser, sous peine d'autres paradoxes comme le paradoxe de Richard ou le paradoxe de Berry, qui fait intervenir, par exemple, « l'ensemble des entiers naturels définissables en moins de quinze mots français ». Il est nécessaire de préciser le langage dans lequel on peut définir ces conditions. En particulier ce langage doit être défini a priori, et ne peut être étendu qu'à l'aide de définitions qui sont soit de simples abréviations, soit résultent de preuves d'existence et d'unicité.

Autres notations [modifier]
Il existe d'autres notations commodes, en particulier pour les ensembles de nombres, et plus généralement pour les ensembles totalement ordonnés.

On peut utiliser des points de suspension, pour des notations inspirées de la notation en extension pour des ensembles de cardinalité infinie, ou finie mais non déterminée. Par exemple, l'ensemble des entiers naturels peut se noter par : = { 0, 1, 2, 3, ...}. S'il est clair par ailleurs que n désigne un entier naturel, {1, 2, ... , n}, voire {1, ..., n} désigne en général l'ensemble des entiers supérieurs ou égaux à 1 et inférieurs ou égaux à n. De même on peut écrire = { ..., -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3, ...}, ou encore {-n, -n+1, ...., n-1, n}. Quand il y a un procédé itératif simple pour engendrer les éléments de l'ensemble, on peut se risquer à des notations comme {0, 2, 4, 6, ...} pour l'ensemble des entiers naturels pairs etc. On peut bien sûr utiliser ces notations pour des ensembles ayant « beaucoup » d'éléments, {1, 2, ..., 1000} plutôt que d'écrire les mille premiers nombres entiers non nuls, ou encore { 3, 5, ..., 21 } plutôt que { 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21 }.

Toutes ces notations ne sont pas systématiques, ni universelles, et pour les dernières au moins, pas très rigoureuses. On peut encore signaler, la notation, rigoureuse celle-ci, de certains sous-ensembles de la droite réelle, les intervalles.

Par abus de notation, parfois on ne note pas la variable dans la définition en compréhension, mais seulement la propriété. Ainsi on note un ensemble en plaçant entre accolades la nature, ou une propriété caractéristique, des objets qui lui appartiennent. Par exemple la notation {chiens} désigne l'ensemble de tous les chiens ; pour prendre un exemple plus mathématique, on pourrait écrire parfois {pairs} pour l'ensemble des nombres pairs.

Notes et références [modifier]
↑ dans Arithmetices Principia, nova methodo exposita, Turin, Bocca 1889, rep. Opera Scelte vol II ed. cremonese Roma 1958, voir également du même auteur le Formulaire de mathématiques Tome I (1895) disponible sur le site de la BNF [archive]
↑ Cambridge University Press 1903
↑ voir en:epsilon
↑ On parle aussi de définition par intension, par analogie à extension. Cet emploi est notamment fréquent dans le contexte des ontologies et dans celui des modèles relationnels de données en informatique (fondements des bases de données).
↑ qui apparaît sous une forme un peu différente dans les Operazioni della logica Deduttiva (1888) de Peano (voir Opera Scelte vol II, cité ci-dessus) : on trouve « x : [f(x) = 0] » pour « l'ensemble des x tels que f(x) est nul ».
↑ cette notation est si commode qu'elle a été reprise par certains langages de programmation comme python, pour définir cependant des listes, c'est-à-dire des suites finies, plutôt que des ensembles.
Voir aussi [modifier]
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Ensembl
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercherEnsembl est un système bio-informatique d'annotation automatique de génomes. C'est un projet conjoint de l'European Bioinformatics Institute (EBI) et du Wellcome Trust Sanger Institute dont l'idée centrale est d'organiser de vastes champs d'information biologique autour de séquences génomiques.

Sommaire [masquer]
1 Annotation automatique
2 Les différentes facettes d'Ensembl
3 Culture
4 Pour aller plus loin
4.1 Sites
4.2 Références


Annotation automatique [modifier]
Pour chaque génome analysé, Ensembl tente d'identifier par un processus automatique l'ensemble des gènes qu'il contient. Il s'appuie pour cela sur des données de séquences existantes (ARN, protéines), qu'il "raccroche" sur le génome, pour en déduire la structure des gènes.

Sur cette première strate d'annotation, celle de la structure des gènes, Ensembl va ajouter d'autres éléments, parmi lesquels :

Variations communes (polymorphismes)
Eléments régulateurs des gènes
Informations sur les protéines codées par les gènes
Annotations externes, à travers le Distributed Annotation System (DAS)
Gènes similaires d'autres organismes
Maladies génétiques et syndromes cliniques
Les différentes facettes d'Ensembl [modifier]
Ensembl se présente d'abord comme un navigateur de génomes (Genome Browser) permettant d'explorer et de visualiser à différents niveaux les génomes de presque une trentaine d'organismes vivants.

Ensembl est aussi une base de données ouverte dans laquelle on peut librement venir puiser, soit directement, soit à travers une interface de programmation, soit par le système d'interrogation BioMart.

Enfin, Ensembl est une infrastructure logicielle ouverte qui permet de construire différents systèmes organisant des données liées aux séquences génomiques.

Culture [modifier]
Le projet Ensembl est animé par une culture d'ouverture extensive, ce qui se traduit par :

une pluralité de modes d'accès aux données : par le site Web, par téléchargement, par l'interface de programmation
par l'intégration de sources de données externes, en particulier par le système DAS
par l'accès à l'intégralité des programmes sources
par l'existence d'un HelpDesk et de listes de discussion
Pour aller plus loin [modifier]
Sites [modifier]
Ensembl
Vega, base de données d'annotations manuelles, de haute qualité, de génomes de vertébrés
Autres navigateurs de génomes: UCSC Genome Browser, NCBI Map Viewer
Références [modifier]
Ensembl 2007. Nucleic Acids Res. 2007 Jan;35(Database issue):D610-7.
Un ensemble d'articles détaillés a été publié en mai 2004 par la revue Genome Research.
Portail de la biologie Portail de l'informatique
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> Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite.
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> Toutes choses s'enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée et aucune, peut-on dire, n'est étrangère aux autres, car toutes ont été ordonnées ensemble et contribuent ensemble au bel ordre du même monde.
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> Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir.
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 07:02

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Couleur
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher Pour l'article homonyme, voir Charge de couleur.

Quartier de la Boca, Buenos Aires, ArgentineLa couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).

Sommaire [masquer]
1 Perception des couleurs
1.1 Le spectre lumineux
1.2 L'oeil humain
1.3 L'analyse des couleurs
1.4 Apprentissage et culture
1.4.1 Couleurs chaudes et couleurs froides
1.4.2 Le langage des couleurs
2 Origine des couleurs
2.1 Les sources de lumière
2.1.1 incandescence
2.1.2 luminescence
2.2 Les objets eclairés
2.2.1 absorption
2.2.2 diffusion
2.2.3 réfraction
2.2.4 interférences
3 Mesure
3.1 Teinte
3.1.1 Couleurs métamères, une fonction de l'œil
3.2 Valeur
3.3 Saturation
4 Restitution des couleurs
4.1 Synthèse additive
4.2 Synthèse soustractive
4.2.1 Utilisation de pigments
4.2.2 Problèmes en peinture
4.3 Bizarrerie
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes
5.3 Bibliographie
5.4 Références


Perception des couleurs [modifier]
Le spectre lumineux [modifier]

La lumière visible est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l'œil humain. Il n'y a pas de limite exacte au spectre visible : l'œil humain adapté à la lumière possède généralement une sensibilité maximale à la lumière de longueur d'onde d'environ 550 nm, ce qui correspond à une couleur jaune-verte. Généralement, on considère que la réponse de l'œil couvre les longueurs d'ondes de 380 nm à 780 nm bien qu'une gamme de 400 nm à 700 nm soit plus commune. Cette gamme de longueur d'onde est importante pour le monde vivant car des longueurs d'ondes plus courtes que 380 nm endommageraient la structure des molécules organiques tandis que celles plus longues que 720 nm seraient absorbées par l'eau, constituant abondant du vivant[1].

couleur Longueur d'onde (nm) Fréquence (THz) Énergie de photon (eV)
Infrarouge > 780 < 405 < 1.6
rouge ~ 625-740 ~ 480-405 ~ 1.6 - 2.0
orange ~ 590-625 ~ 510-480 ~ 2.0 - 2.1
jaune ~ 565-590 ~ 530-510 ~ 2.1 - 2.2
vert ~ 520-565 ~ 580-530 ~ 2.2 - 2.4
bleu ~ 446-520 ~ 690-580 ~ 2.4 - 2.8
violet ~ 380-446 ~ 790-690 ~ 2.8 - 3.2
ultraviolet < 380 > 790 > 3.3

L'oeil humain [modifier]

Zone de sensibilité des trois cônes en fonction de la longueur d'ondeL'œil est sensible aux radiations électromagnétiques dont la longueur d'onde est comprise entre 400 et 700 nm. La décomposition de la couleur par les systèmes humains en rouge, vert et bleu, est surtout due au fait que ce sont les 3 couleurs auxquelles sont le mieux adaptés les 3 types de cônes qui servent à la réception de la couleur dans l'œil humain :

Les cônes L, sensibles aux ondes longues (700 nm), donc les rouges
Les cônes M, sensibles aux ondes moyennes (546 nm), donc les verts
Les cônes S, sensibles aux ondes courtes (436 nm), donc les bleus
Ces récepteurs sont en fait sensibles à une bande de longueur d'onde correspondant approximativement, conjointement à cet intervalle de 436 nm à 700 nm et, individuellement, à ces valeurs (L, M et C).

Les bâtonnets appartiennent au second type de cellules sensibles de l'oeil humain, spécialisés dans la perception de l'intensité de la lumière; ils ne sont actifs que dans la pénombre (saturés à partir de 500 photons par seconde). Les cônes ne commencent à s'activer qu'à partir de 10 photons par seconde, ce qui explique pourquoi on voit en noir et blanc quand la lumière est faible[2].




L'analyse des couleurs [modifier]
(1/2)▶

L'Échiquier d'Adelson : La teinte grise du carré A est la même que celle du carré B.◀(2/2)

L'Échiquier d'Adelson : La teinte grise du carré A est la même que celle du carré B.Le cerveau interprète les informations transmises par l'œil pour former un tableau cohérent. C'est ce qui lui permet par exemple d'anticiper que deux parties d'un même objet, l'une à l'ombre et l'autre à la lumière, sont de la même couleur.




Apprentissage et culture [modifier]
Les bébés ont une vision précoce et latéralisée de la couleur, contrôlée par l'oeil gauche dans la prime enfance, puis chez l'enfant plus grand et chez l'adulte, par l'œil droit[3], c'est-à-dire dans l'hémisphère gauche du cerveau, où est également située l'aire du langage. Les scientifiques ont aussi montré que l'acuité de perception des couleurs est augmentée dans les groupes ethniques disposant d'une langue riche en mots décrivant les nuances colorées[réf. souhaitée]. De même les nuances sont détectées plus rapidement quand les mots pour les décrire existent dans la langue (nuances de bleu, clair ou foncé PNiS, 2006)

Couleurs chaudes et couleurs froides [modifier]
Si nous séparons en deux moitiés le cercle chromatique entre vert-jaune et rouge-violet, nous voyons s'opposer, d'un côté, les couleurs chaudes (du jaune au rouge), de l'autre, les couleurs froides (du violet au vert). Les couleurs qui expriment le mieux les sensations de chaud et de froid sont respectivement le rouge et le bleu. Bien qu'un vert soit considéré comme froid avec le violet, la température se réchauffe si on ajoute du jaune au vert ou du rouge au violet. À l'inverse, quoique chaud, le rouge vire, petit à petit, au froid pour rejoindre le violet quand on lui ajoute du bleu.

On constate que, pour le physicien ou le photographe, la température de couleur est plus élevée pour un bleu que pour un rouge.

Le langage des couleurs [modifier]

Crayons de couleursÀ chaque couleur des caractéristiques ont été attribuées, voire des propriétés. Le langage des couleurs n'est cependant pas universel et change selon les époques.

Dans certaines langues[réf. nécessaire], plusieurs noms peuvent être donnés à une même couleur en fonction du contexte, dans d'autres, on symbolise couramment un ensemble de couleurs par un nom générique : par exemple, les Inuits disposent de 17 mots pour désigner le blanc alors que les Bretons utilisent le même mot pour le vert et le bleu, comme les Islandais, et ont aussi des adjectifs pour désigner les diverses couleurs de la mer et du ciel (teintes du gris-bleu au vert-lichen, à diverses intensités).

Exemples :

Le rouge est-il rouge, est-il orangé, vermillon, carmin ou magenta ? (les tapissiers disposent de 500 références de rouge distinctes)
Le bleu est-il bleu marine, outremer, de cobalt, clair ou cyan ?
Par ailleurs, la symbolique des couleurs semble porter des invariants profonds[4] en même temps qu'elle varie au niveau superficiel selon les cultures. Par exemple, le blanc représente la pureté en Occident et le deuil en Asie. Mais ce qui semble contradictoire est en réalité identique, en effet le deuil en Asie est vécu comme une étape d'accès à la pureté[réf. nécessaire], ce qui renvoie le blanc à la même exigence de pureté tant en orient qu'en occident.

En France, la couleur du deuil est souvent associé au noir. Toutefois, le blanc a aussi été une couleur de deuil, notamment celle des reines de France (cf. par ex. Marie Stuart).

Se marier en blanc pour évoquer la pureté virginale ne remonte qu'à la fin du XVIIIe siècle : auparavant, l'épouse se devait de porter sa plus belle robe et pendant plusieurs siècles, pour la classe paysanne européenne, cette robe était rouge, couleur de la joie, de la fête et du plaisir, mais surtout la couleur qui tenait le mieux avec les teintures de l'époque.

La couleur est un des sujets de préoccupation importants de la sémiotique visuelle.

Origine des couleurs [modifier]
Les sources de lumière [modifier]
incandescence [modifier]
L'incandescence est une émission de lumière due à la chaleur : la flamme d'une bougie, le métal en fusion, un charbon ardent, le Soleil... La couleur dépend de la température. La couleur blanche est définie par le rayonnement d'un corps noir.

luminescence [modifier]
La luminescence est la propriété de certain corps d' émettre des photons sans changement de température : diodes électroluminescentes, tubes fluorescents, lucioles, écran cathodique

Les objets eclairés [modifier]
Un objet éclairé peut modifier la lumière reçue par plusieurs moyens.

absorption [modifier]
De nombreuses substances absorbent certaines longueurs d'ondes ; par exemple la couleur des carottes est due au carotène, une molécule qui absorbe les longueurs d'ondes entre le violet et le vert. L'énergie absorbée est généralement restituée sous forme de chaleur (de rayonnement infrarouge invisible à l'œil), ce qui explique par exemple qu'un objet noir sera plus chaud au soleil qu'un objet blanc. Il existe aussi des objets qui sont capables#REDIRECTION[[]] de réémettre le rayonnement absorbé dans le spectre visible (par exemple le rubis). Ce mécanisme de réémission explique aussi les couleurs fluo : ces pigments absorbent le rayonnement ultraviolet et le réémettent sous forme de lumière visible, donnant une couleur qui semble plus lumineuse que la couleur pure associée.

diffusion [modifier]

La diffusion provoque à la fois le bleu du ciel et le blanc des nuagesLa diffusion est le phénomène par lequel un rayonnement, comme la lumière est dévié dans de multiples directions par une interaction avec d'autres objets.

La diffusion Rayleigh intervient quand la taille des particule est petite, inférieure à quelques dizaines de nanomètres. L'intensité diffusée est inversement proportionnel à la puissance quatrième de la longueur d'onde : le bleu (400 nm) est plus diffusé que le rouge (700nm). L'effet des molécules d'oxygène et d'azote de l'atmosphère terrestre provoque ainsi la couleur du ciel et des couchers de soleil.

Quand les particules sont plus grandes elles provoquent une diffusion de Mie qui touche de manière uniforme toutes les fréquences lumineuses. C'est ainsi que la vapeur d'eau provoque la couleur blanc-gris des nuages ou du brouillard[5].

réfraction [modifier]
Ce mécanisme décompose une lumière blanche dans ses différentes composantes pour former par exemple les arc-en-ciel que l'on voit dans la nature ou à travers un prisme. La réfraction est un phénomène de déviation d'une onde lorsque sa vitesse change entre deux milieux. Généralement l'indice de réfraction augmente quand la longueur d'onde diminue, les violets sont donc plus déviés que les rouges.

interférences [modifier]
Les irisations d'une bulle de savon ou d'un film d'huile à la surface d'une flaque, ou encore les couleurs à la surface d'un disque compact provient d'un phénomènes d'interférence.

Mesure [modifier]

IT8.7/1 Target de l'entreprise LaserSoft ImagingIl importe de ne jamais confondre couleur, notion perceptive, et longueur d'onde, notion physique. L'arc-en-ciel étant le spectre des longueurs d'ondes monochromatiques, ne comporte qu'un faible sous-ensemble des couleurs visibles par l'œil humain (mais a contrario contient des longueurs d'ondes invisibles à l'œil humain). Le rose, par exemple, n'y figure pas : il s'agit d'un panachage que ne peut restituer aucune longueur d'onde monochromatique. Le rose est en effet constitué par l'accumulation de plusieurs ondes monochromatiques.

Comme on l'a vu l'œil humain comporte trois récepteurs de la couleur, respectivement sensibles au rouge, au vert et au bleu. Une couleur peut donc être définie par trois composantes. On peut utiliser le taux de rouge, de vert et de bleu, ce qui correspond au système Rouge vert bleu (RVB) (ou en anglais Red Green Blue (RGB)). Il est utilisé par exemple en informatique mais reste éloigné de notre perception naturelle des couleurs.

L'ensemble des couleurs est défini, actuellement, très souvent par ses trois caractéristiques de teinte, valeur et saturation. Le système CIE Lab a tendance à le remplacer dans les systèmes colorimétriques avancés. Sur le cercle chromatique, on trouve : des couleurs complémentaires, des tons chauds et froids, des couleurs dites secondaires, des couleurs primaires, et des valeurs (blanc et noir).

La différence entre deux couleurs pour l'œil humain, peut varier d'un individu à l'autre, et parfois même très légèrement entre les deux yeux d'une même personne (on peut alors s'en rendre compte par clignement). Une différence, qui ne paraît pas évidente pour la majorité des gens pourra paraître nulle pour quelqu'un atteint de daltonisme ou au contraire énorme pour quelqu'un qui est habitué à composer des couleurs tous les jours, comme un peintre ou un imprimeur. À titre indicatif, les tapissiers distinguent cinq cents nuances de rouge.[réf. nécessaire]

En synthèse soustractive, des couleurs paraissant identiques à deux personnes sous un blanc d'une température donnée (par exemple lumière du jour) pourront leur paraître différentes sous un blanc d'une autre température. Pour cette raison, le système que l'on espérait universel du cube de Hicketier, et qui aurait associé à chaque couleur un numéro unique, n'a pas eu de suite.

Cela pose donc des problèmes de référence, qui servirait à vérifier une certaine équivalence, entre deux couleurs différenciées par leur support et médium. La colorimétrie tente donc de résoudre ces différents problèmes. On trouve notamment dans le système CIE L*a*b* la notion de Delta E la différence entre deux couleurs (Lab 1 et Lab 2).

Le fait qu'on peut mesurer les valeurs d'une couleur et les donner en chiffres permet de recevoir des couleurs fidèles pendant une numérisation ou la retouche digitale. Il y a des logiciels qui sont spécialisés à transformer ces valeurs à l'aide d'un target IT8 en un profil particulier - un Profil ICC. Ces profils sont utilisés par des logiciel pour la gestion de couleurs et permettent une visualisation et reproduction fidèle. L'association EDP décerne un prix pour le meilleur logiciel dans le domaine de gestion de couleurs annuellement. 2007 i1iSis de X-Rite a reçu le prix ; 2008 c'était SilverFast de LaserSoft Imaging.

Teinte [modifier]

spectreOn nomme « teinte » la ou les fréquences engendrant l'impression chromatique. En situation non expérimentale, plusieurs fréquences coexistent toujours, mais elles ont pour résultante une dominante chromatique.

Le spectre lumineux se décompose en un dégradé de couleurs allant du violet au rouge. Ainsi, l'œil humain est le plus souvent incapable de distinguer un jaune monochromatique (une seule longueur d'onde) d'une composition correspondante de vert et de rouge. Cette illusion permet d'afficher du jaune sur nos écrans d'ordinateur alors que ceux-ci ne contiennent que des diodes rouges, vertes et bleue. De même une lumière blanche dont on aurait atténué certaine ondes dans les violets et les bleus paraîtra jaune.

L'ensemble des fréquences des ondes lumineuses forme le spectre des teintes (souvent appelé spectre des couleurs) allant des infrarouges aux ultraviolets.

Quand on mélange les deux extrémités du spectre (le violet et le rouge) on n'obtient pas la couleur à mi distance (le vert) mais une nouvelle couleur ( le magenta ). On ajoute ces diverses combinaisons de violet et de rouge au spectre pour obtenir l'ensemble des teintes.

Couleurs métamères, une fonction de l'œil [modifier]
Comment peut-on concilier les deux phénomènes exposés plus haut ? D'un côté, l'étude de la décomposition de la lumière nous apprend que les couleurs pures sont monochromatiques, que le vert a sa longueur d'onde caractéristique, le bleu a une autre longueur d'onde caractéristique, et le jaune, une autre encore. D'un autre côté, le mélange additif de deux couleurs telles que le vert et le rouge en produit une troisième, le jaune. Est-ce que les longueurs d'onde sont modifiées ? Non, pas du tout.

Pour expliquer la sensation produite par le mélange, il faut faire appel à la physiologie de l'œil. Les cellules sensibles de la rétine, les cônes, transforment tout rayonnement de lumière visible en trois impulsions nerveuses de valeurs variables qui sont acheminées vers le cerveau. Même une lumière monochromatique comme le vert est de cette façon codée par ses 3 valeurs.

Or il se trouve que la rétine est incapable de faire la différence entre la lumière monochromatique jaune et la somme des deux lumières verte et rouge, car ses cônes sont excités de la même façon, et envoient les 3 mêmes impulsions nerveuses dans les deux cas [6].

Autrement dit, physiquement les deux lumières sont différentes, car leur composition spectrale est différente. Par contre, l'impression pour l'œil est la même.

Des ensembles lumineux de composition spectrale différente qui produisent la même impression colorée sur l'œil sont appelés couleurs métamères.

Valeur [modifier]
On nomme « valeur » l'amplitude lumineuse définissant la couleur ; plus elle est proche du noir, plus la valeur est basse. Il n'y a que deux valeurs. Le blanc et le noir. Les gris, qui sont des teintes du blanc et du noir, sont cependant des couleurs, et non des valeurs.

Les « gris » sont des valeurs particulières sur l'axe noir-blanc. Il s'agit toujours d'un mélange (en synthèse additive) d'égale proportion et avec la même valeur des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. En synthèse soustractive les trois couleurs sont le cyan, le jaune et le magenta. Pour obtenir un gris, les valeurs de cyan, magenta et jaune ne sont pas en égale proportion.

Chacun des gris peut être considéré comme une couleur dépourvue de teinte ; le noir et le blanc sont des gris extrêmes. Le noir est un gris de valeur nulle et correspond à l'absence de toute lumière (aucune lumière n'est reçue par l'œil). Le blanc est un gris de valeur maximale et peut être considéré comme une plénitude de couleurs (l'ensemble des fréquences d'onde lumineuse est reçu par l'œil avec une valeur maximale). Notons qu'en toute rigueur, il n'existe pas un blanc, mais une infinité de blancs, dont chacun se caractérise par sa température de couleur : en photographie-couleurs et en vidéo, on distingue couramment le blanc à environ 2 800 K (kelvins) d'une lampe à incandescence classique, le 3 200 K d'une lampe photoflood au tungstène, le 5 200 K d'une lampe à arc et le 6 500 K d'un flash électronique ou du Soleil.

Saturation [modifier]
On nomme « saturation » la vivacité (la pureté) d'une couleur, et par opposition, on appelle désaturation, son mélange, plus ou moins important, avec un gris de même valeur.

Restitution des couleurs [modifier]

Compte-filsLe seul procédé connu de restitution intégrale des couleurs, c'est-à-dire fixant le panachage réel des longueurs d'onde de départ et non sa simple projection sur un nombre limité d'axes de teinte, est la photographie interférentielle de Lippmann (1891), onéreux et de mise en œuvre aussi contraignante que l'holographie, car fonctionnant lui aussi sur le principe des interférences. Les procédés polychromes (trichromes, quadrichromes, hexachromes...) lui sont donc préférés.

Le calcul soustractif des couleurs (ou synthèse soustractive) est le calcul fait par retrait de certaines longueurs d'onde de la lumière, et donc sur ce qui n'est pas source de lumière.

Par exemple, l'herbe ou les feuilles des arbres nous paraissent vertes, car elles absorbent le bleu et le rouge. Ce sont ces ondes qu'elles utilisent dans la photosynthèse.

Le calcul additif des couleurs (ou synthèse additive) est le calcul fait par addition des longueurs d'onde de sources lumineuses.

Par exemple, Si les deux composantes verte et rouge d'un moniteur d'ordinateur sont allumées, les couleurs des phosphores associés (juxtaposés) se superposent en raison de la mauvaise résolution de l'œil, et on obtient une couleur jaune, qui se résout à nouveau en vert et rouge si on regarde cette zone de l'écran à travers un compte-fils ou par réflexion sur un cédérom. Il est facile d'expérimenter cela avec les réglages des couleurs du bureau de votre ordinateur (s'il n'est pas monochrome). La synthèse du marron demande sensiblement plus d'essais (conseil : expérimentez en partant du violet, aussi contre-intuitif que cela paraisse).

Synthèse additive [modifier]
Article détaillé : synthèse additive.

Mélange de couleur par additionLe principe de la synthèse additive des couleurs consiste à s'efforcer de reconstituer, pour un œil humain, l'équivalent (l'apparence) de toute couleur visible, par l'addition, selon des proportions bien choisies, de lumières provenant de trois sources monochromatiques (par exemple des spots) dont les longueurs d'onde sont choisies une fois pour toutes pour répondre au mieux à cet objectif.

En observant l'arc-en-ciel, on peut voir que les gouttelettes de pluie, dans le lointain, décomposent la lumière en six couleurs, comme le feraient des prismes.

Newton reproduisit ce phénomène en décomposant la lumière solaire grâce à un prisme optique (un prisme droit en verre à base triangulaire). Il réussit à décomposer la lumière blanche en toutes les différentes couleurs du spectre.

Le physicien Young fit le contraire de Newton. Il recomposa la lumière. Il fit converger les six couleurs du spectre et obtint la lumière blanche. Il alla même plus loin en démontrant que les six couleurs du spectre pouvaient être réduites à trois. C'est-à-dire qu'il pouvait recomposer la lumière blanche avec ces trois couleurs. Il démontra aussi qu'en les mélangeant deux par deux, il pouvait obtenir les autres.

Et c'est ainsi qu'on différencia les couleurs primaires des secondaires.

Ce système de mélange de lumières signifie que plus on ajoute de couleurs plus on obtient de clarté. Par exemple, le vert et le rouge donnent le jaune indéniablement plus clair. On parle dans ce cas de système additif.

Les trois longueurs d'onde optimales, que l'on appelle couleurs primaires répondent à deux critères :

les teintes doivent correspondre autant que possible aux longueurs d'onde auxquelles les cônes sont le plus sensibles (c'est le cas du vert et du bleu)
les longueurs d'ondes doivent activer de manière spécifique certains cônes (cas du rouge)
Les trois couleurs primaires sont les suivantes :

rouge primaire ;
vert primaire ;
bleu primaire.
Il existe bien d'autres systèmes liés au RVB qui sont issus des travaux de la Commission Internationale de l'Éclairage. Le système de base est le CIE XYZ, d'où l'on déduit le CIE xyY qui sépare la luminance et la chrominance. Ce dernier a donné naissance à de nombreux systèmes pratiques dont le plus utilisé est sans doute le CIE Lab qui comporte le jaune en plus du rouge, du vert et du bleu.

Le système RVB peut aussi, de façon équivalente, être exprimé selon trois autres composantes qui sont la teinte, la valeur et la saturation et correspondent en français au système TSL (Teinte, Saturation et Luminosité ou valeur) et en anglais au système HSL (d'après les trois mots anglais Hue, Saturation et Lightness).

Il existe des formules mathématiques permettant de passer des trois composantes RVB aux trois composantes TSL (et inversement).

On nomme lumières de couleurs fondamentales (parfois appelées couleurs secondaires) les lumières de couleurs saturées obtenues en mélangeant deux à deux et en parts égales les lumières de couleurs primaires.

Les couleurs complémentaires sont les couleurs qui, combinées, contiennent toutes les couleurs du spectre et aucune en commun.

Les trois couleurs secondaires dans le système additif sont :

cyan (lumières verte et bleue, complémentaire de la rouge) ;
magenta (lumières rouge et bleue, complémentaire de la verte) ;
jaune (lumières verte et rouge, complémentaire de la bleue).
qui sont en fait les couleurs primaires du système soustractif et donnent le système CMJ (en anglais CMY ou YMC).

Lorsqu'on mélange plus de deux primaires, on désature la couleur. Elle perd donc en saturation et gagne en valeur, pour se rapprocher du blanc.

Synthèse soustractive [modifier]
Article détaillé : Synthèse soustractive.

Mélange de couleur par soustractionEn imprimerie-couleurs, en peinture et dans l'art du vitrail, il ne peut être question d'additionner des couleurs par mélange de lumière, mais plutôt de couleurs pigments.

Tous les corps opaques, quand ils sont éclairés, réfléchissent une partie ou toute la lumière qu'ils reçoivent et absorbent le reste. On peut donc obtenir les couleurs du spectre soit en mélangeant des pigments soit en filtrant une partie du spectre qui éclaire l'objet.

Les pigments qui se mélangent absorbent de plus en plus de lumière et deviennent de plus en plus sombres. Par exemple le jaune et le magenta donnent le rouge-orangé.

On parle dans ce cas de synthèse soustractive. Et dans ce cas les couleurs primaires, appelées aussi couleurs fondamentales associées pour les différencier des couleurs primaires du système additif car elles correspondent aux couleurs secondaires appelées aussi couleurs complémentaires du système additif.

cyan fondamentale ;
magenta fondamentale ;
jaune fondamentale.
donne le système CMJ (en anglais CMY ou YMC).

En théorie, et si nous disposions de pigments parfaits, l'utilisation des trois fondamentales permettrait d'obtenir :

le bleu en mélangeant le cyan et le magenta ;
le vert en mélangeant le cyan et le jaune ;
le rouge en mélangeant le magenta et le jaune.
Dans la pratique, la synthèse soustractive à partir des colorants courants ne permet pas d'obtenir l'ensemble des couleurs visibles par l'œil humain. De plus, même des colorants parfaits continueraient à poser problème car ils s'additionnent souvent en une réaction chimique qui altère la couleur finale.

En effet, lorsque l'on mélange deux matériaux colorés, on en obtient bien la teinte désirée, mais celle-ci perd en vivacité, et l'ajout de blanc pour compenser cette perte n'est pas satisfaisant car le blanc désature la teinte et ne permet donc pas d'obtenir la valeur recherchée. C'est pour cette raison que plusieurs imprimantes à jet d'encre ajoutent deux teintes pastel aux trois fondamentales afin d'obtenir un meilleur rendu. L'ajout de ces teintes pastel (variant de 2 à 5 teintes) permet aussi de diminuer la perception des points d'encre (ou de trame) dans les zones claires.

Enfin, un noir obtenu par le mélange des trois fondamentales serait de densité supérieure, permettrait d'obtenir plus de détails, mais c'est à la fois coûteux (mélange de trois encres chères) et de qualité douteuse si la proportion de mélange des encres (pour obtenir la neutralité, c'est-à-dire un gris composé de CMJ) est inexacte (car la superposition n'en est jamais parfaite, ni l'opacité. De plus, des valeurs égales de cyan, magenta et de jaune ne donnent pas de noir. La couleur noire est ajoutée pour compenser la neutralité du mélange CMJ.). En imprimerie, on utilise donc toujours au moins le noir comme quatrième couleur, ce qui correspond à la quadrichromie, utilisée pour tout ce qui s'imprime en couleur.

Ajoutons qu'en impression de grandes surfaces (affiches, par exemple), la technique des trames d'impression permet de contourner la question : en effet, si on examine une affiche de près, on se rend compte que les couleurs s'y juxtaposent bien plus souvent qu'elles ne s'y superposent. On retrouve alors quelque chose de très semblable... à de la synthèse additive.

Utilisation de pigments [modifier]
Lors de l'utilisation de pigments, il est possible d'utiliser un nombre plus importants de couleurs de base, car même si les cyans, magentas et jaunes sont très vifs, ils perdent de leur vivacité en se mélangeant. Les choix sont nombreux (jaune cadmium, jaune d'or, Ocre jaune clair, Bleu céruléum, Bleu royal, Indigo, Rouge Carmin pour les primaires et Rouge vermillon, Bleu Outremer, Bleu de cobalt, Vert émeraude, Vert de Sèvres pour les secondaires à titre d'exemple).

Problèmes en peinture [modifier]
Un problème qui peut surgir est celui de la stabilité chimique des pigments. Parfois, le mélange d'un pigment et d'un autre produit un composé d'une couleur différente, altérant le résultat. La cinétique de la réaction chimique peut empêcher de se rendre compte immédiatement du problème : par exemple, on peut mélanger du blanc et du rouge pour obtenir un rose, et les deux pigments réagissent en quelques mois pour former un composé noir qui gâche le tableau. D'où l'importance de la chimie dans le choix des couleurs.

Bizarrerie [modifier]
L'un des 500 brevets déposés par Edwin H. Land, créateur de la photographie instantanée Polaroïd concerne un procédé simplifié de restitution de tout le spectre[7],[8] à partir de seulement deux couleurs de base, ce qui va à l'encontre des connaissances modernes sur le mécanisme de la vision. Ce brevet, à la différence de beaucoup d'autres inventions de Land, n'a débouché en pratique sur aucune réalisation.

Voir aussi [modifier]

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur les couleurs.

Articles connexes [modifier]
Liste de couleurs
Articles relatifs à la couleur et aux différentes couleurs
Couleurs primaires
Couleur complémentaire
Polychrome
Disque de Newton
Noms et adjectifs de couleurs
Petite introduction à la couleur
Codage informatique des couleurs
Couleurs du blason
Nuancier dont Nuancier de Munsell
Gamut
Querelle du coloris (débat qui fit rage au XVIIe siècle)
Système colorimétrique
Dans le domaine de l'astronomie des rayons X :

Couleur molle
Couleur dure
Diagramme couleur-couleur
Divers :

Chromodynamique quantique, où, le mot couleur désigne une propriété de particules élémentaires appelées quarks, qui peuvent être « rouges », « verts » ou « bleus ». Attention, il s'agit là de simples noms arbitraires, mnémotechniques, sans rapport avec la notion physiologique de couleur).
Liens externes [modifier]

Voir « couleur » sur le Wiktionnaire.

Pourpre.com Site consacré à la couleur, sous ses différents aspects.
Dotapea.com Pigments et couleurs .
La nature de la couleur. Une approche progressive de la notion de couleur basée sur la découverte par l'expérience sensorielle
PaintCafe.com. Vocabulaire, symbolique et psychologie de la couleur
Profil Couleur Les profils couleur : traitements informatiques du rendu des couleurs
Sagascience, CNRS : « Les couleurs du temps », http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/couleurs/loupe_couleurs_temps.html
Bibliographie [modifier]
Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur, Éditions du Seuil, 2002. La perception et l'utilisation du bleu dans le monde européen depuis la Grèce antique est le prétexte à présenter l'histoire des couleurs.
Annie Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur. XXe et XXIe siècles, CNRS Éditions, publié par volumes et champs de couleur : Le Bleu (1998, 2004), Le Rouge (2000, 2009), Le Rose (2002), Le Noir (2005), Le Blanc (2008).
Jean-Philippe Lenclos et Dominique Lenclos, Couleur de la France, Géographie de la Couleur. Éditions du Moniteur, 1982
Robert Montchaud : " La Couleur et ses Accords ", Éditions FLEURUS.
Références [modifier]
↑ Neil Campbell, Jane Reece, Biologie, 7e édition, 2007, (ISBN 978-2-7440-7223-9), p. 198.
↑ La vision p143, Robert W. Rodieck ISBN 978-2-7445-0095-4
↑ Anna Franklin, Université du Surrey (Royaume-Uni), citée par Science et Avenir (Avril 2008), p 29 [archive]
↑ cf. notamment Michel Pastoureau, Le Dictionnaire des couleurs de notre temps, Paris, Bonneton, 2004.
↑ http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/couleurs/loupe_diff_lumiere.html [archive]
↑ La nature de la couleur [archive]
↑ Edwin H. Land, « Color Vision and the Natural Image: Part I », Proceedings of the National Academy of Sciences, Vol. 45, No. 1, p. 115-129, janvier 1959.
↑ Edwin H. Land, « Color Vision and the Natural Image: Part II », Proceedings of the National Academy of Sciences, Vol. 45, No. 4, p. 636-644, avril 1959.
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Liste de couleurs
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercherCet article propose une liste de couleurs. Attention toutefois, les noms de couleur n'ont aucune valeur contractuelle, en particulier dans les domaines de l'imprimerie, de la décoration, des arts graphiques...
Chaque profession ayant à traiter les couleurs a développé des systèmes internes qui permettent aux clients et aux prestataires d'utiliser les mêmes codes : Système Pantone dans l'imprimerie, RAL dans la peinture en bâtiment, etc.

En outre, généralement parlant, un nom de couleur désigne une plage de couleur plutôt qu'une teinte précise. De plus, une couleur naturelle ne peut pas toujours être fidèlement retranscrite à l'écran en une couleur simple, du fait des différentes nuances et des mélanges qui peuvent la composer. Les propositions ci-dessous sont donc des approximations plutôt que des valeurs fixes.

Sommaire : Haut - A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Guide de lecture [modifier]
le code RVB sépare les trois composantes (Rouge, Vert, Bleu) (donné en hexadécimal et en décimal)
sur une échelle de 0 à FF en hexadécimal et donc de 0 à 255 inclus en décimal ;
Le code CMJN sépare les quatre composantes (quadrichromie : cyan , magenta , jaune , noir ).
Les données sont en proportions (ex. : [0, 46, 0, 54] = [0 %, 46 %, 0 %, 54 %]) ;
Le code TSL sépare les trois composantes :
l'angle (en degrés) sur le disque chromatique, la saturation et la luminosité (en %).
Liste [modifier]
A [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Abricot # E6 7E 30 230 126 48 0 45 79 10 26 78 55
Absinthe # 7F DD 4C 127 221 76 43 0 66 13 99 68 58
Acajou # 88 42 1D 136 66 29 0 51 79 47 21 65 32
Aigue-marine # 79 F8 F8 121 248 248 51 0 0 3 180 90 72
Aile de corbeau (cheveux) # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Albâtre # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Alezan (chevaux) # A7 67 26 167 103 38 0 38 77 35 30 63 40
Amande # 82 C4 6C 130 196 108 34 0 45 23 105 43 60
Amarante # 91 28 3B 145 40 59 0 72 59 43 349 57 36
Ambre jaune # F0 C3 00 240 195 0 0 19 100 6 49 100 47
Ambre rouge # AD 39 0E 173 57 14 0 67 92 32 16 85 37
Améthyste # 88 4D A7 136 77 167 19 54 0 35 279 37 48
Anthracite # 30 30 30 48 48 48 0 0 0 81 0 0 19
Aquilain (chevaux) # AD 4F 09 173 79 9 0 54 95 32 26 90 36
Ardoise # 5A 5E 6B 90 94 107 16 12 0 58 226 9 39
Argent # CE CE CE 206 206 206 0 0 0 19 0 0 81
Argent (héraldique)[1] # FF FF FF 255 255 255 0 0 0 0 0 0 100
Argile # EF EF EF 239 239 239 0 0 0 6 0 0 94
Asperge # 7B A0 5B 123 160 91 23 0 43 37 92 27 49
Aubergine # 37 00 28 55 0 40 0 100 27 78 316 100 11
Auburn (cheveux) # 9D 3E 0C 157 62 12 0 61 92 38 21 86 33
Aurore # FF CB 60 255 203 96 0 20 62 0 40 100 69
Avocat # 56 82 03 86 130 3 34 0 98 49 81 95 26
Azur # 00 7F FF 0 127 255 100 50 0 0 210 100 50
Azur (héraldique) # 1E 7F CB 30 127 203 85 37 0 20 206 74 46
Azur brume # F0 FF FF 240 255 255 6 0 0 0 180 100 97
Azur clair # 74 D0 F1 116 208 241 52 14 0 5 196 82 70
Azurin # A9 EA FE 169 234 254 33 8 0 0 194 98 83

B [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Baillet (chevaux vieilli) # AE 64 2D 174 100 45 0 43 74 32 26 59 43
Banane # D1 B6 06 209 182 6 0 13 97 18 52 94 42
Basané (teint) # 8B 6C 42 139 108 66 0 22 53 45 35 36 40
Beige # C8 AD 7F 200 173 127 0 14 37 22 38 40 64
Beige clair # F5 F5 DC 245 245 220 0 0 10 4 60 56 92
Beigeasse (péjoratif) # AF A7 7B 175 167 123 0 5 30 31 51 25 58
Beurre # F0 E3 6B 240 227 107 0 5 55 6 54 82 68
Beurre frais # FF F4 8D 255 244 141 0 4 45 0 54 100 78
Bis # 76 6F 64 118 111 100 0 6 15 54 37 8 43
Bis (héraldique) # F1 E2 BE 241 226 190 0 6 21 5 42 65 85
Bisque # FF E4 C4 255 228 196 0 11 23 0 33 100 88
Bistre # 85 6D 4D 133 109 77 0 18 42 48 34 27 41
Bitume # 4E 3D 28 78 61 40 0 22 49 69 33 32 23
Blanc # FF FF FF 255 255 255 0 0 0 0 0 0 100
Blanc cassé # FE FE E2 254 254 226 0 0 11 0 60 93 94
Blanc crème # FD F1 B8 253 241 184 0 5 27 1 50 95 86
Blanc d'argent (pigment) # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Blanc d'Espagne (pigment) # FE FD F0 254 253 240 0 0 6 0 56 88 97
Blanc de céruse (pigment) # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Blanc de Chine # FF FF FF 255 255 255 0 0 0 0 0 0 100
Blanc de lait # FB FC FA 251 252 250 0 0 1 1 90 25 98
Blanc de Meudon # FE FD F0 254 253 240 0 0 6 0 56 88 97
Blanc de plomb # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Blanc de Troyes (pigment) # FE FD F0 254 253 240 0 0 6 0 56 88 97
Blanc de zinc (pigment) # F6 FE FE 246 254 254 3 0 0 0 180 80 98
Blanc lunaire # F4 FE FE 244 254 254 4 0 0 0 180 83 98
Blanc neige # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Blanc-bleu (minéraux) # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Blé # E8 D6 30 232 214 48 0 8 79 9 54 80 55
Blet # 5B 3C 11 91 60 17 0 34 81 64 35 69 21
Bleu acier # 3A 8E BA 58 142 186 69 24 0 27 201 52 48
Bleu primaire # 00 00 FF 0 0 255 100 100 0 0 240 100 50
Bleu ardoise # 68 6F 8C 104 111 140 26 21 0 45 228 15 48
Bleu azur (héraldique) # 1E 7F CB 30 127 203 85 37 0 20 206 74 46
Bleu barbeau # 54 72 AE 84 114 174 52 34 0 32 220 36 51
Bleu bleuet # 54 72 AE 84 114 174 52 34 0 32 220 36 51
Bleu canard # 04 8B 9A 4 139 154 97 10 0 40 186 95 31
Bleu céleste # 26 C4 EC 38 196 236 84 17 0 7 192 84 54
Bleu cérule # 35 7A B7 53 122 183 71 33 0 28 208 55 46
Bleu céruléen # 35 7A B7 53 122 183 71 33 0 28 208 55 46
Bleu charrette # 8E A2 C6 142 162 198 28 18 0 22 219 33 67
Bleu charron # 8E A2 C6 142 162 198 28 18 0 22 219 33 67
Bleu ciel # 77 B5 FE 119 181 254 53 29 0 0 212 99 73
Bleu cobalt (pigment) # 22 42 7C 34 66 124 73 47 0 51 219 57 31
Bleu d'Anvers # 24 44 5C 36 68 92 61 26 0 64 206 44 25
Bleu de Berlin # 24 44 5C 36 68 92 61 26 0 64 206 44 25
Bleu de cobalt (pigment) # 22 42 7C 34 66 124 73 47 0 51 219 57 31
Bleu de France # 31 8C E7 49 140 231 79 39 0 9 210 79 55
Bleu de minuit # 00 33 66 0 51 102 100 50 0 60 210 100 20
Bleu de Prusse (pigment) # 24 44 5C 36 68 92 61 26 0 64 206 44 25
Bleu des mers du sud # 00 CC CB 0 204 203 100 0 0 20 180 100 40
Bleu dragée # DF F2 FF 223 242 255 13 5 0 0 204 100 94
Bleu électrique # 2C 75 FF 44 117 255 83 54 0 0 219 100 59
Bleu France # 31 8C E7 49 140 231 79 39 0 9 210 79 55
Bleu fumée # BB D2 E1 187 210 225 17 7 0 12 204 39 81
Bleu givré # 80 D0 D0 128 208 208 38 0 0 18 180 46 66
Bleu guède # 56 73 9A 86 115 154 44 25 0 40 214 28 47
Bleu hussard # 24 44 5C 36 68 92 61 26 0 64 206 44 25
Bleu Klein # 00 2F A7 00 47 167 100 72 0 35 223 100 33
Bleu lavande # 96 83 EC 150 131 236 36 44 0 7 251 73 72
Bleu Majorelle # 60 50 DC 96 80 220 56 64 0 14 247 67 59
Bleu marine # 03 22 4C 3 34 76 96 55 0 70 215 92 15
Bleu minéral # 24 44 5C 36 68 92 61 26 0 64 206 44 25
Bleu nuit # 0F 05 6B 15 5 107 86 95 0 58 246 91 22
Bleu outremer # 1B 01 9B 27 1 155 83 99 0 39 250 99 31
Bleu paon # 06 77 90 6 119 144 96 17 0 44 191 92 29
Bleu persan # 66 00 FF 102 0 255 60 100 0 0 264 100 50
Bleu pétrole # 1D 48 51 29 72 81 64 11 0 68 190 47 22
Bleu roi # 31 8C E7 49 140 231 79 39 0 9 210 79 55
Bleu roy # 31 8C E7 49 140 231 79 39 0 9 210 79 55
Bleu saphir # 01 31 B4 1 49 180 99 73 0 29 224 99 35
Bleu sarcelle # 00 8E 8E 0 142 142 100 0 0 44 180 100 28
Bleu turquin # 42 5B 8A 66 91 138 52 34 0 46 219 35 40
Bleu turquoise # 25 FD E9 37 253 233 85 0 8 1 174 98 57
Blond vénitien (cheveux) # E7 A8 54 231 168 84 0 27 64 9 34 75 62
Blondeur (cheveux) # E2 BC 74 226 188 116 0 17 49 11 39 65 67
Bordeaux # 6D 07 1A 109 7 26 0 94 76 57 349 88 23
Bourgogne # 6B 0D 0D 107 13 13 0 88 88 58 0 78 24
Bouton d'or # FC DC 12 252 220 18 0 13 93 1 52 98 53
Brique # 84 2E 1B 132 46 27 0 65 80 48 11 66 31
Bronze # 61 4E 1A 97 78 26 0 20 73 62 44 58 24
Brou de noix # 3F 22 04 63 34 4 0 46 94 75 31 88 13
Brun # 5B 3C 11 91 60 17 0 34 81 64 35 69 21
Brun clair # CD 85 3F 205 133 63 0 35 69 20 30 59 53
Bureau # 6B 57 31 107 87 49 0 19 54 58 39 37 31
Byzantin # BD 33 A4 189 51 164 0 73 13 26 311 58 47
Byzantium # 70 29 63 112 41 99 0 63 12 56 311 46 30

C [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Caca d'oie # CD CD 0D 205 205 13 0 0 94 20 60 88 43
Cacao # 61 4B 3A 97 75 58 0 23 40 62 26 25 30
Cachou # 2F 1B 0C 47 27 12 0 43 74 82 26 59 12
Cæruléum # 26 C4 EC 38 196 236 84 17 0 7 192 84 54
Café # 46 2E 01 70 46 1 0 34 99 73 39 97 14
Café au lait # 78 5E 2F 120 94 47 0 22 61 53 39 44 33
Cannelle # 7E 58 35 126 88 53 0 30 58 51 29 41 35
Capucine # FF 5E 4D 255 94 77 0 63 70 0 6 100 65
Caramel # 7E 33 00 126 51 0 0 60 100 51 24 100 25
Carmin # 96 00 18 150 0 24 0 100 84 41 350 100 29
Carnation (héraldique) # FE C3 AC 254 195 172 0 23 32 0 17 98 84
Carné (botanique) # FE C3 AC 254 195 172 0 23 32 0 17 98 84
Carotte # F4 66 1B 244 102 27 0 58 89 4 21 91 53
Cassis # 3A 02 0D 58 2 13 0 97 78 77 348 93 12
Céladon # 83 A6 97 131 166 151 21 0 9 35 154 16 58
Cerise # BB 0B 0B 187 11 11 0 94 94 27 0 89 39
Céruléen # 35 7A B7 53 122 183 71 33 0 28 208 55 46
Chair # FE C3 AC 254 195 172 0 23 32 0 17 98 84
Chamois # D0 C0 7A 208 192 122 0 8 41 18 49 48 65
Champagne # FB F2 B7 251 242 183 0 4 27 2 52 89 85
Charbonneux # 00 00 10 0 0 16 100 100 0 94 240 100 3
Châtaigne # 80 6D 5A 128 109 90 0 15 30 50 30 17 43
Châtain # 8B 6C 42 139 108 66 0 22 53 45 35 36 40
Chaudron # 85 53 0F 133 83 15 0 38 89 48 35 80 29
Chenu (cheveux) # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Chocolat # 5A 3A 22 90 58 34 0 36 62 65 26 45 24
Cinabre # DB 17 02 219 23 2 0 89 99 14 6 98 43
Citron # F7 FF 3C 247 255 60 3 0 76 0 62 100 62
Citrouille # DF 6D 14 223 109 20 0 51 91 13 26 84 48
Clarissimo (cigare) # B9 B2 76 185 178 118 0 4 36 27 54 32 59
Claro (cigare) # 84 5A 3B 132 90 59 0 32 55 48 25 38 37
Claro claro (cigare) # BA 9B 61 186 155 97 0 17 48 27 39 39 55
Colombin (vieilli) # 6A 45 5D 106 69 93 0 35 12 58 321 21 34
Colorado (cigare) # 70 35 16 112 53 22 0 53 80 56 21 67 26
Colorado claro (cigare) # 6A 4B 21 106 75 33 0 29 69 58 35 53 27
Coquelicot # C6 08 00 198 8 0 0 96 100 22 2 100 39
Coquille d'œuf # FD E9 E0 253 233 224 0 8 11 1 19 88 94
Corail # E7 3E 01 231 62 1 0 73 100 9 16 99 45
Cramoisi # 96 00 18 150 0 24 0 100 84 41 350 100 29
Crème # FD F1 B8 253 241 184 0 5 27 1 50 95 86
Cuisse de nymphe # FE E7 F0 254 231 240 0 9 6 0 337 92 95
Cuisse de nymphe émue # FF 69 B4 255 105 180 0 59 29 0 330 100 71
Cuivre # B3 67 00 179 103 0 0 42 100 30 35 100 35
Cyan clair # 2B FA FA 43 250 250 83 0 0 2 180 95 57
Cyan clair secondaire # 00 FF FF 0 255 255 100 0 0 0 180 100 50

D [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Denim # 15 60 BD 21 96 189 89 49 0 26 213 80 41
Dium (IPJ) # 0B 16 16 11 22 22 50 0 0 91 180 33 6
Double claro (cigare) # BA 9B 61 186 155 97 0 17 48 27 39 39 55

E [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Ébène # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Écarlate # ED 00 00 237 0 0 0 100 100 7 0 100 46
Écru # FE FE E0 254 254 224 0 0 12 0 60 94 94
Émeraude # 01 D7 58 1 215 88 100 0 59 16 144 99 42
Étain oxydé # BA BA BA 186 186 186 0 0 0 27 0 0 73
Étain pur # ED ED ED 237 237 237 0 0 0 7 0 0 93

F [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Fauve # AD 4F 09 173 79 9 0 54 95 32 26 90 36
Fer (héraldique) # 84 84 84 132 132 132 0 0 0 48 0 0 52
Feu vif # FF 49 01 255 73 1 0 71 100 0 17 100 50
Feuille morte # 99 51 2B 153 81 43 0 47 72 40 21 56 38
Flave # E6 E6 97 230 230 151 0 0 34 10 60 61 75
Fleur de soufre # FF FF 6B 255 255 107 0 0 58 0 60 100 71
Fraise # BF 30 30 191 48 48 0 75 75 25 0 60 47
Fraise écrasée # A4 24 24 164 36 36 0 78 78 36 0 64 39
Framboise # C7 2C 48 199 44 72 0 78 64 22 349 64 48
Fuchsia # F4 00 A1 244 0 161 0 100 34 4 320 100 48

G [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Garance # EE 10 10 238 16 16 0 93 93 7 0 87 50
Glauque # 64 9B 88 100 155 136 35 0 12 39 159 22 50
Glycine # C9 A0 DC 201 160 220 9 27 0 14 281 46 75
Grège # BB AE 98 187 174 152 0 7 19 27 38 20 66
Grenadine # E9 38 3F 233 56 63 0 76 73 9 358 80 57
Grenat # 6E 0B 14 110 11 20 0 90 82 57 355 82 24
Gris # 60 60 60 96 96 96 0 0 0 62 0 0 38
Gris acier # AF AF AF 175 175 175 0 0 0 31 0 0 69
Gris anthracite # 30 30 30 48 48 48 0 0 0 81 0 0 19
Gris de lin # D2 CA EC 210 202 236 11 14 0 7 254 47 86
Gris de maure # 68 5E 43 104 94 67 0 10 36 59 44 22 34
Gris de Payne # 67 71 79 103 113 121 15 7 0 53 207 8 44
Gris fer # 7F 7F 7F 127 127 127 0 0 0 50 0 0 50
Gris fumée # BB D2 E1 187 210 225 17 7 0 12 204 39 81
Gris perle # CE CE CE 206 206 206 0 0 0 19 0 0 81
Gris plomb # 79 80 81 121 128 129 6 1 0 49 188 3 49
Gris souris # 9E 9E 9E 158 158 158 0 0 0 38 0 0 62
Gris taupe # 46 3F 32 70 63 50 0 10 29 73 39 17 24
Gris tourdille (chevaux) # C1 BF B1 193 191 177 0 1 8 24 53 11 73
Gris tourterelle # BB AC AC 187 172 172 0 8 8 27 0 10 70
Groseille # CF 0A 1D 207 10 29 0 95 86 19 354 91 43
Gueules (héraldique) # E2 13 13 226 19 19 0 92 92 11 0 84 48

H [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Havane # 94 7F 60 148 127 96 0 14 35 42 36 21 48
Héliotrope # DF 73 FF 223 115 255 13 55 0 0 286 100 73
Hoto # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0

I [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Incarnadin # FE 96 A0 254 150 160 0 41 37 0 354 98 79
Incarnat # FF 6F 7D 255 111 125 0 56 51 0 354 100 72
Indigo # 79 1C F8 121 28 248 51 89 0 3 265 94 54
Indigo (teinture) # 2E 00 6C 46 0 108 57 100 0 58 266 100 21
Isabelle (chevaux) # 78 5E 2F 120 94 47 0 22 61 53 39 44 33
Ivoire # FF FF D4 255 255 212 0 0 17 0 60 100 92

J [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Jade # 87 E9 90 135 233 144 42 0 38 9 126 69 72
Jais # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Jaune secondaire # FF FF 00 255 255 0 0 0 100 0 60 100 50
Jaune auréolin # EF D2 42 239 210 66 0 12 72 6 50 84 60
Jaune banane # D1 B6 06 209 182 6 0 13 97 18 52 94 42
Jaune bouton d'or # F6 DC 12 246 220 18 0 11 93 4 53 93 52
Jaune canari # E7 F0 0D 231 240 13 4 0 95 6 62 90 50
Jaune citron # F7 FF 3C 247 255 60 3 0 76 0 62 100 62
Jaune d'or # EF D8 07 239 216 7 0 10 97 6 54 94 48
Jaune de chrome (pigment) # ED FF 0C 237 255 12 7 0 95 0 64 100 52
Jaune de Mars # EE D1 53 238 209 83 0 12 65 7 49 82 63
Jaune de Naples (pigment) # FF F0 BC 255 240 188 0 6 26 0 47 100 87
Jaune fleur de soufre # FF FF 6B 255 255 107 0 0 58 0 60 100 71
Jaune impérial # FF E4 36 255 228 54 0 11 79 0 52 100 61
Jaune maïs # FF DE 75 255 222 117 0 13 54 0 46 100 73
Jaune mimosa # FE F8 6C 254 248 108 0 2 57 0 58 99 71
Jaune moutarde # C7 CF 00 199 207 0 4 0 100 19 62 100 41
Jaune nankin # F7 E2 69 247 226 105 0 9 57 3 51 90 69
Jaune paille # FE E3 47 254 227 71 0 11 72 0 51 99 64
Jaune poussin # F7 E3 5F 247 227 95 0 8 62 3 52 90 67
Jaune soufre # FF FF 6B 255 255 107 0 0 58 0 60 100 71

L [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Lapis-lazuli # 26 61 9C 38 97 156 76 38 0 39 210 61 38
Lavallière (reliure) # 8F 59 22 143 89 34 0 38 76 44 30 62 35
Lavande # 96 83 EC 150 131 236 36 44 0 7 251 73 72
Lie de vin # AC 1E 44 172 30 68 0 83 60 33 344 70 40
Lilas # B6 66 D2 182 102 210 13 51 0 18 284 55 61
Lin # FA F0 E6 250 240 230 0 4 8 2 30 67 94

M [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Maduro (cigare) # 37 2F 25 55 47 37 0 15 33 78 33 20 18
Maduro colorado (cigare) # 5B 3C 11 91 60 17 0 34 81 64 35 69 21
Magenta fushia (encre) # DB 00 73 219 0 115 0 100 47 14 328 100 43
Magenta secondaire # FF 00 FF 255 0 255 0 100 0 0 300 100 50
Magenta foncé # 80 00 80 128 0 128 0 100 0 50 300 100 25
Mauve (héraldique) # 96 55 78 150 85 120 0 43 20 41 328 28 46
Maïs # FF DE 75 255 222 117 0 13 54 0 46 100 73
Malachite # 1F A0 55 31 160 85 81 0 47 37 145 68 37
Mandarine # FE A3 47 254 163 71 0 36 72 0 30 99 64
Marine # 03 22 4C 3 34 76 96 55 0 70 215 92 15
Marron # 58 29 00 88 41 0 0 53 100 65 28 100 17
Mastic # B3 B1 91 179 177 145 0 1 19 30 56 18 64
Mauve # D4 73 D4 212 115 212 0 46 0 17 300 53 64
Melon # DE 98 16 222 152 22 0 32 90 13 39 82 48
Menthe # 16 B8 4E 22 184 78 88 0 58 28 141 79 40
Menthe à l'eau # 54 F9 8D 84 249 141 66 0 43 2 141 93 65
Miel # DA B3 0A 218 179 10 0 18 95 15 49 91 45
Mordoré # 87 59 1A 135 89 26 0 34 81 47 35 68 32
Moreau (chevaux) # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Moutarde # C7 CF 00 199 207 0 4 0 100 19 62 100 41

N [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Nacarat # FC 5D 5D 252 93 93 0 63 63 1 0 96 68
Nankin # F7 E2 69 247 226 105 0 9 57 3 51 90 69
Neige # FE FE FE 254 254 254 0 0 0 0 0 0 100
Noir # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Noir animal # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Noir charbon # 00 00 10 0 0 16 100 100 0 94 240 100 3
Noir d'aniline # 12 0D 16 18 13 22 18 41 0 91 273 26 7
Noir d'encre # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Noir d'ivoire (pigment) # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Noir de carbone (pigment) # 13 0E 0A 19 14 10 0 26 47 93 27 31 6
Noir de fumée (pigment) # 13 0E 0A 19 14 10 0 26 47 93 27 31 6
Noir de jais # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Noiraud (teint , cheveux) # 2F 1E 0E 47 30 14 0 36 70 82 29 54 12
Noisette # 95 56 28 149 86 40 0 42 73 42 25 58 37

O [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Ocre jaune # DF AF 2C 223 175 44 0 22 80 13 44 74 52
Ocre rouge # DD 98 5C 221 152 92 0 31 58 13 28 65 61
Olive # 70 8D 23 112 141 35 21 0 75 45 76 60 35
Opalin # F2 FF FF 242 255 255 5 0 0 0 180 100 97
Or # FF D7 00 255 215 0 0 16 100 0 51 100 50
Orange # ED 7F 10 237 127 16 0 46 93 7 30 87 50
Orange brûlée # CC 55 00 204 85 0 0 58 100 20 25 100 40
Orchidée # DA 70 D6 218 112 214 0 49 2 15 302 59 65
Orpiment # FC D2 1C 252 210 28 0 17 89 1 49 97 55
Orpin de Perse # FC D2 1C 252 210 28 0 17 89 1 49 97 55
Oscuro (cigare) # 29 21 07 41 33 7 0 20 83 84 46 71 9

P [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Paille # FE E3 47 254 227 71 0 11 72 0 51 99 64
Papaye # FF EF D5 255 239 213 0 6 16 0 37 100 92
Papier bulle # ED D3 8C 237 211 140 0 11 41 7 44 73 74
Parme # CF A0 E9 207 160 233 11 31 0 9 279 62 77
Passe-velours # 91 28 3B 145 40 59 0 72 59 43 349 57 36
Pastel # 56 73 9A 86 115 154 44 25 0 40 214 28 47
Pêche # FD BF B7 253 191 183 0 25 28 1 7 95 85
Pelure d'oignon (œnologie) # D5 84 90 213 132 144 0 38 32 16 351 49 68
Pervenche # CC CC FF 204 204 255 20 20 0 0 240 100 90
Pinchard (chevaux vieilli) # CC CC CC 204 204 204 0 0 0 20 0 0 80
Pistache # BE F5 74 190 245 116 22 0 53 4 86 87 71
Platine # FA F0 C5 250 240 197 0 4 21 2 49 84 88
Plomb # 79 80 81 121 128 129 6 1 0 49 188 3 49
Poil de chameau # B6 78 23 182 120 35 0 34 81 29 35 68 43
Ponceau # C6 08 00 198 8 0 0 96 100 22 2 100 39
Pourpre # 9E 0E 40 158 14 64 0 91 59 38 339 84 34
Prasin # 4C A6 6B 76 166 107 54 0 36 35 141 37 47
Prune # 81 14 53 129 20 83 0 84 36 49 325 73 29
Puce # 4E 16 09 78 22 9 0 72 88 69 11 79 17

Q [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Queue-de-renard # 91 28 3B 145 40 59 0 72 59 43 349 57 36
Queue-de-vache clair # C3 B4 70 195 180 112 0 8 43 24 49 41 60
Queue-de-vache foncé # A8 98 74 168 152 116 0 10 31 34 42 23 56

R [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Réglisse # 2D 24 1E 45 36 30 0 20 33 82 24 20 15
Rose # FD 6C 9E 253 108 158 0 57 38 1 339 97 71
Rose balais (minéraux) # C4 69 8F 196 105 143 0 46 27 23 335 44 59
Rose bonbon # F9 42 9E 249 66 158 0 73 37 2 330 94 62
Rose dragée # FE BF D2 254 191 210 0 25 17 0 342 97 87
Rose fuchsia # FD 3F 92 253 63 146 0 75 42 1 334 98 62
Rose Mountbatten # 99 7A 8D 153 122 141 0 20 8 40 323 13 54
Rose thé # FF 86 6A 255 134 106 0 47 58 0 11 100 71
Rose vif # FF 00 7F 255 0 127 0 100 50 0 330 100 50
Rouge Andrinople # A9 11 01 169 17 1 0 90 99 34 6 99 33
Rouge vif # FF 00 00 255 0 0 0 100 100 0 0 100 50
Rouge anglais # F7 23 0C 247 35 12 0 86 95 3 6 94 51
Rouge Bismarck # A5 26 0A 165 38 10 0 77 94 35 11 89 34
Rouge bordeaux # 6D 07 1A 109 7 26 0 94 76 57 349 88 23
Rouge bourgogne # 6B 0D 0D 107 13 13 0 88 88 58 0 78 24
Rouge capucine # FF 5E 4D 255 94 77 0 63 70 0 6 100 65
Rouge cardinal # B8 20 10 184 32 16 0 83 91 28 6 84 39
Rouge carmin # 96 00 18 150 0 24 0 100 84 41 350 100 29
Rouge cerise # BB 0B 0B 187 11 11 0 94 94 27 0 89 39
Rouge cinabre # DB 17 02 219 23 2 0 89 99 14 6 98 43
Rouge coquelicot # C6 08 00 198 8 0 0 96 100 22 2 100 39
Rouge d'alizarine (pigment) # D9 01 15 217 1 21 0 100 90 15 354 99 43
Rouge d'Andrinople # A9 11 01 169 17 1 0 90 99 34 6 99 33
Rouge d'aniline # ED 00 00 237 0 0 0 100 100 7 0 100 46
Rouge de Falun # 80 18 18 128 24 24 0 81 81 50 0 68 30
Rouge de Mars (pigment) # F7 23 0C 247 35 12 0 86 95 3 6 94 51
Rouge écrevisse # BC 20 01 188 32 1 0 83 99 26 10 99 37
Rouge feu # FE 1B 00 254 27 0 0 89 100 0 6 100 50
Rouge fraise # BF 30 30 191 48 48 0 75 75 25 0 60 47
Rouge framboise # C7 2C 48 199 44 72 0 78 64 22 349 64 48
Rouge grenadine # E9 38 3F 233 56 63 0 76 73 9 358 80 57
Rouge grenat # 6E 0B 14 110 11 20 0 90 82 57 355 82 24
Rouge griotte #
Rouge groseille # CF 0A 1D 207 10 29 0 95 86 19 354 91 43
Rouge magenta ou rouge primaire # C7 15 85 199 21 133 0 89 33 22 322 81 43
Rouge ponceau # C6 08 00 198 8 0 0 96 100 22 2 100 39
Rouge sang # 85 06 06 133 6 6 0 95 95 48 0 91 27
Rouge tomate # DE 29 16 222 41 22 0 82 90 13 6 82 48
Rouge tomette # AE 4A 34 174 74 52 0 57 70 32 11 54 44
Rouge turc # A9 11 01 169 17 1 0 90 99 34 6 99 33
Rouge vermillon # DB 17 02 219 23 2 0 89 99 14 6 98 43
Rouille # 98 57 17 152 87 23 0 43 85 40 30 74 34
Roux # AD 4F 09 173 79 9 0 54 95 32 26 90 36

S [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Sable # E0 CD A9 224 205 169 0 8 25 12 39 47 77
Sable (héraldique) # 00 00 00 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0
Safran # F3 D6 17 243 214 23 0 12 91 5 52 90 52
Safre # 01 31 B4 1 49 180 99 73 0 29 224 99 35
Sang de bœuf # 73 08 00 115 8 0 0 93 100 55 4 100 23
Sanguine (héraldique) # 85 06 06 133 6 6 0 95 95 48 0 91 27
Saphir # 01 31 B4 1 49 180 99 73 0 29 224 99 35
Sarcelle # 00 8E 8E 0 142 142 100 0 0 44 180 100 28
Saumon # F8 8E 55 248 142 85 0 43 66 3 21 92 65
Senois (héraldique) # 8D 40 24 141 64 36 0 55 74 45 16 59 35
Sépia # AE 89 64 174 137 100 0 21 43 32 30 31 54
Sinople (héraldique) # 14 94 14 20 148 20 86 0 86 42 120 76 33
Smalt # 00 33 99 0 51 153 100 67 0 40 220 100 30
Smaragdin # 01 D7 58 1 215 88 100 0 59 16 144 99 42
Soufre # FF FF 6B 255 255 107 0 0 58 0 60 100 71
Souris # 9E 9E 9E 158 158 158 0 0 0 38 0 0 62

T [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Tabac # 9F 55 1E 159 85 30 0 47 81 38 26 68 37
Tangerine (couleur) # FF 7F 00 255 127 0 0 50 100 0 30 100 50
Tanné (héraldique) # A7 55 02 167 85 2 0 49 99 35 30 98 33
Taupe # 46 3F 32 70 63 50 0 10 29 73 39 17 24
Terre d'ombre # 92 6D 27 146 109 39 0 25 73 43 39 58 36
Terre de Sienne # 8E 54 34 142 84 52 0 41 63 44 21 46 38
Terre de Sienne brûlée # 96 7C 5C 150 124 92 0 17 39 41 33 24 47
Tomate # DE 29 16 222 41 22 0 82 90 13 6 82 48
Topaze # FA EA 73 250 234 115 0 6 54 2 53 93 72
Tourterelle # BB AC AC 187 172 172 0 8 8 27 0 10 70
Turquoise # 25 FD E9 37 253 233 85 0 8 1 174 98 57

V [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Vanille # E1 CE 9A 225 206 154 0 8 32 12 44 54 74
Ventre de biche # E9 C9 B1 233 201 177 0 14 24 9 26 56 80
Vermeil # FF 09 21 255 9 33 0 96 87 0 354 100 52
Vermillon # DB 17 02 219 23 2 0 89 99 14 6 98 43
Vert absinthe # 7F DD 4C 127 221 76 43 0 66 13 99 68 58
Vert primaire # 00 FF 00 0 255 0 100 0 100 0 120 100 50
Vert amande # 82 C4 6C 130 196 108 34 0 45 23 105 43 60
Vert anis # 9F E8 55 159 232 85 31 0 63 9 90 76 62
Vert avocat # 56 82 03 86 130 3 34 0 98 49 81 95 26
Vert bouteille # 09 6A 09 9 106 9 92 0 92 58 120 84 23
Vert céladon # 83 A6 97 131 166 151 21 0 9 35 154 16 58
Vert chartreuse # C2 F7 32 194 247 50 21 0 80 3 76 92 58
Vert d'eau # B0 F2 B6 176 242 182 27 0 25 5 125 72 82
Vert de chrome ou anglais (pigment) # 18 39 1E 24 57 30 58 0 47 78 131 41 16
Vert de gris # 95 A5 95 149 165 149 10 0 10 35 120 8 62
Vert de Hooker # 1B 4F 08 27 79 8 66 0 90 69 104 82 17
Vert de vessie # 22 78 0F 34 120 15 72 0 88 53 109 78 26
Vert émeraude ou Smaragdin # 01 D7 58 1 215 88 100 0 59 16 144 99 42
Vert épinard # 17 57 32 23 87 50 74 0 43 66 145 58 22
Vert gazon ou herbe # 3A 9D 23 58 157 35 63 0 78 38 109 64 38
Vert impérial # 00 56 1B 0 86 27 100 0 69 66 139 100 17
Vert jade # 87 E9 90 135 233 144 42 0 38 9 126 69 72
Vert kaki # 79 89 33 121 137 51 12 0 63 46 71 46 37
Vert lichen # 85 C1 7E 133 193 126 31 0 35 24 114 35 63
Vert lime # 9E FD 38 158 253 56 38 0 78 1 89 98 61
Vert malachite # 1F A0 55 31 160 85 81 0 47 37 145 68 37
Vert mélèze # 38 6F 48 56 111 72 50 0 35 56 137 33 33
Vert menthe # 16 B8 4E 22 184 78 88 0 58 28 141 79 40
Vert menthe à l'eau # 54 F9 8D 84 249 141 66 0 43 2 141 93 65
Vert militaire # 59 66 43 89 102 67 13 0 34 60 82 21 33
Vert mousse # 67 9F 5A 103 159 90 35 0 43 38 109 28 49
Vert olive # 70 8D 23 112 141 35 21 0 75 45 76 60 35
Vert opaline # 97 DF C6 151 223 198 32 0 11 13 159 53 73
Vert perroquet # 3A F2 4B 58 242 75 76 0 69 5 126 88 59
Vert pin # 01 79 6F 1 121 111 99 0 8 53 175 98 24
Vert pistache # BE F5 74 190 245 116 22 0 53 4 86 87 71
Vert poireau ou prasin # 4C A6 6B 76 166 107 54 0 36 35 141 37 47
Vert pomme # 34 C9 24 52 201 36 74 0 82 21 114 70 46
Vert prairie # 57 D5 3B 87 213 59 59 0 72 16 109 65 53
Vert printemps # 00 FE 7E 0 254 126 100 0 50 0 150 100 50
Vert sapin # 09 52 28 9 82 40 89 0 51 68 145 80 18
Vert sauge # 68 9D 71 104 157 113 34 0 28 38 130 21 51
Vert tilleul # A5 D1 52 165 209 82 21 0 61 18 81 58 57
Vert turquoise # 1F FE D8 31 254 216 88 0 15 0 170 99 56
Vert Véronèse (pigment) # 5A 65 21 90 101 33 11 0 67 60 70 51 26
Violet # 66 00 99 102 0 153 33 100 0 40 280 100 30
Violet d'évêque # 72 3E 64 114 62 100 0 46 12 55 316 30 35
Violine # A1 06 84 161 6 132 0 96 18 37 311 93 33
Viride # 40 82 6D 64 130 109 51 0 16 49 161 34 38

Z [modifier]
nom de couleur échantillon code hexa RVB CMJN TSL
Zinzolin # 6C 02 77 108 2 119 9 98 0 53 294 97 24

Notes et références [modifier]
↑ François Bourgeon, les compagnons du crépuscule, Tome 3
Voir aussi [modifier]

Voir « Annexe:Couleurs en français » sur le Wiktionnaire.

Liens internes [modifier]
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Système colorimétrique
Noms et adjectifs de couleur
Achromatopsie
Couleur
Liens externes [modifier]
(fr) Dictionnaire des noms de couleurs
(en) Article on Color Names
(en) International Color Consortium
(en) Color Schemer-Interactive site
(en) ColourLovers : Useful for designers
(en) Coloria.net: Color names
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_couleurs ».
Catégorie : Couleur
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Diamant
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Demandeur : Onnagirai 喋る 18 octobre 2006 à 16:11 (CEST)
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Projets : Chimie , Sélection transversale

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Pour les articles homonymes, voir diamant (homonymie).
Diamant
Catégorie I : Éléments natifs


Cristal de diamant jaune en forme d'octaèdre
Général
Formule brute C
Identification
Masse moléculaire 12,02 g/mol
Couleur Typiquement jaune, brun ou gris à incolore. Plus rarement, bleu, vert, noir, translucide, blanc, rose, violet, orange ou rouge
Système cristallin Cubique
Réseau de Bravais Cubique Faces Centrées (diamant)
Clivage 111 (parfait dans quatre directions)
Fracture conchoïdale
Échelle de Mohs 10
Éclat adamantin
Propriétés optiques
Indice de réfraction 2,407 à 2,451, selon la longueur d'onde de la lumière
Biréfringence non
Dispersion 2vz ~ 0,044
Polychroïsme non
Spectre d'absorption pour les diamants jaune pâle, la raie 415,5 nm est typique. Les diamants irradiés ou chauffés montrent souvent une raie vers 594 nm lorsqu'ils sont refroidis aux basses températures
Transparence transparent
Autres propriétés
Densité 3,517
Température de fusion 3546,85 °C
Solubilité insoluble dans l'eau, les acides et les bases
Caractères distinctifs
Comportement chimique se transforme en graphite dans la flamme
Principales variétés
Le diamant est un minéral composé de carbone, dont il représente l'allotrope de haute pression, qui cristallise dans le système cristallin cubique. C'est le plus dur (dureté Mohs de 10) après le lonsdaleite de tous les matériaux naturels[1].

Sommaire [masquer]
1 Étymologie
2 Histoire
3 Propriétés
3.1 Structure cristalline
3.2 Propriétés physiques
3.3 Propriétés optiques
4 Formation
4.1 Remontée en surface
5 Gisements
5.1 Pays producteurs
5.2 Exploitation minière
5.3 Diamants de synthèse
6 Utilisation
6.1 Industrie
6.2 Joaillerie
6.2.1 Taille
6.2.2 Couleur
6.2.3 Pureté
6.2.4 Poids
6.2.5 Diamantaires et gemmologues
6.2.6 Diamants célèbres
6.2.7 Les plus grosses enchères
7 Symbolique
8 Voir aussi
9 Notes et références


Étymologie [modifier]
Le mot est dérivé du grec Ἀδάμας (adamas : « indomptable », d'adamastos : « inflexible, inébranlable », qui a également donné « adamantin », « adamant », ancien nom du diamant et « adamantane », hydrocarbure tricyclique de formule C10 H16 ), qui désignait initialement le métal le plus dur, puis toute matière très dure, comme la magnétite. Il a ainsi servi à désigner une grande variété de gemmes, telles que (toutes ces dénominations sont désormais interdites, sauf indication de la provenance d'un véritable diamant) :

le corindon synthétique : « diamant d'alumine » ;
l'hématite : « diamant noir du Névada », « diamant d'Alaska » (hématite noire) ;
l'obsidienne décolorée : « diamant du Névada » ;
la pyrite : « diamant alpin », « diamant de Pennsylvanie » ;
le quartz :
« diamant de Bohême », « diamant de Briançon », « diamant de Brighton », « diamant de Bristol », « diamant de Buxton », « diamant de Hawaii » ; « diamant irlandais », « diamant mexicain », « diamant occidental » ;
« diamant Marmorosch » (variété de quartz) ;
« diamant d'Alaska », « diamant du Brésil » (cristal de roche) ;
« diamant d'Alençon », « diamant allemand » (quartz enfumé) ;
« diamant d'Arkansas » (quartz nommé également Horatio Diamond) ;
« diamant du Colorado » (quartz fumé transparent) ;
« diamant du Dauphiné », « diamant de Rennes » (quartz hyalin) ;
le zircon : « diamant de Ceylan » (incolore), « diamant de Matura » (zircon décoloré).
Également, en France, l'usage commercial du terme « diamant de culture » (diamant synthétique) est interdit (voir gemme).

Histoire [modifier]
La découverte en 1793 de sa composition, du carbone pur, par Antoine Lavoisier, a marqué le début de l'épopée de sa synthèse. Cependant, il a fallu attendre le milieu du XXe siècle pour qu'enfin des chimistes réussissent à le fabriquer. Dès lors, le diamant est devenu un matériau industriel dont la production annuelle atteint aujourd'hui plus de 400 millions de carats, soit 80 tonnes.

Propriétés [modifier]
Le diamant est une forme métastable du carbone dans les conditions de température et de pression normales. Il brûle dès 500 °C dans un courant d'air, mais s'il est maintenu à 1 100 °C sous atmosphère neutre, il se transforme en graphite.

Structure cristalline [modifier]

Maille élémentaire d'un cristal de diamant
Projection stéréographique de la figure de pôles de la structure cristalline du diamant selon l'axe [111] qui démontre sa symétrie au long de la diagonale d'espace du cube élémentaire.Dans son état naturel, le diamant possède une structure dérivée de la structure cubique à faces centrées, appelée structure type diamant où en plus des atomes au coins du cube et au centre de chaque face, quatre des huit sites tétraédrique sont occupés, ce qui donne finalement huit atomes par maille élémentaire (contre 4 pour une structure cfc classique), et fait que chaque atome de carbone a quatre voisins.

Cette structure est notée A4 en notation Strukturbericht. Son groupe d'espace est (n°227), son symbole de Pearson est cF8. Son paramètre de maille est :

a = 3,566 7 Å
Le volume d'une maille est de 45,37 Å3, la densité théorique est de 3,517.

Propriétés physiques [modifier]
Sa masse molaire est de 12,02 g·mol-1, sa masse volumique mesurée est de 3 520 kg/m3.

Dans l'édifice cristallin du diamant, les liaisons entre atomes de carbones résultent de la mise en commun des électrons de la couche périphérique afin de former des couches saturées. Chaque atome de carbone est ainsi associé de façon tétraédrique à ses quatre voisins les plus proches (hybridation sp3 du carbone), et complète ainsi sa couche extérieure. Ces liaisons covalentes, fortes et donc difficiles à casser, couvrent tout le cristal, d'où son incroyable dureté.

La conductivité électrique est basse, car les électrons ne se regroupent pas comme dans un métal : ils restent liés aux atomes et ne peuvent pas, par exemple sous l'action d'un champ électrique extérieur, former un nuage électronique qui transporterait le courant de façon continue. En d'autres termes, le diamant est un très bon isolant. Néanmoins, il fait l'objet d'études en tant que semi-conducteur à large bande pour l'électronique de puissance.

La conductivité thermique du diamant est exceptionnelle, ce qui explique pourquoi il paraît si froid au toucher. Ce minéral est, de loin, le meilleur conducteur connu de la chaleur. Dans un cristal isolant électrique comme le diamant, la conductivité thermique est assurée par les vibrations cohérentes des atomes de la structure. Des valeurs de 2 500 W/(m·K) ont été mesurées, que l'on peut comparer aux 401 W/(m·K) du cuivre et aux 429 W/(m·K) de l'argent. Cette propriété en fait un candidat comme substrat pour le refroidissement des semi-conducteurs.

Enfin, le coefficient de dilatation du diamant, lié aux propriétés des vibrations de la structure de ce matériau, est très faible. Pour le diamant pur, l'accroissement relatif de longueur par degré est d'environ un millionième à température ambiante, que l'on peut comparer aux 1,2 millionièmes de l'invar, alliage constitué de 64 % de fer et de 36 % de nickel, qui est réputé pour sa très faible dilatation. Le fer est très loin derrière, avec 11,7 millionièmes.

Propriétés optiques [modifier]
Le diamant est transparent ou translucide ; son indice de réfraction est particulièrement élevé, et varie en fonction de la longueur d'onde : ce sont ces propriétés qui lui donnent son éclat caractéristique, « adamantin ». Cet indice est de 2,407 pour la lumière rouge (687 nm), 2,418 pour la lumière jaune, et 2,451 pour la lumière bleue (431 nm).

Formation [modifier]
Les diamants sont constitués de carbone. Ils se forment lorsque ce dernier se trouve dans des conditions de température et de pression très élevées, entre 1 100 °C et 1 400 °C pour la température, et entre 4,5 GPa et 6 GPa pour la pression, ce qui correspond à des profondeurs d'environ 180 km dans le manteau terrestre. Les impuretés telles que l'azote, le soufre ou des métaux peuvent colorer le diamant.

On distingue deux grandes catégories de diamants en fonction de la nature de leur cortège d'inclusions, caractéristiques de l'environnement de cristallisation. Dans la plupart des cas, ces inclusions représentent une minéralogie de péridotite. Une seconde catégorie d'inclusions est caractéristiques d'association éclogitiques.

Les diamants naturels sont composés de carbone qui se trouvait dans le manteau depuis la formation de la Terre, mais certains sont constitués de carbone provenant d'organismes, tels que des algues. C'est ce que révèle la composition isotopique du carbone [2]. Ce carbone organique a été enfoui jusqu'au manteau terrestre par le mouvement des plaques tectoniques, dans les zones de subduction.

La nature minéralogique des inclusions, leur contenu en élement en trace et la composition isotopique (Carbone et Azote) des diamants eux-mêmes sont de précieux indices pour comprendre la genèse de ce minéral. Tout porte à croire que la croissance des diamants dans le manteau lithosphérique ne résulte pas d'une transformation directe à partir du graphite mais impliquerait plutôt l'entremise d'un fluide COH (fluide aqueux contenant du carbone dans une forme moléculaire non spécifiée : CH4, CO, CO2) ou d'un magma carbonaté (carbonatite). Le mode de cristallisation des diamants issus du manteau inférieur est bien moins contraint. Les caractéristiques en éléments en traces des inclusions de pérovskites calciques dans ces diamants suggèrent à certains auteurs une croissance associée à la présence de croûte océanique, dans une zone du manteau où elle pourrait effectivement s'accumuler.[3]

Remontée en surface [modifier]
Les diamants d'Afrique du Sud ont été remontés par des éruptions volcaniques très puissantes. Elles ont occasionné la formation de brèches volcaniques, constituées de débris de roches à l'origine très profondes. Les diamants sont ainsi retrouvés en inclusion dans ces roches appelées kimberlites.

L'érosion peut ensuite les transporter et les incorporer dans des sédiments alluviaux.

Gisements [modifier]
La plupart des diamants sont extraits de la kimberlite présente dans les zones les plus anciennes de croûte continentale (au moins 1,5 milliard d'années)[4]. Voir craton.

Jusqu'au XVIe siècle, l'Inde et plus particulièrement la région de Golkonda (Golconde) était la seule zone de production de diamants au monde, avec la région de Bornéo. C'est en Inde qu'ont été extraits les plus célèbres diamants anciens. Puis les gisements du Brésil ont été découverts. Ils ont alimenté le marché occidental jusqu'à la fin du XIXe siècle, date de la découverte des gisements sud-africains.

Depuis cette date, la plupart des diamants viennent d'Afrique (62,1 % en 1999). Cette situation a été l'origine de plusieurs guerres comme celle du Sierra Leone, où les objectifs stratégiques étaient le contrôle des principaux gisements du pays pour financer le conflit.

Dans les parties les plus internes des chaînes de collision tel que les Alpes, l'Himalaya ou la chaîne Hercynienne, on trouve des roches continentales contenant des microdiamants [5]. Ces diamants se forment au cours du métamorphisme dit de ultra haute pression en contexte subduction-collision : températures modérées de l'ordre de 800 à 900 °C et pression de l'ordre de 4GPa. Les diamants obtenus sont de taille micrométrique et ne peuvent donc pas être concernés par l'exploitation minière. Cependant, ils offrent des objets uniques pour l'étude du comportement d'un système rocheux en profondeur.

Pays producteurs [modifier]
En 2005, la production mondiale de diamants était de 173,5 millions de carats et les quatre principaux producteurs sont la Russie, le Botswana, l'Australie et la République démocratique du Congo qui produisent à eux quatre un peu plus de 73 % de la production mondiale [6].


Exploitation traditionnelle du diamant en Sierra Leone, dans des alluvionsProduction de diamants industriels naturels en 2005 [6] Pays Millions de carats % du total
Russie 38 21,9
Botswana 31,89 18,4
Australie 30,678 17,7
République démocratique du Congo 27 15,6
Afrique du Sud 15,775 9,1
Canada 12,3 7,1
Angola 10 5,8
Namibie 1,902 1,1
Chine 1,19 0,7
Ghana 1,065 0,6

Exploitation minière [modifier]

Mine de diamant d'Udachnaya (Yakoutie, Russie)Le processus d'extraction est très diversifié, puisqu'il dépend de la région dans laquelle le diamant est exploité. Mais, en général, les opérations se divisent en trois parties :

l'élimination des éléments stériles (terre et pierre qui couvre le sable diamantifère) ;
l'extraction ;
le lavage.
Du fait du coût de l'exploitation des mines (dix tonnes de minerai permettent d'extraire seulement un carat de diamant), seules les entreprises investissent dans ces zones qui leur garantissent une production importante : généralement, des kilomètres carrés de terrain sont excavés pour obtenir une gemme de taille appréciable, d'où le coût des diamants.

Diamants de synthèse [modifier]
Article détaillé : Diamant synthétique.
Depuis que l'on sait que le diamant n'est qu'une forme particulière du carbone, les physiciens et chimistes ont essayé de le synthétiser. La première synthèse artificielle du diamant eut lieu en 1953 à Stockholm par l'inventeur Baltzar von Platen et le jeune ingénieur civil Anders Kämpe travaillant dans la compagnie suédoise ASEA.

En soumettant le carbone à une forte pression et à une haute température pendant plusieurs heures, il est possible de réaliser un diamant de synthèse. Mais en raison de leur petite taille, ces derniers ne sont utilisés que dans l'industrie.

Utilisation [modifier]
Outre la joaillerie, le diamant est utilisé dans l'industrie en raison de ses propriétés, notamment de dureté.

Industrie [modifier]
Tout d'abord, l'industrie utilise beaucoup le diamant en raison de sa dureté. Depuis les outils de coupe et d'usinage fondés sur les propriétés mécaniques du diamant, jusqu'aux enclumes à diamant permettant de recréer des pressions titanesques, les applications en sont multiples. Cette dureté intervient aussi dans la précision que l'on peut atteindre avec des outils en diamant. Notamment, les scalpels en diamant, permettent de créer des incisions ultraprécises (en ophtalmologie par exemple), car le moindre effleurement découpe la peau. N'étant par ailleurs pas réactif, il est biocompatible et ne génère pas de rejet ou de toxicité.

La chimie s'intéresse aussi fortement au diamant : il possède des propriétés qui le rendent tout à fait approprié pour des applications en électrochimie. D'une part, il est résistant aux acides et aux bases, ce qui permet une utilisation dans des milieux corrosifs. D'autre part, les électrodes de diamant plongées dans de l'eau pure ne subissent aucune réaction électrochimique ; elles sont donc très efficaces.

De nombreux dispositifs optiques utilisent la transparence du diamant, tandis que les dispositifs électroniques exploitent notamment ses propriétés thermiques.

En raison de sa faible conductivité électrique, le diamant peut être utilisé dans l'industrie des semi-conducteurs lorsqu'il est dopé avec des impuretés de bore ou de phosphore.

Les diamants sont actuellement à l'étude pour une utilisation comme détecteurs :

de rayonnements dans des installations de recherche scientifique. Le CERN devait recevoir plusieurs mètres carrés de détecteurs en diamants synthétiques. La technologie n'ayant pas avancé assez vite, ils seront en silicium ;
de rayonnements dans les installations de radiothérapie. Le carbone du diamant est le même que celui du corps (carbone 12 normal) et permet donc des mesures de dose plus proche de la dose réellement reçue par les tissus ;
de produits divers, par les méthodes de type SAW (Surface Acoustic Waves), car le diamant est un très bon transducteur, grâce à sa rigidité. Il est cependant nécessaire de déposer (par des méthodes de CVD-Magnétron, notamment) un film mince de nitrure d'aluminium, qui est un piézoélectrique, au contraire du diamant. La forme du dépôt influe sur les produits détectables.
En revanche, et malgré leur stabilité considérable, les diamants ne peuvent pas servir dans un cœur de centrale nucléaire, car le bombardement est bien trop important et le matériau serait détruit.

La production de diamant artificielle est principalement destinée à l'industrie.

Joaillerie [modifier]

Quelques exemples de diamants taillésLes qualités de certains diamants (comme leur pureté, leur taille importante et leur couleur) font du diamant, la plus célèbre des pierres précieuses en joaillerie.

La beauté de son brillant est due au fait qu'il possède un haut indice de réfraction de la lumière et un grand pouvoir dispersif : en pénétrant, les rayons de lumière sont réfléchis à l'intérieur de la pierre à l'infini et la lumière blanche se disperse, retourne à l'intérieur transformée en un éventail de couleurs. Les diamants (comme les gouttes d'eau) fonctionnent comme des prismes en freinant, plus ou moins en fonction des longueurs d'onde (violette au maximum, rouge au minimum) de façon que les couleurs soient dispersées sous forme d'arc-en-ciel.

Mais tous les diamants ne sont pas utilisés en bijouterie. Tout défaut peut leur ôter de la valeur et ils sont alors employés pour des applications industrielles. Généralement ceci arrive avec ceux qui présentent des bulles internes ou des particules étrangères, ou s'ils sont de forme irrégulière ou pauvrement colorés.

Taille [modifier]

Taille brillant [7] , selon Marcel Tolkowsky, 1919La taille des diamants s'effectue surtout à Anvers (Belgique), à Tel-Aviv (Israël) et au Gujarat (Inde) par la communauté jaïn. En Thaïlande, ce sont les pierres précieuses (rubis et saphirs) qui sont taillées.

Le degré de la beauté de l'arc-en-ciel du diamant dépend, en grande partie, de la sculpture et du poli de la pierre. Bien que naturellement les diamants aient leurs éclats propres, ceux-ci peuvent être améliorés et multipliés par la taille experte d'un lapidaire.

Du fait de son extrême dureté, le diamant ne peut être usiné que par un autre diamant, c'est pourquoi la sculpture et le poli de la pierre en sont les éléments les plus importants.

Avant de le tailler, on examine la gemme pour déterminer ses plans de clivage. On trace ensuite sur elle une ligne qui marque le périmètre de ces plans. Sur celui-ci, on fait une petite cannelure avec une espèce de bois qui porte dans son extrémité un diamant. Par cette ouverture, on introduit une fine lame d'acier, on donne un coup sec et la pierre se divise en deux.

Il existe de nombreuses façons de tailler le diamant, mais la plus connue, celle qui met le mieux en valeur la beauté du diamant et qui est de ce fait la plus utilisée, est certainement la taille « brillant ». Cette technique perfectionnée permet de transformer les pierres brutes en véritables joyaux de lumière, en faisant apparaître 58 facettes (57 si l'on ne tient pas compte de la collette) : 33 sur la couronne et 24 sur la culasse, régulières et de tailles définies précisément, à la surface du diamant.

En effet, si les notions de pureté et de couleur paraissent familières, les proportions de taille le sont plus rarement. Pourtant, ces dernières sont un facteur de qualité essentiel. Elles conditionnent directement le rendu de brillance et le « feu » du dia­mant. À couleur identique, un dia­mant possédant de bonnes proportions sera bien plus éclatant qu'un diamant pur incorrectement taillé.

Depuis l'apparition de la taille Tolkovsky en (1919), les diamantaires n'ont cessé de chercher à optimiser le rendu de brillance du diamant. De toutes les tailles du diamant, c'est certainement la forme ronde brillant qui a été la plus étudiée et qui est la plus aboutie ; aujourd'hui, les proportions appliquées à cette taille résultent directement de la compréhension des lois optiques du matériau et de la maîtrise de la tech­nique de taille et du polissage.

Au Japon est très apprécié la taille flèche et cœurs, nommée ainsi à cause des formes des jeux de lumière.

Les apprentis tailleurs sont aujourd'hui très rares, la taille étant de plus en plus réalisé par des lasers à l'aide de systèmes informatiques.[réf. nécessaire]

Couleur [modifier]
Les diamants sont aussi classés par couleur. La couleur la plus commune étant « le blanc » (ici, le blanc désigne plutôt l'absence de couleur : c'est-à-dire que le diamant est transparent). Ces couleurs sont notées grâce à un code utilisant les différentes lettres de l'alphabet :

Code Couleur
D Blanc exceptionnel +
E Blanc exceptionnel
F Blanc extra +
G Blanc extra
H Blanc
I et J Blanc nuancé
K et L Légèrement teinté
M à Z Couleur teinté

Pureté [modifier]
Les diamants contiennent aussi une grande variété d'inclusions qui peuvent modifier son apparence. Une inclusion ou impureté était appelée en France un crapaud, mais cette appellation tend à disparaître dans le langage professionnel suite à la demande de la Confédération des Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres (CHBJO)[réf. nécessaire] de ne plus l'usiter. Les inclusions sont indiquées en utilisant les codes suivants :

Code Signification
IF (Internally Flawless) Absence d'inclusions avec un grossissement de 10 fois
VVS1-VVS2 (Very Very Small inclusions) Minuscule(s) inclusion(s) très difficilement visible(s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois (1 étant la meilleure qualité)
VS1-VS2 (Very Small inclusions) Très petite(s) inclusion(s) difficilement visible(s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
SI1-SI2-SI3 (Small Inclusions) Petite(s) inclusion(s) facilement visible(s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
I1-I2-I3 (Imperfect) Grande(s) et/ou nombreuses inclusion(s) visible(s) à l'œil nu

Poids [modifier]
Article détaillé : Carat.
La masse d'un diamant se mesure en carats, qui équivaut à 0,20 grammes. La valeur d'un diamant est exponentielle et n'est pas proportionnelle à sa masse. Autrement dit un diamant de deux carats a une valeur supérieure à deux diamants de un carat, puisqu'il est considéré comme plus rare.

Diamantaires et gemmologues [modifier]
Ce classement en catégories du diamant (les 4C)[réf. nécessaire] est réalisé par des professionnels. On appelle les personnes chargées de ce travail les gemmologues. Il existe peu de laboratoires mondiaux de gemmologie, les plus connus sont :

Gemological Institute of America (GIA) à New York
Diamond High Council (HRD) à Anvers
International Gemological Institute (IGI) à Anvers
American Gem Society (AGS) à New York
Chaque diamant ainsi étudié et classé reçoit un certificat d'authenticité. Il s'agit d'une carte d'identité du diamant pour tous les échanges mondiaux qui suivront.

Le diamantaire a contrario du gemmologue n'étudie pas la pierre précieuse mais la négocie et réalise le cas échéant une monture pour la mettre en valeur. Il ne travaille que des pierres taillées mais pas de pierres brutes.

Diamants célèbres [modifier]
Liste de quelques diamants célèbres :

Couleur Pierre brute Pierre taillée
Nom Carats Lieu de découverte Année Nom Carats
incolore Cullinan 3106 Afrique du Sud
(mine Premier) 1905 Grande Étoile d'Afrique
(Cullinan I) 530,20
Petite Étoile d'Afrique
(Cullinan II) 317,40
793,62 Inde
(mine de Kollur) XVIIe siècle Grand Mogol 279,56
787,50 Inde XVIIe siècle Orloff 194,75
410 Inde 1698 Régent 140,50
Koh-i Nor 105,602
Excelsior 995,2 Afrique du Sud
(Jagersfontein) 1893 Excelsior I 69,68
Sancy 55,23
rose Daria-e nour entre 175 et 195
Hortensia 21,32
vert 119,50 Inde 1743 Dresde vert 40,70
bleu 115 Inde 1668 Diamant bleu de la Couronne
(taillé en 1671) 69
Hope
(Diamant bleu de la couronne retaillé vers 1812)[8] 44,50
bleu-gris Inde 1664 Wittelsbach 35,56
noir Orloff noir 67,50
Tablet of Islam 160,18
jaune-marron Florentin (disparu depuis 1922) 137,27
755 Afrique du Sud 1985 Golden Jubilee
(couronne royale de Thaïlande) 545.67

Diamant très rare de la taille d'une noix, le Wittelsbach pèse plus de 35 carats. Il est le diamant le plus cher jamais vendu aux enchères. Les plus grosses enchères [modifier]
Le 14 novembre 2007, un diamant de 84,37 carats a été adjugé 16,2 millions de dollars (11 millions d'euros) au fondateur de la chaîne de vêtements Guess, Georges Marciano, lors d'une vente aux enchères chez la maison Sotheby's à Genève. Le diamant décroche ainsi la troisième place au classement des pierres précieuses et bijoux ayant remporté les plus grosses sommes aux enchères[9][10].
En mai 1995, un diamant de 100,1 carats avait été adjugé 16,5 millions de dollars lors d'une vente à la même branche de Sotheby's à Genève.
Mais le record appartient à un diamant bleu-gris déjà connu au XVIIe siècle : le Wittelsbach a été adjugé 16,4 millions de livres sterling (18,7 millions d'euros) au célèbre joaillier londonien Laurence Graff par Christie's, à Londres, le 10 décembre 2008[11].
Symbolique [modifier]
Les noces de diamant symbolisent les 60 ans de mariage dans le folklore français.
Le diamant est le 13e niveau dans la progression de la Sarbacane Sportive.
Voir aussi [modifier]
Carbonado
Grand Mogol
Diamite
Moissanite
Diamantaire
Diamants de conflits
le diamant et l'antidiamant en mathématique.




Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Diamant.


Voir « diamant » sur le Wiktionnaire.

Notes et références [modifier]
↑ http://www.maxisciences.com/diamant/le-diamant-n-est-plus-le-materiau-naturel-le-plus-dur_art973.html [archive]
↑ (en) Where does the carbon come from? [archive], sur le site du American Museum of Natural History
↑ (fr) Brunet et al, La terre interne roches et matériaux en conditions extrêmes, pages 110, Vuibert. ISBN: 978-2-7117-5397-0
↑ (en)site de l'American Museum of Natural history [archive]
↑ (en) Sobolev N. & Shatsky V.S. (1990), Diamond inclusions in garnets from metamorphic rocks : a new environment for diamond formation, Nature, 342, pp. 742-746
↑ a et b (en) World Mineral Production (2001-2005) - Production of diamond [archive], British Geological Survey, p. 22. Consulté le 30 août 2007
↑ pour les termes en français voir [1] [archive]
↑ (fr) On a retrouvé le mythique "diamant bleu de la couronne" [archive], Rue89. Mis en ligne le 18 novembre 2008, consulté le 18 novembre 2008
↑ (fr) Un diamant de 84,37 carats a trouvé preneur à 18 millions de francs chez Sotheby's à Genève [archive]
↑ (en) Guess Founder Georges Marciano Buys 84.37-Carat White Diamond for $16.2 Million at Auction [archive]
↑ (fr) 18,7 millions d'euros pour un diamant [archive]
[Enrouler]v · d · mPierres et métaux de joaillerie
Métaux précieux Argent • Or • Palladium • Platine • Rhodium
Alliages de métaux précieux Alliages aurifères • Or blanc • Argent Britannia • Argent sterling • Billon • Électrum
Métaux et alliages Acier inoxydable • Alliage plomb-étain • Bronze • Cuivre • Laiton • Titane
Pierres précieuses Diamant • Rubis • Émeraude • Saphir
Pierres fines Agate • Aigue-marine • Almandin • Améthyste • Aventurine • Citrine • Cornaline • Danburite • Disthène • Cristal de roche • Cordiérite • Grenat • Haüyne • Jade • Jaspe • Lapis-lazuli • Malachite • Œil de Tigre • Onyx • Opale • Péridot • Pierre de Lune • Pierre de soleil • Quartz rose • Quartz fumé • Sodalite • Spessartine • Tanzanite • Topaze • Tourmaline • Zircon
Gemmes organiques Ambre • Copal • Corail rouge • Jais • Ormeau • Perle

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Pet Shop Boys-Go West (multi-scenes video) with prelude numéro 2 :)

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Walt Disney
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Nom de naissance Walter Elias Disney
Naissance 5 décembre 1901
Chicago, Illinois, États-Unis
Nationalité(s) Américaine
Décès 15 décembre 1966 (à 65 ans)
Los Angeles, Californie, États-Unis
Profession(s) Animateur
Scénariste
Producteur
Acteur
Animateur de télévision
Imagineer
Homme d'affaires
Conjoint(e) Lillian Bounds
Enfant(s) Diane Marie Disney
Sharon Mae Disney
Distinction(s) Voir les récompenses
Walter Elias Disney dit Walt (5 décembre 1901 à Chicago, Illinois - 15 décembre 1966 à Los Angeles, Californie) est connu comme producteur, réalisateur, scénariste, acteur et animateur américain de dessins animés. Il fonda en 1923 la société Walt Disney Company et devint petit à petit l'un des producteurs de films les plus célèbres. Walt Disney est aussi le créateur du premier « parc à thèmes », inventant le concept.

Walt Disney est également connu pour avoir été un conteur d'histoire, et une vedette de télévision. Lui et son équipe ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré suite à une interprétation romantique de plusieurs journalistes comme son alter ego[1] : Mickey Mouse.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 1901-1919 : Enfance
1.1.1 Naissance et déménagements
1.1.2 La Première Guerre mondiale
1.2 1920-1937 : Premières années d'animation
1.2.1 Les studios d'animation de Kansas City
1.2.2 Alice Comedies : Contrat et nouveau studio en Californie
1.2.3 Oswald le lapin chanceux
1.2.4 La création de Mickey Mouse
1.2.5 Les Silly Symphonies
1.2.6 Walt, le sport et ses filles
1.2.7 À partir de 1934, changement de format
1.3 1937-1954 : Les longs métrages
1.3.1 La « Folie de Disney » : Blanche-Neige et les Sept Nains
1.3.2 Les temps de guerre et la tournée en Amérique latine
1.3.3 La Commission des activités antiaméricaines
1.3.4 La fin du premier âge d'or
1.4 1955-1966 : L'empire Disney
1.4.1 Carolwood Pacific Railroad
1.4.2 Disneyland
1.4.3 La suite du succès de l'entreprise Disney
1.4.4 Le « Projet Floride » : Walt Disney World Resort
1.4.5 Décès de Walt Disney
2 L'héritage laissé par Disney
2.1 Une marque déposée
2.2 L'empire de loisirs et de média Disney
2.3 Les parcs à thèmes
2.4 L'animation Disney
2.5 CalArts
3 Filmographie
4 Distinctions
4.1 Oscars
4.2 Autres récompenses
5 Divers
5.1 Impact sociologique
5.2 Anecdotes
5.3 Légendes urbaines
6 Bibliographie
6.1 Biographies de Walt Disney
6.2 Autres ouvrages
7 Notes et références
8 Voir aussi
8.1 Articles connexes
8.2 Liens externes


Biographie [modifier]
1901-1919 : Enfance [modifier]
Naissance et déménagements [modifier]
La Famille Disney
Arundel E. Disney & Maria Swan

Robert Disney

Kepple Disney & Mary Richardson

Elias Disney & Flora Call

Herbert A. Disney
Raymond A. Disney
Roy O. Disney & Edna Francis
Walter E. Disney & Lillian Bounds
Ruth F Disney

Roy Edward Disney & Patricia Ann Dailey
Diane Marie Disney & Ronald William Miller
Sharon Mae Disney

Walt Disney est né à Chicago le 5 décembre 1901, c'est le quatrième fils d'Elias Disney (d'origine irlandaise) et Flora Call[2]. Il portait en deuxième prénom celui de son père, et en premier, celui d'un proche ami de son père : Walter Parr, un pasteur de l'église congrégationnaliste Saint Paul [3]. Walt est baptisé le 8 juin 1902 dans l'église du révérend Parr et par celui-ci. En décembre 1903 naît la sœur de Walt, Ruth Flora Disney. La famille vit à l'époque sur Tripp Avenue et des revenus de l'entreprise du bâtiment d'Elias. Elias exerce principalement le métier de charpentier depuis qu'il a travaillé en 1893 sur les chantiers de la World Columbian Exposition[4],[5]. Le nom Disney aurait pour origine une anglicisation du nom D'Isigny, qu'auraient porté deux soldats normands Hughes d'Isigny et son fils Robert partis à la conquête de l'Angleterre aux côtés de Guillaume le Conquérant, et restés dans le pays après la victoire de 1066[6]. Une branche de la famille Disney émigre en Irlande au XVIIe siècle. Plus tard, Arundel Elias Disney, arrière-grand-père de Walt, son frère Robert et leurs familles s'embarquent en 1834 à destination de l'Amérique du Nord. Ils arrivent à New York le 3 octobre 1834. Robert s'installe dans une ferme du Midwest tandis qu'Arundel décide de s'établir à Goderich Township dans le Comté d'Huron, province de l'Ontario au Canada.

En 1906, en raison d'une crise dans le bâtiment, Elias ne peut plus mener son entreprise de construction[7]. La famille de Walt déménage dans une ferme de 20 ha à Marceline[2], au Missouri, acquise pour 3 000 dollars et proche de celle de l'oncle Robert[4]. Walt doit attendre l'âge de huit ans pour rejoindre les bancs de l'école primaire de Marceline afin d'y aller en même temps que sa sœur, d'un an sa cadette. Elias tombe malade et ne peut plus assumer les travaux de ferme[8]. Il décide alors de vendre la propriété en 1909. La famille doit vivre dans une maison louée. En 1910, elle déménage alors à Kansas City[2] afin de retrouver les frères aînés de Walt, Herbert et Raymond. la famille s'installe au 3028 Bellefontaine[8]. Walt est alors âgé de neuf ans et découvre une ville très active loin de la campagne qu'il idéalisera petit à petit. Il découvre aussi les parcs d'attractions à travers le jardin Fairmont installé à deux pâtés de maisons[9].

Walt et son frère Roy travaillent durant leur temps libre dans l'entreprise paternelle de diffusion de journaux afin d'arrondir les fins de mois de la famille[2]. Selon les archives de l'école publique régionale de Kansas City, Walt Disney suit les cours de l'école secondaire de Benton[2] à partir de 1911, et il obtient son diplôme le 8 juin 1917. Il y rencontre un jeune garçon nommé Walt Pfeiffer avec lequel il fera un duo de vaudeville[8]. En septembre 1917, la famille retourne à Chicago[5]. Walt Disney est inscrit à la William McKinley High School et en parallèle dans une des classes du Chicago Art Institute où il apprend les rudiments du dessin. Alors qu'il rentre avec sa sœur au collège, Roy doit, lui, travailler à la ferme de l'oncle Robert puis dans une banque pour subvenir aux besoins de sa famille. Walt trouve à l'époque deux petits emplois : remplaçant facteur et portier en uniforme à la station de métro aérien de la 35e rue[5].

La Première Guerre mondiale [modifier]

Walt Disney devant le camion de la Croix-Rouge qu'il avait décoré
Portrait de Walt Disney en uniforme.En 1917, alors que la Première Guerre mondiale fait rage en Europe, Elias décide d'acheter une fabrique de gelée à Chicago. Walt préfère rester à Kansas City avec son frère Roy[10],[11]. Il semble que ce soit durant cet été de 1917, grâce à Roy et son oncle Michael Martin, ingénieur dans les chemins de fer, que Walt trouve un travail de vendeur dans les trains ce qui lui permet de « voir du pays »[12],[11]. Il occupe un poste de vendeur à bord des trains de la Missouri Pacific Railroad et, vêtu d'un uniforme de la compagnie, propose aux voyageurs des journaux, des bonbons, des fruits et des sodas. Dave Smith et Steven Clack pensent que c'est à cette époque qu'il se découvre une passion pour les trains à vapeur.

À l'automne, il rejoint sa famille à Chicago à la faveur d'une mutation. Il entre ensuite au lycée McKinley[2] où il illustre le magazine des élèves intitulé The Voices. Durant l'été, il distribue des journaux et du courrier pour la poste et sort avec des filles le soir au cinéma. Un sujet l'obsède : « gagner la guerre »[13].

Walt quitte alors l'école à l'âge de seize ans et souhaite s'engager dans l'armée. Bien qu'âgé de 16 ans, il pense pouvoir faire plus vieux mais pas assez pour les 18 ans nécessaires pour entrer dans l'armée[14]. N'ayant pas non plus l'âge requis de 17 ans pour entrer dans le corps des conducteurs volontaires d'ambulances de la Croix-Rouge américaine, il trouve une solution : falsifier son passeport avec l'aide d'un ami pour porter sa date de naissance à 1900[14]. Il est accepté le 16 septembre 1918 et débute un entraînement à Sound Beach dans le Connecticut.

Incorporé à la division des ambulances de la Croix-Rouge américaine en France[2], il fait son entrée dans la Première Guerre mondiale, le lendemain de l'armistice, le 12 novembre 1918. Débarqué au Havre, il est d'abord installé près de Saint-Cyr-l'École, puis est assigné à la conduite d'ambulances pour l'hôpital d'évacuation n° 5 à Paris[14] et enfin affecté à un camp de la Croix-Rouge à Neufchâteau, nœud ferroviaire situé dans les Vosges.

Il reste en France jusqu'à fin septembre 1919[14]. Walt retrouve sa famille à l'automne, à Chicago[8] puis rejoint son frère Roy, démobilisé de la Navy, à Kansas City.

1920-1937 : Premières années d'animation [modifier]
Les studios d'animation de Kansas City [modifier]
A son retour aux États-Unis, Disney cherche un emploi. Comme il a toujours voulu réaliser des films il postule pour de nombreux emplois dont un auprès de Charlie Chaplin. Il obtient un premier travail au « Pesman-Rubin Commercial Art Studio » pour 50 dollars par mois[15]. Il y réalise la couverture du programme hebdomadaire du Newman Theatre.

Lors de ce premier engagement, il rencontre un jeune animateur de son âge, Ubbe Ert Iwerks (qui changera plus tard son nom en Ub Iwerks) avec lequel il fonde, en janvier 1920 la société « Iwerks-Disney Commercial Artists ». La société périclite mais le duo est bientôt engagé par la « Kansas City Film Ad Company » (société de film publicitaire de Kansas City)[8] suite à une offre d'emploi dans le Kansas City Star et travaille sur des animations publicitaires primitives pour les cinémas locaux [16].

Les animations publicitaires ne suffisent plus à satisfaire Walt ; pendant ses loisirs, il commence à créer ses propres films qu'il vend à la « Newman Theater Company ». Ces films d'une minute, appelés Newman Laugh-O-Grams, parfois critiques, traitent des problèmes locaux et, pour cette raison, plaisent au public.

Le 23 mai 1922, Disney lance Laugh-O-Gram, Inc., qui produit des courts-métrages animés basés sur les contes de fées populaires et des histoires pour enfants. Parmi ses employés, on retrouve Iwerks, Hugh Harman, Rudolf Ising, Carmen Maxwell et Friz Freleng. Les productions de la jeune société sont bien accueillies dans la région de Kansas City, mais les coûts dépassent les revenus. Une société locale baptisée Pictorial Club leur propose un contrat de onze mille dollars pour quelques films. Après avoir réalisé plusieurs films, Disney et son équipe ne sont pas payés par leur partenaire[17], en raison d'une faillite[18].

Après un dernier court-métrage, le film en animation et prise de vue réelle Alice's Wonderland, le studio dépose le bilan en juillet 1923. Roy Oliver, un frère de Walt invite ce dernier à venir à Hollywood. Disney travaille alors comme photographe freelance et réussit à rassembler assez d'argent pour acheter un aller simple en train pour la Californie et emmène avec lui Alice's Wonderland qui vient d'être achevé, laissant derrière lui son équipe[19]. Christopher Finch rapporte qu'il serait parti avec seulement 40 dollars en poche et qu'il aurait promis à l'équipe de les aider à venir en Californie[20].

Alice Comedies : Contrat et nouveau studio en Californie [modifier]
À Hollywood, Disney monte une « affaire » d'animation avec son frère Roy. Ainsi débutent les Disney Brothers Studio dans le garage de leur oncle Robert. Ils obtiennent un contrat de distribution avec Margaret J. Winkler, distributeur de droits de New York, fiancée de Charles B. Mintz. Winkler et Mintz distribuent déjà la série Félix le Chat. Virginia Davis, la vedette des prises de vue réelle d'Alice's Wonderland, est « extirpée » du Kansas, ainsi qu'Ub Iwerks à la demande de Mintz et Winkler. Le 16 octobre 1923 Disney signe avec eux un contrat pour réaliser douze films[21].

Le 6 juillet 1925, Walt verse un acompte de 400 dollars pour acheter un terrain au 2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs[22]. Peu de temps après le 13 juillet 1925[23], Lillian Bounds, une des employées du studio travaillant comme peintre intervalliste et secrétaire, devient la femme de Walt Disney. Leur idylle aurait débuté parce que Walt ramenait souvent la jeune femme le soir avec sa voiture. Les jeunes mariés font une courte lune de miel au Mont Rainier et à Seattle [24].

Les Alice Comedies rencontrent un succès raisonnable. En raison d'un chèque impayé, les parents de Virginia Davis la retirent de la série Alice. Elle est alors remplacée par Dawn O'Day puis par Margie Gay.

En 1926, les Disney Brothers Studio sont rebaptisés Walt Disney Studio. Lois Hardwick assume aussi brièvement le rôle d'Alice. Jusqu'à la fin de la série en 1927, les sujets sont davantage centrés sur les personnages animés, en particulier un chat nommé Julius qui évoque Félix le Chat, plutôt que sur le personnage d'Alice. La série se rapproche de plus en plus des autres productions sans prises de vue réelle.

Oswald le lapin chanceux [modifier]
En 1927, Charles Mintz se marie à Margaret Winkler et prend le contrôle de la société de sa femme. Il décide de mettre en production une nouvelle série de dessins animés qui serait distribuée par Universal Pictures. La nouvelle série, Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit), est un succès relatif, et le personnage d'Oswald devient une icône populaire. Les studios Disney s'agrandissent, et Walt embauche Harman, Ising, Maxwell et Freleng venus de Kansas City.

En février 1928, Disney se rend à New York pour négocier une part de revenus plus importante pour chaque film avec Mintz. Mais il est abasourdi quand l'homme d'affaire lui annonce que non seulement il réduit sa part, mais qu'en plus il prend sous contrat la plupart de ses principaux animateurs, dont Harman, Ising, Maxwell et Freleng. Mintz menace Disney de créer son propre studio s'il n'accepte pas de réduire ses coûts de production. En outre, c'est Universal, et non pas Disney, qui détient grâce au précédent contrat, la marque commerciale sur Oswald le Lapin, ce qui signifie qu'il peut très bien se passer de lui pour faire ces films[25].

Disney refuse et perd la majeure partie de son équipe d'animation. Lui, Iwerks et quelques fidèles commencent alors à travailler secrètement sur un nouveau personnage pour remplacer Oswald le Lapin. Walt n'oubliera jamais ce revers et prendra à l'avenir soin d'assurer ses droits d'auteur sur chaque création. Le nom Walt Disney Productions est adopté cette même année 1928.

Les animateurs qui quittèrent Disney devinrent le noyau dur des studios Winkler, dirigés par Mintz et son beau-frère George Winkler. Plus tard, les studios Winkler disparurent après qu'Universal décida de faire produire les dessins animés d'Oswald le Lapin par une division interne dirigée par Walter Lantz. Mintz concentra son attention sur les studios produisant les films de Krazy Kat, qui devint plus tard Screen Gems. Harman, Ising, Maxwell et Freleng décidèrent de suivre leur propre voie et formèrent Arabian Nights Cartoon Studio puis Harman-Ising Studio. Ils vendirent un personnage ressemblant à Oswald le Lapin nommé Bosko à Leon Schlesinger et à la Warner Bros. Pictures. Puis ils commencèrent à travailler sur les premiers épisodes de la série Looney Tunes.[26]

La Walt Disney Company a récupéré les droits sur Oswald le lapin chanceux suite à un accord obtenu le 13 février 2006 lors du départ d'un commentateur sportif d'ESPN pour la chaîne NBC, affiliée à Universal[27],[28].
La création de Mickey Mouse [modifier]
La petite histoire voudrait que Walt dessine, dans le train le ramenant de New York à Los Angeles, un personnage reprenant le graphisme d'Oswald, sans les oreilles pendantes, avec des oreilles rondes et une simple queue d'un coup de crayon et donc plus facile à dessiner. Plus tard, il réalise un personnage proche d'une souris. Ub Iwerks, quant à lui, aurait simplement retravaillé le dessin pour aboutir à celui que l'on connaît. Il semble cependant que ce soit Ub qui ait développé l'apparence du personnage tandis que Walt Disney se serait contenté d'insuffler son caractère[29],[30],[31].

Le personnage est baptisé Mortimer Mouse avant d'être rebaptisé Mickey Mouse par Lillian Disney. Le personnage fait ses débuts dans un court métrage nommé Plane Crazy, qui est comme toutes les précédentes œuvres de Disney, un film muet. Après avoir échoué dans la recherche d'un distributeur intéressé par Plane Crazy ou sa suite, The Gallopin' Gaucho, Disney remarque que ces films manquent d'une chose.

L'automne précédent, 1927, Warner Bros. a sorti un film révolutionnaire, Le Chanteur de jazz, le cinéma avait cessé d'être muet. Disney lance la création d'un dessin animé de Mickey, avec du son, intitulé Steamboat Willie. Disney doit vendre sa voiture afin d'obtenir l'argent nécessaire à son film. Un homme d'affaire nommé Pat Powers fournit à Disney la distribution et le Cinephone, un système de synchronisation sonore obtenu par contrebande. Le 18 novembre 1928 au Colony Theater de New York, Steamboat Willie est projeté au public, c'est le premier dessin animé avec son synchronisé. Cette date marque la naissance de Mickey Mouse mais aussi de Minnie Mouse et Pat Hibulaire. Steamboat Willie devient un succès.

Plane Crazy et The Gallopin' Gaucho ressortent avec du son et tous les dessins animés suivants de Mickey sont accompagnés d'une bande sonore. Disney lui-même fournit les effets vocaux des premiers dessins animés. Il est aussi la voix anglaise de Mickey Mouse jusqu'en 1947[32]. Afin de ne plus avoir de problème avec les distributeurs, Walt dépose plusieurs marques pour Mickey Mouse dont le dessin [33] et le logotype visible dans les films (dès le 21 mai 1928)[34].

Les Silly Symphonies [modifier]
En 1929, fort du succès de la série Mickey Mouse, Walt décide de produire une nouvelle série. Après le recrutement du compositeur Carl W. Stalling ancienne connaissance de Kansas City, de par son influence, le thème des courts métrages change pour devenir des dessins animés musicaux qui s'appellent Silly Symphonies[35]. Cette série débute avec la Danse macabre (The Skeleton Dance) inspirée du morceau de Camille Saint-Saëns. La même année Disney autorise l'utilisation de ses créations, principalement Mickey pour des produits dérivés dont des bloc-notes. Walt Disney Entreprises est créée afin de gérer les produits dérivés. Bien que les deux séries connaissent un grand succès, les studios Disney ne voient pas augmenter leur part des profits récoltés par Pat Powers avec la série Mickey Mouse, les Silly Symphonies étant distribuée par Columbia Pictures[36]. C'est la production d'une seconde série de courts métrages qui différencie Walt Disney de ses concurrents de l'époque[36], de plus elle ouvre de nombreuses possibilités scénaristiques.

En 1930, Disney abandonne le distributeur Powers et signe un nouveau contrat de distribution avec Columbia Pictures pour les Mickey Mouse. Mais le divorce est assez difficile et Walt a besoin de l'aide d'un avocat, ce sera Gunther Lessing, qu'il engage comme directeur du département légal[37],[38]. Coté produits dérivés, Walt engage Charlotte Clark une jeune femme de Burbank qui vient de réaliser une poupée de Mickey que Walt trouve très réussie. La poupée est réalisée en série et présentée à chaque événement promotionnel[39]. En même temps, Ub Iwerks quitte les studios après avoir été tenté par un contrat d'exclusivité avec Powers. Ce dernier pense que le succès des studios est dû en grande partie au talent de Iwerks[40].
Iwerks prend la tête du Iwerks Studio financé par Powers et rencontre un succès mitigé. Après un passage chez Columbia Pictures, il retournera chez Disney en 1940 dans le département recherche et développement des studios. Il sera dans ce service l'un des pionniers d'un grand nombre de processus cinématographiques et de technologies spécialisées d'animation.
À la fin de l'année 1930, le personnage de Mickey devient une star internationale sous le nom, entre autres, de « Topolino » en Italie et « Miki Kuchi » au Japon.

En 1931, Mickey apparaît dans douze films, produits par une équipe de plus de quarante animateurs[41], dont Le Chasseur d'élan (The Moose Hunt) où Pluto adopte son nom définitif. Quant aux Silly Symphonies, on découvre dans Une petite poule avisée (The Little Hen), l'ébauche du futur Donald Duck[42]. Toutefois chaque court-métrage de 8 minutes réalisé par les studios Disney coûte 13 000 dollars alors que les autres studios dépassent rarement des budgets de 2 500 dollars.[43].

En 1932, Mickey Mouse devient le personnage le plus populaire de dessin animé à l'écran et de nombreux studios concurrents tels que Van Beuren Studios et Screen Gems créent des clones de Mickey Mouse dans l'espoir de surfer sur la vague du succès de Disney.

Après être passé de Columbia à United Artists en 1932, Walt commence à produire les Silly Symphonies avec le tout nouveau procédé Technicolor, qui permet d'utiliser tout le spectre de l'arc-en-ciel transformant les publicités d'alors en monde coloré. Le premier dessin animé en couleur est la Silly Symphony, Des arbres et des fleurs (Flowers and Trees) qui venait juste d'être terminée mais en noir et blanc. Disney négocie avec Technicolor une exclusivité de deux ans sur son procédé de couleur afin de pouvoir, espère-t-il, rentrer dans ses frais, très élevés en raison du coût exorbitant de ses productions, encore décuplé par le nouveau procédé[44],[45].

Des Arbres et des Fleurs gagne le premier Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1932. La même année, Disney reçoit un Oscar d'honneur pour la création de Mickey Mouse, dont la série passera en couleur seulement en 1935. Au niveau sonore, la Parade des nommés aux Oscars 1932 (18 novembre 1932) est le premier court métrage de Disney à utiliser le système RCA Photophone, suivi par L'Atelier du Père Noël (10 décembre 1932, première Silly Symphony)[46] et Building a Building (7 janvier 1933, premier Mickey Mouse).

Disney lance rapidement d'autres séries autour des personnages de Donald Duck, Dingo ou Pluto. Il autorise sous la direction de Kay Kamen, un vendeur émérite, la vente de nombreux produits dérivés dont les bandes dessinées sur Mickey qui deviennent des pleines pages puis des petits journaux, le premier journal de Mickey apparaît en Italie à la fin de 1932.

Walt, le sport et ses filles [modifier]
À partir de 1930, Walt multiplie les réussites, cinématographiques et commerciales, mais la nécessité de recourir à de nouvelles techniques ne permet pas de résorber les dettes contractées par Walt et Roy Oliver. Il faut rappeler que les studios ont dû s'agrandir de 150 à 2 000 m² entre 1927 et 1931[47].

Walt fait une dépression en 1931 et sur le conseil d'un médecin, il part en voyage avec Lilly, sa femme. Il revient reposé après avoir visité Washington et fait une croisière passant par La Havane et le Canal de Panamá[45]. À son retour il s'inscrit à l'Athletic Club d'Hollywood où il pratique l'équitation et le golf[45]. En 1932, il pousse ses collaborateurs à jouer au base-ball et certains le suivent dans sa passion, le polo. Walt s'est ainsi entourés de ses amis et employés pour jouer des matchs souvent disputés au Riviera Country Club[48]. Il a aussi eu un haras de sept poneys nommés June, Slim, Nava, Arrow, Pardner, Tacky et Tommy[48].

Co-créateur et producteur de Mickey, Disney est aussi célèbre que son fameux personnage de souris, mais sa vie privée est en revanche moins connue. Un de ses plus grands espoirs est d'avoir un enfant, un garçon si possible, comme son frère Roy Oliver et sa femme Edna qui donnent naissance le 10 janvier 1930 à Roy Edward Disney. Lillian accouche finalement d'une fille, Diane Marie Disney, le 19 décembre 1933 et le couple prend la décision d'en adopter une seconde, Sharon Mae Disney, née le 21 décembre 1936.

Les studios continuent à produire à un rythme effréné des courts métrages, la série Mickey Mouse et les Silly Symphonies sont deux des séries les plus connues du cinéma. Les revenus de ses séries restent juste satisfaisants pour Disney. Il peut faire tourner les studios mais sans générer de réels bénéfices[49].

À partir de 1934, changement de format [modifier]

Une reproduction de caméra multiplane par un amateur d'animation.Afin de rendre ses studios bénéficiaires, Walt décide de produire un long métrage d'animation et un soir de 1934, il visionne avec ses animateurs un film muet de 1919 qu'il a vu dans sa jeunesse : Blanche-Neige avec Marguerite Clark. Son long métrage sera basé sur cette histoire. L'industrie du cinéma a bientôt vent du projet de Disney. Ses concurrents ne tardent pas à prédire la faillite à ce qu'ils appellent la « Folie de Disney ». Lillian et Roy, tous les deux, essayent d'amener Walt à renoncer à son projet, mais celui-ci persiste à travailler dessus.

Entre 1934 et 1937, Les studios Disney utilisent principalement les Silly Symphonies pour tester les techniques nécessaires à Blanche-Neige[50]. Les expérimentations portent sur l'animation réaliste des êtres humains, l'animation de personnages distincts, les effets spéciaux, et l'utilisation de procédés spécialisés et particuliers pour l'animation. Ainsi Le Vieux Moulin (The Old Mill) est le premier film réalisé avec la caméra multiplane inventée par Bill Garity[51], technicien des studios Disney et qui permet de donner un vrai effet de profondeur aux dessins animés. Ce sont surtout les équipes normalement attelées aux Silly Symphonies qui travaillent sur Blanche-Neige ce qui les oblige à consacrer moins de temps à la série. De fait, elle ne tarde pas à disparaître.

Afin d'aider ses animateurs, Walt lance plusieurs projets internes aux studios.
A partir de 1931, Ben Sharpsteen et David Hand deviennent les responsables d'équipes d'apprentis principalement sur les Silly Symphonies et sont concernés à ce titre comme les premiers formateurs des animateurs des studios Disney[52]. Cela permet de former les nombreux animateurs récemment engagés. Voyant que certains se réunissent chez les plus expérimentés d'entre eux pour se perfectionner, Walt engage en 1932 un professeur de dessin du Chouinard Art Institute, Don Graham[53], qui va superviser le soir des séances internes de formation et d'entraînement pour les membres des studios.
En parallèle, Walt regroupe de nombreuses œuvres littéraires et des dessins de tous horizons au sein de la Disney Animation Library. Durant l'été 1935, un voyage en Europe permet d'acheter 350 livres supplémentaires d'auteurs européens, élargissant les sources d'inspiration[54]. Ces développements et formations permettent d'élever la qualité des studios et de donner au long métrage la qualité voulue par Walt.




1937-1954 : Les longs métrages [modifier]
La « Folie de Disney » : Blanche-Neige et les Sept Nains [modifier]

Walt Disney en 1938Blanche-Neige et les Sept Nains, tel est le nom du film en pleine production de 1935 à l'été 1937, quand les studios tombent à court d'argent. Afin de trouver des fonds pour le terminer, Disney doit présenter un extrait non finalisé du film aux responsables financiers de la Bank of America. L'argent est obtenu. Le film terminé est présenté pour sa première au Carthay Circle Theater d'Hollywood le 21 décembre 1937. À la fin de la représentation, le public donne à Blanche-Neige et les Sept Nains une « standing ovation ».

Le premier film long métrage animé (en anglais) et en Technicolor, Blanche-Neige est diffusé en février 1938 sous le nouveau contrat de distribution avec la RKO Radio Pictures[55]. Le film devient le plus rentable de l'année 1938 et rapporte plus de huit millions de dollars de l'époque (aujourd'hui 98 millions $ US) lors de sa diffusion initiale. Il sera le plus important succès du cinéma jusqu'à la sortie de Autant en emporte le vent (1939)[56].

La même année, la première émission de radio produite par Disney, Mickey Mouse Theater of the Air, est diffusée sur NBC avec Mickey interprété par Walt[57].

D'après Leonard Mosley, le frère de Walt Disney, Roy Disney s'est rendu en Allemagne pour assurer la distribution de Blanche Neige et est reçu par Joseph Goebbels[58]. Le film est projeté à Hitler dans son cinéma privé d'Obersalzberg. Selon Roger Faligot, le film devient le film d'animation préféré d'Hitler : « Blanche-Neige, adaptée à l'écran d'après le conte de Jacob et Wilhelm Grimm, originaires de Hesse, n'est-elle pas l'archétype de la beauté nordique et aryenne issue de la littérature allemande ? Et la sorcière au nez crochu, un symbole de l'esprit malfaisant, donc sûrement juif ? »[59]. Selon William Hakvaag, directeur d'un musée militaire norvégien, des dessins signés A Hitler ou A H semblent attester qu'Hitler, dans les derniers moments de la guerre, dessinait des personnages de Walt Disney[60].

Le succès de Blanche-Neige permet à Disney de construire un nouveau complexe bâti sous la forme d'un campus, pour les Walt Disney Studios à Burbank[56]. Ils ouvrent le 24 décembre 1939. Les anciens studios d'Hyperion Avenue sont vendus puis détruits pour devenir un supermarché. L'équipe d'animation qui vient juste d'achever Pinocchio, poursuit le travail sur Fantasia et Bambi, tandis que les équipes de courts-métrages travaillent sur les séries de Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo et Pluto, ainsi que les dernières Silly Symphonies.

Les temps de guerre et la tournée en Amérique latine [modifier]
Pinocchio et Fantasia succèdent à Blanche-Neige dans les cinémas en 1940. Tous deux sont des déceptions financières (Pinocchio a coûté deux fois plus cher à produire que Blanche-Neige). La sortie de Pinocchio, le 7 février à New York, est très bien accueillie par le public. Néanmoins, la guerre en Europe et les pressions financières sur le marché américain ne permettent pas de dégager suffisamment de bénéfices. Fantasia sort, lui, le 13 novembre 1940 au Colony Theater de Broadway. Il permet surtout au travail des studios Disney d'obtenir une reconnaissance artistique, souvent qualifié de chefs-d'œuvre du studio[61],[62].


Walt Disney et Florencio Molina Campos en Argentine.En 1941, Disney est approché par le département d'État, supervisé par Nelson Rockefeller, dans le but de représenter les États-Unis en Amérique latine et de « lutter contre le nazisme » au travers de la Good Neighbor Policy[63]. Disney n'apprécie pas vraiment qu'on lui demande de faire un voyage diplomatique, « d'aller serrer des mains même pour une bonne cause »[63],[64]. Il accepte pourtant. Il décolle avec quelques uns de ses artistes le 17 août 1941 pour une visite de l'Argentine, du Brésil et du Chili[63]. Cette mission est l'occasion de maintenir l'activité de ses artistes et découvrir de nouvelles sources d'inspiration. Le résultat de ce voyage est notamment visible dans les compilations de courts métrages Saludos Amigos (1942) et Les Trois Caballeros (1944) ainsi que quelques courts métrages « éducatifs »[63]. Le succès de ces deux compilations a permis à Disney de refuser la compensation financière promise par le gouvernement avant son départ[63].

Pour satisfaire la curiosité du public, Disney produit Le Dragon récalcitrant (Reluctant Dragon) sur les coulisses de ses films d'animation. Il s'agit d'un documentaire mêlant images réelles et dessins animés[65]. C'est encore là, l'occasion de fournir du travail à ses équipes aux États-Unis. En 1941, Disney décide de participer à l'effort de guerre. En association avec Lockheed Martin, les studios réalisent un dessin animé sur les méthodes de rivetages des avions à destination des nouveaux employés des usines[66]. C'est Four Methods of Flush Riveting qui est resté pendant longtemps classé top secret. La popularité des studios ne cesse de croître, de nombreux régiments ou escadrilles américains demandent aux studios de leur produire des personnages Disney qui serviront notamment à décorer le fuselage des avions[67].

Le film Dumbo, peu coûteux, est produit dans l'objectif d'être vite rentabilisé[68]. Durant la production de ce nouveau film, la plupart des membres de l'équipe d'animation présentent des revendications sur leurs conditions de travail et entament la première grève des studios. En dépit de ces difficultés, la production est menée à son terme, la sortie du film a lieu en octobre 1941. Dumbo est un succès, mais les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale. L'armée américaine réquisitionne la plupart des bâtiments des studios Disney et demande aux équipes de créer des films d'entraînement et d'instruction pour les militaires, aussi bien que des films de propagande tels que Der Fuehrer's Face ou le long métrage Victory Through Air Power, tous deux sortis en 1943[56],[69]. Pour autant, les films militaires rapportent peu, et Bambi n'obtient pas les résultats escomptés quand il sort en avril 1942.

Disney revoit sa stratégie commerciale. Il ressort avec succès Blanche-Neige en 1944, établissant une tradition de réédition, tous les sept ans, des films Disney aux États-Unis[70]. Il réalise des compilations de courts-métrages. Les plus notables sont celles issues de la tournée en Amérique latine, Saludos Amigos (1942), sa suite Les Trois Caballeros (1945) ainsi que Mélodie du Sud (le premier film Disney contenant de vrais acteurs, sorti en 1946). On peut aussi ajouter Danny, le petit mouton noir en 1948 et Le Crapaud et le Maître d'école (1949). Ce dernier contient seulement deux parties : la première basée sur la légende de Sleepy Hollow par Washington Irving et la seconde, intitulé La Mare aux grenouilles, basée sur un extrait du Vent dans les saules de Kenneth Grahame.

À la fin des années 1940, la firme retrouve assez d'argent et d'animateurs pour continuer la production de longs métrages tels que Alice au pays des merveilles ou encore Peter Pan, interrompu durant les années de guerre. Les studios entament le travail de Cendrillon ainsi qu'une série de documentaires animaliers, intitulée True Life Adventures (premier sorti en 1948), dont un épisode, L'Île aux phoques (On Seal Island), a été inspiré à Walt lors d'un voyage en août 1948 en Alaska[71].

La Commission des activités antiaméricaines [modifier]
En 1947, durant les sombres premières années de la Guerre froide, Walt Disney témoigne devant la « Chambre du Comité des Activités Non-Américaines ». A cette occasion[72], il dénonce trois de ses anciens employés auxquels il prête des opinions communistes : Herbert Sorrell, David Hilberman et William Pomerance. L'accusation est grave dans le contexte tendu de l'après-guerre. Ce simulacre de procès est annonciateur du maccarthisme qui, quelques années plus tard, marquera très profondément la conscience américaine. Walt Disney profite de son témoignage pour s'enorgueillir de vertus patriotiques et se donner l'image d'un Américain irréprochable (son studio a participé, notamment par le biais de la propagande, à l'effort de guerre) ; cela donne davantage de poids à sa parole et lui vaut les félicitations du juge qui l'auditionne[73].

Les trois hommes mis en cause, tous trois syndicalistes, démentiront plus tard les propos de leur ancien patron. Il semble surtout que ce témoignage à charge soit la conséquence de leur rôle dans les grèves de 1941 qui ont affecté les studios (certains biographes de Disney, dont Dave Smith[64], pensent précisément que le témoignage de Disney est animé par un fort ressentiment qui date de cet épisode). Ce chapitre de la vie de Disney sera la source de plusieurs rumeurs ou exagérations le concernant.

La fin du premier âge d'or [modifier]
Entre 1949 et 1955, de nombreux changements surviennent pour le studio et l'entreprise Disney en général.

Les produits dérivés vendus par Kay Kermen sont en pleine expansion mais Kermen meurt dans un accident d'avion en 1949. Walt Disney décide de créer une division en interne pour la gestion des produits dérivés, Walt Disney Enterprises[74]. De même que la Walt Disney Music Company est fondée le 1er octobre.

En 1950, Disney lance un long métrage après les quelques films composites (assemblage de moyens métrages) : Cendrillon. Ce film est suivi en 1951 par Alice au Pays des Merveilles et en 1953 par Peter Pan.

Les studios Disney, avec certaines séquences des films produits durant la guerre dont les composites et la série de Walt Disney s'aperçoivent qu'ils peuvent produire des films en prises de vue réelle. En 1950, l'Île au trésor (Treasure Island) devient le premier film d'action entièrement tourné en prises de vues réelles et rapidement suivi par des succès tels que 20 000 Lieues sous les mers (en CinemaScope, 1954), The Shaggy Dog (1959), et La Fiancée de papa (1960).

Grâce entre autres à Cendrillon et L'Île au trésor, le studio retrouve les succès financiers[56].

Les Walt Disney Studios sont parmi les premiers à prendre toute la mesure du potentiel du tout nouveau média qu'est alors la télévision. À la demande de Coca-Cola, ils produisent leur première émission Une heure dans le monde merveilleux (One Hour in Wonderland), diffusée pour Noël en 1950.

En 1955, ils entament la première série télévisuelle quotidienne du studio, le populaire Mickey Mouse Club, qui continuera dans de nombreuses versions jusqu'aux années 1990.

Walt Disney présente lui-même une série hebdomadaire d'anthologie sur ABC nommée Disneyland d'après le nom du parc. Dans cette émission il montre des extraits des productions Disney précédentes, fait faire le tour des studios, et familiarise le public avec le parc Disneyland qui est en construction à Anaheim en Californie. Après 1955, l'émission télévisuelle est connue sous le nom de Walt Disney Presents, et quand le noir et blanc cède la place à la couleur en 1961, le nom change en Le Monde Merveilleux en couleur de Walt Disney pour évoluer vers ce qui est connu aujourd'hui sous le nom Le Monde Merveilleux de Disney. Elle continue à être diffusée sur ABC en 2005.

Comme le studio s'élargit et se diversifie dans d'autres médias, Disney accorde de moins en moins d'attention au département d'animation, abandonnant la plupart des activités aux animateurs clés, qu'il surnomme Les Neuf Sages.

La production de courts métrages conserve son rythme jusqu'en 1956[75], date à laquelle la société liquide la division concernée. Les projets spéciaux de courts métrages continuent à être produits pour le reste de la durée des studios de façon irrégulière. Ces productions sont toutes distribuées par la nouvelle filiale de Disney, Buena Vista Distribution, qui assume ce rôle repris à RKO en 1955.

1955-1966 : L'empire Disney [modifier]
L'année 1955 est une date clé de la vie de Walt Disney. L'ouverture du parc Disneyland en 1955 change le statut de Walt Disney qui n'est plus seulement l'homme d'animation. Les Walt Disney Productions, société fondée par Walt et son frère Roy sont devenus un empire de média et réussissent dans quasiment tous les domaines où ils sont présents. Le succès des films, de la télévision, du parc et des produits dérivés permet à la fois à la société d'être un empire commercial mais aussi à Walt d'assouvir plusieurs projets[56].

Walt est un homme aux multiples passions et depuis la fin de la guerre plusieurs projets le détournent de son métier d'origine, l'animation. Voici par ordre chronologique, quelques uns des projets qui occupent Walt durant les onze années précédant sa mort.

Carolwood Pacific Railroad [modifier]
Article détaillé : Carolwood Pacific Railroad.
En 1949, Disney et sa famille déménagent dans une nouvelle maison avec une grande parcelle de terrain dans le district d'Holmby Hills de Los Angeles. Disney peut assouvir une de ses passions : les miniatures ferroviaires. Avec l'aide de ses amis Ward Kimball et sa femme Betty, propriétaires de leur propre train dans leur jardin, Walt Disney conçoit les plans et construit un train miniature dans son jardin. Le nom du chemin de fer, Carolwood Pacific Railroad, provient de l'ancienne adresse de Walt située dans la rue Carolwood Drive. Il donne à la locomotive à vapeur construite par Roger E. Broggie, membre des studios Disney, le nom de Lilly Belle en honneur de sa femme. Cette réalisation préfigure sans doute la nouvelle orientation des studios Disney.

Disneyland [modifier]
Article détaillé : Disneyland.

Chateau de la Belle au Bois dormant le 5 mai 2005Dès la fin des années 1940, lors d'un voyage d'affaire à Chicago, Disney élabore l'esquisse d'un parc de loisirs au pied des studios où il prévoit que ses employés passent du temps avec leurs enfants. Le Parc Mickey comprend tout d'abord un jardin, une ville du Far West et un espace forain. Les idées qu'il développe deviennent un concept de plus grande envergure et prend le nom de Disneyland[76]. Le 27 mars 1952, le journal de Burbank annonce l'ouverture de Disneyland sur le terrain du studio mais les idées sorties de l'imagination de Walt sont trop nombreuses pour cet espace étroit. Walt crée une nouvelle filiale à sa société, appelée WED Entreprises, afin de développer et construire le parc. Cette filiale est constituée d'un petit groupe des employés des studios Disney qui rejoignent le projet de développement de Disneyland en tant qu'ingénieurs et planificateurs, et sont surnommés « Imagineers ».

Quand Walt présente son plan aux Imagineers, il dit « Je veux que Disneyland soit le plus merveilleux endroit de la terre, et qu'un train en fasse le tour » - le Carolwood Pacific Railroad qui remportait un vif succès auprès de ses filles avait inspiré à Disney l'idée d'inclure un chemin de fer dans ses plans pour Disneyland, le Disneyland Railroad.

Disneyland, l'un des premiers parcs à thème au monde, ouvre finalement le 17 juillet 1955 et devient rapidement un succès. Les visiteurs du monde entier viennent visiter Disneyland, qui comprend des attractions adaptées de nombreux films ou franchises à succès de Disney. De nombreuses attractions ouvrent régulièrement dans le parc depuis son ouverture.

La suite du succès de l'entreprise Disney [modifier]

Walt Disney en 1954A partir du milieu des années 1950, Disney produit un grand nombre de films éducatifs sur le programme spatial américain avec la collaboration du concepteur de la fusée de la NASA Wernher von Braun : Man in Space et Man and the Moon en 1955, puis Mars and Beyond en 1957. Ces films attirent l'attention non seulement du public, mais aussi du programme spatial russe[77].

En 1957, Disney rencontre le créateur des Muppets, Jim Henson, et ils commencent à créer les premiers personnages des Muppets qui comportent de nombreuses similitudes avec Mickey Mouse, notamment Kermit la grenouille. Les personnages apparaissent avec l'intermède Muppet Magic dans The Ed Sullivan Show entre 1958 et 1962.

La fin des années 1950, voit se poursuivre les productions télévisées familiales dont Zorro diffusées sur ABC à partir de 1957[77] et le Mickey Mouse Club.

La société WED Entreprises est engagée en 1960 par le CIO pour organiser les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques d'hiver de 1960[78].

Au début des années 1960, l'empire Disney est un succès majeur, et Walt Disney Productions s'est établi comme le premier producteur au monde de divertissements familiaux. Après des décennies de tentatives, Disney se procure finalement les droits du livre de Pamela Lyndon Travers, à propos d'une nounou magique. Mary Poppins sort en 1964 et est le film de Disney des années 1960 le plus couronné de succès. De nombreuses personnes saluent la combinaison de films d'animation et de prises de vue réelles comme étant arrivée à son paroxysme.

La même année, Disney ouvre quatre attractions dans les pavillons de l'Exposition mondiale de New York 1964-1965, comprenant des Audio-Animatronics. Toutes les attractions sont plus tard intégrées à Disneyland. Elles confortent Disney dans l'idée que le projet d'un nouveau parc sur la côte est viable. L'homme avait déjà envisagé ce nouveau parc peu après l'ouverture de Disneyland.

Le « Projet Floride » : Walt Disney World Resort [modifier]
Article détaillé : Walt Disney World Resort.

Château de Cendrillon, au centre de Magic Kingdom, point de repère du parc Walt Disney World.En 1964, Walt Disney Productions commence discrètement à acheter des terrains dans le centre de la Floride, au sud-ouest d'Orlando dans une zone largement rurale de plantations d'oranges pour son mystérieux « Projet Floride. » La société acquiert plus de 11 000 ha (109 km²) de terrain sous le couvert de sociétés écrans, et fait modifier favorablement la législation de l'État afin de s'octroyer un contrôle quasi-gouvernemental sans précédent sur la zone. Le projet sera réellement développé à partir de 1966, avec la fondation du Reedy Creek Improvement District. Walt Disney et son frère Roy Oliver annoncent ensuite les plans de ce qui sera appelé plus tard « Walt Disney World Resort. »

Disney World doit comprendre une version plus large, plus élaborée de Disneyland qui sera appelée Magic Kingdom (Royaume Enchanté), il comprend aussi plusieurs parcours de golf et des hôtels. Le cœur de Disney World doit être l'Experimental Prototype City (or Community) of Tomorrow (EPCOT), ou Cité prototype expérimentale de demain. EPCOT est conçue comme une ville opérationnelle où les habitants peuvent vivre, travailler et interagir en utilisant des technologies expérimentales ou avancées pendant que des scientifiques développent et testent d'autres nouvelles technologies afin d'améliorer la vie et la santé de l'homme.

Décès de Walt Disney [modifier]
En parallèle Walt travaille sur le projet du Disney's Mineral King Ski Resort qu'il révèle à la presse le 19 septembre 1966. L'homme paraîtra pâle et fébrile lors de ce qui sera sa dernière conférence de presse.

L'investissement personnel de Walt Disney dans Disney World cesse en hiver 1966. Une tumeur cancéreuse est diagnostiquée durant l'été dans le poumon gauche de ce grand fumeur[79]. Il est suivi à l'hôpital St. Joseph situé juste de l'autre côté de la rue du complexe des Studios Disney. Pendant l'automne sa santé se détériore. Il est déclaré mort le 15 décembre 1966 vers 9 heures 30 (heure locale), soit deux semaines après avoir célébré son soixante cinquième anniversaire[80]. Il repose au cimetière Forest Lawn Memorial Park de Glendale en Californie. Roy Disney mène à bien le projet Floride, insistant pour que le nom devienne Walt Disney World en l'honneur de son frère. Malheureusement Roy Disney décède à son tour, trois mois après l'ouverture du Magic Kingdom le 20 décembre 1971[81].

L'héritage laissé par Disney [modifier]

Timbre américain de 1968 à l'effigie de Walt DisneyWalt Disney a été immortalisé de nombreuses fois par ses émissions télévisées, ses projets mais aussi par une statue intitulée Partners et exposée dans plusieurs parcs Disney.

Une marque déposée [modifier]
Le nom Walt Disney est devenue une marque déposée, portant la référence 1141312[82] auprès de l'United States Patent and Trademark Office (USPTO). Elle est utilisée depuis le 19 janvier 1933 mais n'a été déposée par Walt Disney Productions qu'en 1979 et validée par l'USPTO le 11 novembre 1980[82]. Mais un problème de droit survient ce qui oblige le 8 juillet 1981, Walt Disney Productions à acheter à la société Retlaw Enterprises, détenue par la famille Disney (sa veuve et ses 2 filles), les droits sur le nom « Disney » pour 46,2 millions de $[83].

D'après la désignation de la marque déposée auprès d'USPTO, le nom Walt Disney est considéré comme une marque standard de personnage (code 4)[82]

Walt Disney n'a pas réalisé beaucoup de dessins d'animation, pourtant de nombreuses œuvres comportent sa signature. Celle-ci a été confiée à des artistes du studio qui ont ainsi réalisés des cartes, posters et autres objets « dédicacés ». Le premier à être autorisé est Hank Porter[84], puis plusieurs autres dont Bob Moore[85].

L'empire de loisirs et de média Disney [modifier]
Article détaillé : The Walt Disney Company.
Aujourd'hui, les studios d'animation et production ainsi que les parcs à thèmes de Walt Disney se sont développés en une société multinationale, multimilliardaire, de télévision, cinéma, destination de vacances et autres médias qui porte son nom. La Walt Disney Company possède aujourd'hui entre autres, quatre complexes de vacances, onze parcs à thèmes, deux parcs aquatiques, trente-deux hôtels, huit studios de cinéma, six labels de disques, onze réseaux de télévision par câble et un réseau de télévision terrestre.




PDG de la Walt Disney Company
Précédé par
- Walt Disney
1929–1966 Suivi par
Roy Oliver Disney

Les parcs à thèmes [modifier]
Article détaillé : Walt Disney Parks and Resorts.
Ce qui était initialement connu comme le Projet Floride est actuellement la plus grande et la plus populaire destination touristique privée de la terre. Depuis la statue Partners au Magic Kingdom jusqu'au Tree of Life de Animal Kingdom, Walt Disney est toujours à l'honneur et sa vision perpétuée. Sa fascination pour les transports de masse prend vie dans le monorail de Walt Disney World Resort[86] qui fonctionne entre deux parcs à thèmes et quatre hôtels. Son rêve du futur prend lui vie à EPCOT dans des attractions et des expositions à la pointe de la technologie.

Quand la seconde phase de Walt Disney World est construite, EPCOT est transformé par les héritiers de Walt Disney en un parc à thème EPCOT Center, qui ouvre en 1982. Le parc Epcot qui existe encore actuellement est essentiellement une foire internationale et seulement une infime partie de la ville fonctionnelle envisagée par Walt. Toutefois, la ville de Celebration[87] construite par la Walt Disney Company et adjacente à Walt Disney World Resort rattrape un peu la vision d'EPCOT.

Disneyland, d'un parc à thème étriqué s'est transformé en un domaine de loisirs avec deux parcs à thèmes, trois hôtels et un large complexe de boutiques. Walt Disney World Resort est une destination favorite pour les vacances pour les touristes du monde, et Tokyo Disneyland est le parc à thème le plus visité au monde (le Tokyo DisneySea du même domaine est le second). Parc Disneyland, en dépit de divers problèmes économiques qui ont émaillé le parc depuis son ouverture, est toujours le lieu le plus visité d'Europe. Il comprend lui aussi un second parc, le parc Walt Disney Studios, inauguré le 16 mars 2002. En septembre 2005, la Walt Disney Company a aussi ouvert le Hong Kong Disneyland Resort en Chine.

Le 5 mai 2005, la Walt Disney Company entame la fête de Retour au pays le plus heureux de la terre devant le château de la Belle au bois dormant de Disneyland, conçu par Walt, célébrant les cinquante ans du plus connu des parcs à thèmes. Les parcs de Walt Disney Parks and Resorts sont renommés de part le monde pour la minutie de leurs détails, l'hygiène et leurs standards, tous définis par Walt Disney pour Disneyland.

L'animation Disney [modifier]
Après la mort de Walt, le studio a poursuivi la production de films d'animation, essentiellement des longs métrages. Les courts métrages ont été eux remplacés dans les années 1980 par des séries télévisées. Au milieu des années 1990, les studios se sont associés à Pixar pour produire des longs métrages en animation de synthèse, perpétuant en quelque sorte l'héritage d'innovation de Walt.

Article détaillé : Walt Disney Pictures et Liste des longs-métrages d'animation produits par les Studios Disney.
Entre 2000 et 2006 une période sombre a obscurci le studio. L'animation traditionnelle à la main, avec laquelle Walt Disney avait construit le succès de sa société, ne devait plus exister aux studios de Walt Disney Feature Animation. À la fin du XXe siècle, après une période de longs métrages animés traditionnels au succès mitigé, les deux studios satellites à Paris et Orlando sont fermés et le principal studio à Burbank est converti en un studio d'animation de synthèse. En 2004, la Walt Disney Company annonce la production de son dernier film long métrage en animation traditionnelle : La Ferme se rebelle. Les studios DisneyToon en Australie continuent toutefois de produire des films à petit budget en animation traditionnelle, principalement les suites des succès passés, avant de fermer à la fin de l'année 2006.

A la suite du rachat de Pixar par Disney, John Lasseter promu directeur de l'animation a décidé de renouer avec l'animation traditionnelle et annonce la sortie pour 2010 de La Princesse et la Grenouille.

CalArts [modifier]
Walt Disney accorde un temps substantiel dans ses dernières années à fonder le California Institute of the Arts (CalArts), qui est fondé en 1961 grâce à la fusion du Los Angeles Conservatory of Music et du Chouinard Art Institute, qui avait contribué à former les équipes d'animation durant les années 1930. Quand Walt meurt, CalArts hérite d'un quart de ses biens, ce qui constitue une manne substantielle qui est affectée à la construction de nouveaux bâtiments sur son campus. Walt lègue par ailleurs 38 acres (154 000 m²) du ranch de Golden Oak à Valencia pour que l'école puisse y être construite. CalArts déménage au campus de Valencia en 1971.

Lillian Disney, veuve de Walt, consacre une grande partie de son temps à suivre CalArts et organiser des centaines d'événements de récoltes de fonds pour l'université par respect des dernières volontés de son mari. Elle s'investit également dans le Walt Disney Symphony Hall de Los Angeles). Après la mort de Lillian à la fin de l'année 1997, l'héritage de cette tradition perdure avec sa fille Diane et son mari Ron. CalArts est aujourd'hui l'une des plus grandes universités indépendantes en Californie, principalement grâce aux contributions des Disney.

Filmographie [modifier]
Article détaillé : Filmographie de Walt Disney.
Walt Disney est à l'affiche de nombreuses productions principalement des animations de ses propres studios comme producteur essentiellement mais aussi en tant qu'acteur, réalisateur ou scénariste.

Principaux films cités :

1923 à 1927 : Alice Comedies (série)
1927 : Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit) (série)
1928 : Steamboat Willie (court-métrage)
1929 : Silly Symphonies (série)
1937 : Blanche-Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs)
1940 : Pinocchio
1940 : Fantasia
1941 : Le Dragon récalcitrant (The Reluctant Dragon)
1941 : Dumbo
1943 : Der Fuehrer's Face
1942 : Saludos Amigos
1942 : Bambi
1943 : Victoire dans les airs (Victory Through Air Power)
1944 : Les Trois Caballeros (The Three Caballeros)
1946 : Mélodie du Sud (Song of the South)
1946 : La Boîte à musique (Make Mine Music)
1948 : Danny, le petit mouton noir (So Dear To My Heart)
1949 : Le Crapaud et le Maître d'école (The Adventures of Ichabod and Mr. Toad)
1950 : Cendrillon (Cinderella)
1950 : L'Île au trésor (Treasure Island)
1951 : Alice au Pays des Merveilles (Alice in Wonderland)
1953 : Peter Pan
1954 : 20 000 lieues sous les mers (20 000 Leagues Under the Sea)
1955 : La Belle et le Clochard (Lady and the Tramp)
1959 : La Belle au bois dormant (Sleeping Beauty)
1961 : Les 101 Dalmatiens (One Hundred and One Dalmatians)
1963 : Merlin l'enchanteur (The Sword in the Stone)
1964 : Mary Poppins (Mary Poppins)
1967 : Le Livre de la Jungle (The Jungle Book)
Distinctions [modifier]
Oscars [modifier]
Walt Disney détient le record des récompenses aux Oscars du cinéma avec 22 dans des catégories en compétition et 4 en honneur de ses contributions :

1932 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Des arbres et des fleurs (1932)
1932 : Oscar d'honneur pour : création de Mickey Mouse.
1934 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Les Trois petits cochons (1933)
1935 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Le Lièvre et la Tortue (1934)
1936 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Trois petits orphelins (1935)
1937 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Cousin de campagne (1936)
1938 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Le Vieux Moulin (1937)
1938 Oscar d'honneur pour : Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), formé de 8 statuettes, une grande et 7 petites, en hommage au film.
1939 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Ferdinand le taureau (1938)
1940 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Le Vilain Petit Canard (1939)
1940 Oscar d'honneur pour : Fantasia (1940)
1942 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Tends la patte (1941)
1943 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Der Fuehrer's Face (1942)
1949 : Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Seal Island (1948)
1949 Irving G. Thalberg Memorial Award
1951 : Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Beaver Valley (1950)
1952 : Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Nature's Half Acre (1951)
1953 : Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Water Birds (1952)
1954 : Oscar du meilleur film documentaire pour : Le Désert vivant (1953)
1954 Oscar du meilleur court-métrage documentaire pour : The Alaskan Eskimo (1953)
1954 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Les Instruments de musique (1953)
1954 Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Bear Country (1953)
1955 : Oscar du meilleur film documentaire pour : The Vanishing Prairie (1954)
1956 : Oscar du meilleur court-métrage documentaire pour : Men Against the Arctic
1959 : Oscar du meilleur court-métrage de fiction pour : Grand Canyon
1969 : Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Winnie l'ourson dans le vent
Autres récompenses [modifier]
Walt Disney a été distingué par une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Walt Disney a été la première personne distinguée par une étoile sur l'Anaheim walk of stars. Cette étoile a été décernée en honneur des contributions significatives de Walt à la ville d'Anaheim où a été construit le parc de Disneyland, devenu le Disneyland Resort. Elle est située à l'entrée piétonne du Disneyland Resort sur Harbor Boulevard.

Walt Disney a reçu :

la Médaille d'or du Congrès le 24 mai 1968 à titre posthume (P.L. 90-316, 82 Stat. 130-131)[88]
la Légion d'honneur en 1935 en France.[89]
une médaille spéciale de la Société des Nations pour la création de Mickey Mouse en 1935[90].
la médaille présidentielle de la Liberté (Presidential Medal of Freedom) le 14 septembre 1964 par le président Lyndon B. Johnson[91],[92].
En raison de l'investissement de Walt Disney dans le Sugar Bowl Resort de North Tahoe, une montagne a été rebaptisée Disney Mountain.[93]

Le 6 décembre 2006, le gouverneur californien Arnold Schwarzenegger et la première dame Maria Shriver intronisèrent Walt Disney au sein du California Hall of Fame situé dans le California Museum for History, Women, and the Arts[94].

Divers [modifier]
L'œuvre de Walt Disney est perçue de différentes manières, qui vont du « génie du divertissement » selon Judith Pinkerton Josephson[95] à l'artiste de « mauvais goût » comme l'écrivent Georges Sadoul et Émile Breton dans leur Dictionnaire des cinéastes : « Après l'échec artistique du très ambitieux Fantasia, le créateur [Walt Disney] déclina, le brio technique ne compensa plus le foisonnement du mauvais goût (déjà latent dans les Silly Symphonies).» [96] en passant par l'« ami de la famille » pour Leonard Maltin[97].

Impact sociologique [modifier]
Pour Dave Smith, fondateur et responsable des Walt Disney Archives, Walt était « un génie qui savait ce que voulait le public en matière de divertissement familial », un « innovateur (mais) pas un suiveur », il « embrassait totalement les nouveaux concepts ou procédés qui l'intéressait et leur donnait une chance souvent à la défaveur de ses conseillers financiers, mais le temps prouvait qu'il avait raison »[56]. La liste des innovations est longue[56] : premier court métrage d'animation avec son synchronisé, le storyboard, le premier long métrage d'animation, le système Fantasound (salle de cinéma stéréophonique), le Cinémascope, le Circle-Vision 360°, le procédé Xerox, les séries de documentaires animaliers, les parcs à thèmes, la première émission télévisée en stéréo,...

L'univers créé par Walt Disney est connu comme un vecteur de la culture américaine et de nombreux stéréotypes. D'après une étude d'Elena Gianini Belotti, Du côté des petites filles[98], « les contes originaux desquels sont tirés la plupart des productions Disney mettent en scène des personnages féminins inaptes à quoi que ce soit. Les fées et magiciennes, pour celles qui ne sont pas maléfiques, ne tiennent leur pouvoir que de puissances supérieures et donc extérieures à elles. Cet univers magique constitue donc un support de transmission aux enfants des règles qui cloisonneront plus tard une vision différenciée des sexes, de leurs capacités et de leurs rôles... »

Anecdotes [modifier]
Au Collège en quatrième (1915), Walt mémorise le discours de Gettysburg (par jeu) et surprend tout le monde en arrivant à l'école déguisé en Abraham Lincoln, le 16e président des États-Unis dont on fêtait l'anniversaire. Son costume consiste en une vieille veste de son père et une barbe faite main. Il colle même une verrue en mastic à sa joue. Son professeur est enchanté[99]. Ce n'est donc pas une surprise que des années plus tard, quand son studio crée le premier personnage humain totalement fonctionnel d'audio-animatronic pour la foire internationale de New York 1964-1965, il décide de lui donner les traits d'Abraham Lincoln !
Disney avait des goûts simples pour la nourriture. D'après sa fille Diane, « Il aimait les frites, les hamburgers, les omelettes westerns, les hotcakes, les pois en conserve, les hachis, ragoûts et sandwichs de rosbif. Il n'aimait pas vraiment les légumes, mais aimait les foies de volaille, les macaronis et le fromage. » Lillian Disney se plaignait souvent, « Pourquoi préparerais-je un repas quand tous les Disney veulent seulement une boîte de chili ou de spaghetti ? »
Bien qu'il fût baptisé chrétien, Walt Disney ne fut pas un fréquent visiteur des églises. Des personnes pieuses lui demandèrent occasionnellement de réaliser des films sur la religion mais Walt déclina. Malgré cela, un certain nombre des Silly Symphonies contiennent des personnages de la Bible, dont :
Les Cloches de l'Enfer (11 novembre 1929), comprenant Satan.
L'Arche de Noé (8 avril 1933), comprenant Noé, Ham, Japheth, Shem et leurs épouses respectives.
The Goddess of Spring (3 novembre 1934), comprenant Perséphone et une version de son oncle/époux Hadès/Pluton, identifié ici à Satan.
Noah's Ark (10 novembre 1959), comprenant Noé, Ham, Japheth, Shem et leurs épouses respectives. Fait partie des Silly Symphonies non officielles.
« Oncle Walt » peut être vu dans les années 1950 à Disneyland faisant de menus travaux de ménage, comme l'offre de poussettes aux visiteurs, klaxonnant sous le toit d'une voiture dans Main Street USA, pêchant aux Rivers of America, ou pilotant le Mark Twain.
À l'automne 1963, pendant la recherche du site pour le « Projet Floride », Walt et Roy Disney volèrent d'abord au-dessus des zones côtières de Floride, et ensuite au-dessus des forêts et marécages proches d'Orlando qu'il avait choisis comme site pour devenir Walt Disney World Resort. Peu après, leur avion atterrit à la Nouvelle-Orléans sur le chemin du retour en Californie. Là, les frères Disney apprirent l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, 35e président des États-Unis. Ce dernier avait été assassiné le même après-midi à Dallas au Texas le 22 novembre 1963. Le lendemain matin le parc Disneyland ouvrait normalement, ce qui fut reproché à Walt Disney, les drapeaux américains devant être mis en berne[100].
Un des audio-animatronic de pirates dans l'attraction Pirates of the Caribbean (ouverte en 1967) possède le visage de Walt Disney. Il a été pris du même moule qui a été utilisé pour faire la statue de Disney qui orne la place centrale [101].
Légendes urbaines [modifier]
Plusieurs légendes ou rumeurs existent sur Walt Disney. La plupart ont été regroupées par Marc Eliot dans son livre Hollywood's Dark Prince [102]. En voici quelques-unes :

Walt Disney est le fils illégitime hors mariage d'une femme née dans une ville près d'Almería, en Andalousie, province d'Espagne et adopté par Flora et Elias Disney.
Rien n'indique un quelconque élément de vérité.
Walt Disney aurait reçu une mauvaise rafale de fusil durant la Première Guerre mondiale.
Disney ayant servi comme ambulancier dans la Croix-Rouge de 1917 à 1919, rien ne fait état qu'il ait été blessé mais sa fonction a pu faire croire à des blessures.[103]
Walt Disney aurait empêché le drapeau des États-Unis d'être mis en berne à Disneyland après l'assassinat du président Kennedy en 1963.
Disney était très occupé à cette époque recherchant le site de Walt Disney World Resort, ainsi un choix de gestion « minime » ne dépendait pas de lui, de plus il était à bord d'un avion de retour de Floride.[102]
Quand Walt Disney reçut la médaille présidentielle de la Paix par le président Lyndon Baines Johnson durant une cérémonie en 1964 à la Maison Blanche, il aurait porté un insigne « Goldwater », le candidat opposé à Johnson, sur son revers de veste. [104]
Disney aurait son corps congelé et cryogénisé après sa mort, stocké sous l'attraction Pirates of the Caribbean à Disneyland.
Disney ayant été incinéré et son urne déposée dans la crypte familiale au Forest Lawn Memorial Park à Glendale en Californie, c'est impossible[105]. Cette thèse est toutefois largement "soutenue" par Leonard Mosley[106].
Le visage de Walt Disney apparaîtrait sur un buste dans Haunted Mansion.
Le buste de l' « Oncle Théodore » est celui de l'acteur vocal Thurl Ravenscroft. Il semble qu'il est en place depuis l'ouverture de l'attraction le 9 août 1969. Mais a contrario l'un des pirates de Pirates of the Caribbean présente lui réellement le visage de Walt moulé par Blaine Gibson et depuis utilisé pour la statue Partners.
On prétend que le fantôme de Disney peut être vu dans plusieurs bâtiments de Disneyland tels que la Disney Gallery de New Orleans Square à Disneyland ou l'ancien Sunkist bar.
Rien ne prouvant l'existence des fantômes...
Disney serait le descendant d'un des sorciers de Salem, sa mère étant une descendante du Révérend G Burroughs.
Flora Call aurait bien un de ses aïeuls qui a habité dans la région de Salem à l'époque mais le lien n'est pas clairement établi et des erreurs de généalogie sont possibles. Le nom Call était courant à l'époque, de plus le révérend était un symbole de force de caractère car il a refusé jusqu'à son supplice par écrasement sous des rochers d'admettre une quelconque adhésion à la sorcellerie.
Disney serait un franc-maçon, la preuve venant principalement de la tenue de Mickey, inspirée des tabliers de la confrérie.
Rien ne le prouve et la tenue de Mickey Mouse a été conçue dans un souci de simplicité.
Disney était un juif et un anti-communiste.
A priori il a été baptisé protestant (d'origine irlandaise) et ne s'est jamais converti[3]. Rien n'indique pour lui une quelconque adhésion à la religion juive à la différence de son neveu Roy Edward Disney dont la société Shamrock affiche avoir des capitaux privés en Israël. Pour l'anti-communisme, deux choses s'opposent : la vision d'EPCOT mêlant communisme, socialisme et libéralisme (ou celle de studios de Burbank) et la Commission des activités anti-américaines en 1947 où il a dénoncé comme communistes des animateurs syndicalistes qui avaient travaillé avec lui en 1941 et qui avaient déclenché une grève dans les studios Disney. Il semble plutôt être indépendant des extrêmes politiques mais avec un idéal de monde meilleur.
Disney était un antisémite notoire.
D'après Robin Allan, une accusation d'antisémitisme a été portée par Richard Schikel dans une critique du personnage de Stromboli dans Pinocchio (1940) et dans un souci d'équité, non pas sur l'animateur en charge du personnage, mais sur Disney[107]. D'après Katherine et Richard Greenne[108] cette idée daterait de la grève des studios Disney en 1941 lorsque certains dirigeants syndicalistes arguaient que Walt ne pouvaient supporter Herbert K. Sorrell, un animateur de confession juive. De nombreux employés juifs infirmèrent ce fait et Joe Grant indique "qu'il n'y a aucune preuve dans ce sens"[108]. Toutefois Leonard Mosley rapporte des propos assez diffamatoires[109].
Francis Marmande explique dans un article citant Jean-Louis Ezine, que la plupart des problèmes de tyrannie de Walt Disney seraient liés à sa moustache qu'il voulait incomparable au sein de sa société[110].
Le code vestimentaire était surtout lié au parc Disneyland ouvert en 1955. Un code plus succinct existait au sein des studios mais de nombreuses exceptions existent. Ainsi Thurl Ravenscroft portait la moustache. Walt Disney appréciait et travailla avec Dalì entre autres sur Destino dans les années 1940. La "tyrannie" de Disney souvent associée à la grève des studios et à la commission anti-américaine daterait plutôt des années 1940. On peut voir ici des raccourcis historiques qui donnent lieu à des interprétations saugrenues.
Bibliographie [modifier]
Biographies de Walt Disney [modifier]
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Autres ouvrages [modifier]
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(fr) L'Empire Disney, Robert Lanquar, Que Sais-je ? n° 2726, Presses Universitaires de France, 2° édition, Paris 1997, (Ière 1992), (ISBN 9-782-130-451839).
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Pierre Lambert, Walt Disney, l'âge d'or, 2006 [détail des éditions]
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(fr) Peter Stephan Jungk (trad. Johannes Honigmann), Le roi de l'Amérique, Éditions Jacqueline Chambon, 08 janvier 2009, broché, 278 p. (ISBN 2742781145).
roman à caractère biographique

Notes et références [modifier]
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↑ (fr) Dave Smith & Steven Clark, Walt Disney : 100 ans de magie p. 57
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↑ Chairman : [...]I want to congratulate you on the form of entertainment which you have given the American people and given the world and congratulate you for taking time out to come here and testify before this committee. He has been very helpful.Le témoignage de Disney sur le site de CNN. [archive]
↑ (fr) Dave Smith & Steven Clark, Walt Disney : 100 ans de magie p. 65
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↑ (en) Jeff Kurtti, Since the World began: Walt Disney World, the first 25 years p 20
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↑ (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p. 400
↑ (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p. 384
↑ (en) Jeff Kurtti, Since the World began: Walt Disney World, the first 25 years P 34
↑ (en) Jeff Kurtti, Since the World began: Walt Disney World, the first 25 years P 164
↑ Congressional Gold Medal Recipients [archive]
↑ (fr) Disney, Walt - Bedetheque.com [archive]
↑ Walt Disney au Grand Palais [archive]
↑ Presidential Medal of Freedom Recipient Walt Disney, Creator of Mickey Mouse and The Happiest Place on Earth, Disneyland! [archive]
↑ (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p. 450
↑ Sugar Bowl Resort - The Mountain - History [archive]
↑ The California Museum Opens New Exhibit Commemorating First-Ever Inductees Into Inaugural California Hall of Fame [archive]
↑ Judith Pinkerton Josephson, Walt Disney: Genius of Entertainment, 2006, ISBN 0-7660-2624-8
↑ Georges Sadoul et Émile Breton, Dictionnaire des cinéastes, Editions du Seuil, 1974, p 69
↑ Leonard Maltin in Walt Disney Treasures - Your Host, Walt Disney (DVD, 2006)
↑ (fr) Elena Gianini Belotti, Du côté des petites filles, ISBN 2-7210-0449-2
↑ (fr) Dave Smith & Steven Clark, Walt Disney : 100 ans de magie p. 5
↑ (en) Jeff Kurtti, Since the World began: Walt Disney World, the first 25 years p 18
↑ (en) Jeff Kurtti, Since the World began: Walt Disney World, the first 25 years P 61
↑ a et b (en) Marc Eliot, Walt Disney: Hollywood's Dark Prince, Harpercollins, 1993, 1994 (ISBN 0061007897)
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↑ Medal of Freedom [archive]
↑ Walt Disney Frozen ? [archive]
↑ (en) Leonard Mosley, Disney's World - A Biography by Leonard Mosley p 289 et 299
↑ (en) Robin Allan, Walt Disney and Europe p. 87.
↑ a et b (fr) Katherine et Richard Greenne, Inside the Dream : The Personal Story of Walt Disney, Disney Editions, 2001, (ISBN 0-7868-5350-3), p 74
↑ (en) Leonard Mosley, Disney's World - A Biography by Leonard Mosley p ?
↑ La moustache de Walt Disney, par Francis Marmande [archive]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
La famille Disney
La méthode Walt Disney
Liens externes [modifier]
(fr+en) Walt Disney sur l'Internet Movie Database.
(fr) Philippe Dagen, « Walt Disney révèle ses sources », dans Le Monde, 17/09/2006, Lire en ligne
(fr) Michel Poulaert, Légendes urbaines ? "Les images subliminales dans les dessins animés." Lire en ligne
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La Belle et le Clochard
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Titre original Lady and the Tramp
Réalisation Clyde Geronimi
Wilfred Jackson
Hamilton Luske
Scénario Erdman Penner, Joe Rinaldi,
Ralph Wright, Don DaGradi
Musique Oliver Wallace
Société de production Walt Disney Pictures
Société de distribution Buena Vista Pictures Distribution
Budget 4 millions de US$
Format Couleurs - Son stéréo (RCA Sound System)
1,37:1 et 2,35:1 (Cinemascope)
Durée 75 minutes
Sortie 1955
Langue(s) originale(s) Anglais
Pays d'origine États-Unis
La Belle et le Clochard est le 19e long-métrage d'animation et le 15e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1955, il est adapté d'une histoire de Ward Greene, Happy Dan, the Whistling Dog, parue en 1937.

Une suite, exploitée directement en vidéo, lui sera donnée en 2001 : La Belle et le Clochard 2 : L'Appel de la rue.

Sommaire [masquer]
1 Synopsis
2 Fiche technique
3 Distribution
3.1 Voix originales
3.2 Voix françaises
3.2.1 1er doublage (1955)
3.2.2 2e doublage (années 1980)
3.2.3 3e doublage (1997)
4 Chansons du film
5 Récompenses et nominations
6 Sorties cinéma
6.1 Premières nationales
6.2 Ressorties principales
7 Sorties vidéo
8 Le saviez-vous ?
9 Titre en différentes langues
10 Notes et références
11 Liens externes


Synopsis [modifier]
Jim et sa femme, Darling, vivent dans une belle maison d'une petite ville tranquille de la Nouvelle-Angleterre en compagnie de Lady, une chienne cocker spaniel, elle-même entourée de Jock, un scottish terrier et de César, un vieux limier de Saint-Hubert[1]. Un jour, elle fait la connaissance d'un chien errant surnommé « Clochard ». Ce dernier lui révèle alors que lorsque ses maitres auront un bébé, la belle vie qu'elle mène touchera à sa fin.

Fiche technique [modifier]
Titre original : Lady and the Tramp
Titre français : La Belle et le Clochard
Réalisation : Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske
Scénario : Erdman Penner, Joe Rinaldi, Ralph Wright et Don DaGradi d'après Ward Greene
Conception graphique :
Cadrage (Layout) : Ken Anderson, Tom Codrick, McLaren Stewart, Al Zinnen, Don Griffith, Kendall O'Connor, Thor Putnam, Hugh Hennesy, Colin Campbell, Lance Nolley, Victor Haboush, Jacques Rupp et William Bosché.
Décors : Claude Coats, Al Dempster, Dick Anthony, Thelma Witmer, Ralph Hulett, Eyvind Earle, Jimi Trout, Ray Huffine et Brice Mack
Animation :
Supervision : Milt Kahl, Frank Thomas, Ollie Johnston, John Lounsbery, Wolfgang Reitherman, Eric Larson, Hal King et Les Clark
Animation des personnages : George Nicholas, Harvey Toombs, Hal Ambro, Cliff Nordberg, Ken O'Brien, Don Lusk, Jerry Hathcock, George Kreisl, Eric Cleworth, Hugh Fraser, Marvin Woodward, John Freeman, Ed Aardal, Jack Campbell, John Sibley et Bob Carlson
Effets spéciaux : George Rowley et Dan McManus
Procédé technique : Ub Iwerks
Son : C. O. Slyfield (supervision), Harold J. Steck et Robert O. Cook (enregistrement)
Montage : Donald Halliday (film), Evelyn Kennedy (musique)
Musique :
Compositeur : Oliver Wallace
Chansons : Sonny Burke et Peggy Lee
Orchestrations : Edward H. Plumb et Sidney Fine
Arrangements vocaux : John Rarig
Producteur associé : Erdman Penner
Production : Walt Disney Pictures
Distribution : Buena Vista Pictures Distribution
Budget : 4 millions de US$
Format : Couleurs - 1,37:1 et 2,35:1 (Cinemascope) - 4-Track Stereo (RCA Sound Recording)
Durée : 75 minutes
Dates de sortie : États-Unis : 16 juin 1955 (première à Chicago), 22 juin 1955 (sortie nationale) ; France : 14 décembre 1955
Distribution [modifier]
Voix originales [modifier]
Barbara Luddy : Lady
Larry Roberts : Tramp (Clochard)
Peggy Lee : Darling / Si & Am (les Siamois) / Peg
Bill Thompson : Jock / Bulldog / Policeman / Dachsie / Joe
Bill Baucom : Trusty (César)
Stan Freberg : Beaver (le Castor)
Verna Felton : Aunt Sarah (Tante Sarah)
Alan Reed : Boris
George Givot : Tony
Dallas McKennon : Toughy / Professeur / Pedro
Lee Millar : Jim Dear / Dog Catcher (Homme de la Fourrière)
Bill Lee : Dog (as The Mellomen)
Thurl Ravenscroft : Al, the Alligator / Dog (as The Mellomen)
Max Smith : Dog (as The Mellomen)
Bob Stevens : Dog (as The Mellomen)
Voix françaises [modifier]
1er doublage (1955) [modifier]
Claude Winter : Lady
Henri Ebstein : Clochard
Jacqueline Ferrière : Darling
Marie Francey : Peggy
Paul Faivre : Jock
Paul Villé : Le castor
Cécile Dylma : Tante Sarah
Camille Guérini : César
2e doublage (années 1980) [modifier]
Dominique Chauby : Lady
Patrick Poivey : Clochard
Monique Messager : Darling / Si et Am
Évelyne Séléna : Peg
Roger Carel : Jock
Jacques Deschamps : Le castor
Paule Emanuele : Tante Sarah
Georges Atlas : César
Jean Stout : Tony
Guy Chapellier : Jim Chéri
Georges Berthomieu : Le policier du zoo
Henri Labussière : Le vieil homme au zoo / L'homme de la réception
3e doublage (1997) [modifier]
Barbara Tissier : Lady
Guillaume Lebon : Clochard
Sophie Deschaumes : Darling / Si et Am
Marie Ruggieri : Peg
Pierre Baton : Jock
Éric Métayer : Le castor
Paule Emanuele : Tante Sarah
Pascal Renwick : César
Gérard Rinaldi : Tony
Michel Papineschi : Jim Chéri
Gérard Hernandez : Jock
Henri Labussière : Le vieil homme au zoo
Michel Vocoret : Le policier du zoo
Roger Carel: Chien de la fourrière
Marc Alfos : L'homme de la fourrière
Patrick Préjean : L'homme de la réception
Olivier Constantin: Chanteur [2]
Chansons du film [modifier]
Belle nuit (Bella Notte) - Chœur
La Paix sur Terre (Peace on Earth) - Soliste et Chœur
Trois pas par-ci, deux par-là (Bonybank in the backyard) - Jock
Qu'est-ce qu'un bébé ? (What is a Baby?) - Lady
La La Lou - Darling
La Chanson des Siamois (The Siamese Cat Song) - Si & Am
Belle nuit (Bella Notte) (reprise) - Tony, Joe et Chœur
Home Sweet Home - Les chiens
Il se traîne (He's a Tramp) - Peggy
La Paix sur Terre (Peace on Earth) (reprise) - Chœur
Récompenses et nominations [modifier]
1956 - Nomination pour le Meilleur Film d'Animation aux BAFTA Awards
1956 - Prix à Walt Disney pour La meilleure production étrangère aux David di Donatello Awards
Sorties cinéma [modifier]
Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[3].

Premières nationales [modifier]
États-Unis : 16 juin 1955 (première à Chicago) ; 22 juin 1955 (sortie nationale)[4]
Argentine : 11 août 1955
Italie : 14 décembre 1955
France : 16 décembre 1955
Suède : 19 décembre 1955
Finlande : 23 décembre 1955
Danemark : 26 décembre 1955
Norvège : 26 décembre 1955
Japon : 8 août 1956
Hong Kong : 20 septembre 1956
Allemagne de l'Ouest : 12 décembre 1956
Mexique : 19 décembre 1956
Espagne : 21 avril 1957
Pologne : 30 mai 1997
Estonie : 11 juillet 1997
Koweït : 24 novembre 1997
Ressorties principales [modifier]
États-Unis : 26 septembre 1962, 17 décembre 197, 17 mars 1980, 19 décembre 1986,
Italie : 9 décembre 1966, 7 mars 1975, 13 avril 1982, 27 juin 1997
Allemagne de l'Ouest : 28 mars 1975, 24 septembre 1981, 16 mars 1989,
Allemagne : 3 juillet 1997
Finlande : 19 décembre 1975, 15 août 1997
Japon : 10 juillet 1976, 7 août 1982, 8 juillet 1989
Suède : 24 février 1989
Australie : 19 juin 1997
Espagne : 20 juin 1997
France : 25 juin 1997
Portugal : 27 juin 1997
Hongrie : 17 juillet 1997
Royaume-Uni : 18 juillet 1997
Danemark : 25 juillet 1997
République tchèque : 28 août 1997
Norvège : 30 avril 2002
Sorties vidéo [modifier]
1987 - VHS avec format 4/3 (plein écran) et 2e doublage français
1987 - Laserdisc avec format CinemaScope 2.35
4 novembre 1997 - VHS avec format 4/3, image restaurée et 3e doublage français
1997 - Laserdisc avec format Cinémascope 3e doublage français
23 novembre 1999 - DVD avec format 4/3 et image restaurée
14 février 2006 - DVD avec format cinéma et restauration numérique
14 février 2006 - Double DVD Collector avec format cinéma et restauration numérique
14 février 2006 - Coffret 3 DVD (La Belle et le Clochard I et II) avec format cinéma et restauration numérique
26 octobre 2006 - Coffret 2 DVD avec Les Aristochats avec format cinéma
26 octobre 2006 - Coffret 2 DVD avec Frère des ours avec format cinéma
Le saviez-vous ? [modifier]
L'histoire du film est basé sur une courte nouvelle de Ward Greene intitulée Happy Dan, the Whistking Dog[4]. L'histoire offre aussi pour Walt Disney un parallèle avec son histoire d'amour avec sa femme Lilian Disney, quand en 1925, oubliant un diner de premier rendez-vous et le cadeau qui devait être offert durant le repas, il cacha un chiot dans une boite à chapeau et l'offrit à sa future femme[5].

La Belle et le Clochard marque une étape importante dans l'histoire des studios Disney à plusieurs titres :
c'est le 1er long-métrage Disney distribué par Buena Vista Pictures Distribution, une société créée en 1954 par Walt Disney afin de ne plus être dépendant d'autres groupes cinématographiques (Disney était jusqu'alors distribué par RKO Radio Pictures).
c'est également le 1er long-métrage d'animation en CinemaScope (2,55:1), un format utilisé à partir en 1953. Cependant, peu de salles étant encore équipées à cette époque, il fut entièrement retourné au format 1,37:1
c'est enfin le 1er long-métrage d'animation à bénéficier du son stéréo (4 voies), si l'on excepte la tentative de Fantasia (1940) en « Fantasound ».
Dans les premiers scénarios :
Clochard s'appelait « Homer », « Rags » (Guenilles) puis « Bozo » [4]; Jim Chéri s'appelait « Jim Brown » et Darling s'appelait « Elisabeth ». Quant aux deux chats siamois, ils devaient se nommer « Nip » et « Tuck », noms qui furent repris cinquante ans plus tard par une série à succès.
Lady n'avait qu'un unique voisin prénommé « Hubert ».
En attendant l'arrivée du bébé, Lady devait faire un cauchemar basé sur une séquence - finalement supprimée - intitulée « Parade of the Shoes » (similaire à la « Parade des Éléphants » de Dumbo)
Dans une autre chanson abandonnée, Lady et Clochard entraient dans un monde parallèle où les chiens changeaient de place avec les humains ; les chiens étaient les maîtres et vice-versa.
Lady est inspirée du cocker américain de l'animateur Joe Grant, une chienne également portant également ce nom. Ce serait après avoir admiré sa fourrure que Walt Disney aurait décidé d'en faire l'héroïne du film[6]. Lady est toutefois une chienne cocker spaniel, de Jock est un scottish terrier, de César, un chien de chasse Saint-Hubert et Clochard un croisé sans plus de précision[1].
Dans le film, quand les deux chiens se promènent la nuit dans le parc, ils laissent des traces de pattes dans un cœur dessiné dans le ciment frais. Les deux initiales du cœur font référence à deux grands auteurs pour la jeunesse : J. M. Barrie et Elwyn Brooks White. Les chiots de Lady et Clochard auraient été conçus lors de cette nuit-là.
La scène d'ouverture où l'on voit Darling ouvrir son cadeau, le matin de Noël, et découvrir Lady, est basée sur un incident survenu dans la vie de Walt Disney. Après avoir oublié un rendez-vous avec sa femme, il voulut se faire pardonner en lui offrant un chiot dans un carton à chapeau.
Peggy Lee qui, avec Sonny Burke, créa les chansons du film, poursuivit Disney pour rupture de contrat, ce dernier lui déniant les droits de transcriptions. Elle réclama 2, 3 millions US$, et obtint gain de cause en 1991 après une bataille acharnée.
La hyène qui apparait dans la scène du zoo fût réutilisée dans les attractions It's a Small World des parcs Disney.
Parce que l'histoire est racontée du point de vue des chiens, les visages de Jim Chéri et de Darling sont seulement entraperçus dans le film.
Le castor du film semble avoir inspiré le personnage de Gopher, le chien de prairie, dans Les Aventures de Winnie l'ourson (1977) : ils ont tous deux le même défaut de prononciation sur les S.
Pour la scène de combat entre Clochard et le rat, l'animateur Wolfgang Reitherman garda un rat en cage pour étudier ses mouvements.
Un spin-off du film fût créé à travers une bande-dessinée titrée Scamp (en l'honneur d'un des enfants de Lady)[7]. Le personnage de Scamp est lui apparu sous ce nom le 10 juillet 1955 dans la version bande-dessinée du film, mais n'est pas nommé dans le film[7]. Écrite par Ward Greene et publiée à partir du 31 octobre 1955 et en couleur le dimanche à partir du 15 janvier 1956[7], elle a inspiré le film La Belle et le Clochard 2 : L'Appel de la rue. (2001).
Lors de sa ressortie en 1962, La Belle et le Clochard était présenté avec un autre film : Almost Angels.
Un court métrage éducatif intitulé Lady and the Trump : A Lesson in Sharing Attention traitant de l'impotrance de partager l'attention par exemple à l'arrivée d'un nourrisson, a été édité en septembre 1978[8].
Une statue de La Belle et le Clochard apparaît dans le 3e district de Traverse Road, un monde du jeu-vidéo Kingdom Hearts.
La Belle et le Clochard est classé 75e dans les 100 Greatest Cartoons, si on se réfère au sondage du Channel 4 du Royaume-Uni.
Les prénoms des deux chats de Tante Sarah sont inspirés du « Siam », ancien nom de la Thaïlande dont le chat siamois est originaire.
Titre en différentes langues [modifier]
Allemand : Susi und Strolch (Susi et Vagabond)
Anglais : Lady and the Tramp
Arabe : النبيلة والشارد (Noble et Waif)
Bosnien : Maza i Lunjo/Dama i skitnica
Chinois : 小姐与流氓 (Xiǎojiě yǔ Liúmáng)
Croate : Dama i skitnica
Danois : Lady og Vagabonden
Espagnol : La Dama y el Vagabundo (La Dame et le Vagabond)
Espéranto : Ledi kaj la Senhejmulo
Finnois : Kaunotar ja Kulkuri (La Belle et le Vagabond)
Français : La Belle et le Clochard
Grec : Η Λαίδη και ο Αλήτης (I Lédhi ke o Alítis : « La Belle et le Va-nu-pieds »)
Hébreu : היפהפיה והיחפן (Eipeip ie Reihpan : « La Belle et le Va-nu-pieds »)
Néerlandais : Lady en de Vagebond (Lady et le Vagabond)
Islandais : Hefðarfrúin og umrenningurinn
Italien : Lilli e il Vagabondo (Lilli et le Vagabond)
Japonais : わんわん物語 (Wanwan Monogatari : « Une Histoire d'aboiements »)
Norvégien : Lady og Landstrykeren
Polonais : Zakochany kundel
Portugais : A Dama e o Vagabundo (La Dame et le Vagabond)
Russe : Леди и Бродяга (Ledi i Brodiaga)
Serbe : Маза и Луња (Maza i Lunja)
Slovène : Dama in Potepuh
Suédois : Lady och Lufsen
Thaï : ทรามวัยกับไอ้ตูบ (La Fille et le Chien)
Turc : Leydi ve Sokak Köpeği (Leydi ile Serseri)
Vietnamien : Tiểu Thư và Kẻ Lang Thang
Notes et références [modifier]
↑ a et b (en) Jeff Kurtti, Disney Dossiers : Files of Character from the Walt Disney Studios, p.66-67.
↑ http://www.chansons-disney.com/288.html [archive]
↑ (fr+en) La Belle et le Clochard [archive] sur l'Internet Movie Database
↑ a, b et c (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p. 316
↑ (en) Robert Tieman, Quintessential Disney : A Pop-Up Gallery of Classic Disney Moments p.5.
↑ Déclaration de la fille de Joe Grant dans les bonus du DVD Collector du film édité en 2006.
↑ a, b et c (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p. 486
↑ (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p 317
Liens externes [modifier]
Voir aussi sur Wikiquote les citations « La Belle et le Clochard ».(fr+en) La Belle et le Clochard sur l'Internet Movie Database
La Belle et le Clochard sur Ultimate Disney
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Sortis directement en vidéo Le Retour de Jafar (1994) • Aladdin et le Roi des voleurs (1996) • Winnie l'ourson 2 : Le Grand Voyage (1997) • La Belle et la Bête 2 : Le Noël enchanté (1997) • Pocahontas 2 : Un monde nouveau (1998) • Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu (1998) • Dingo et Max 2 : Les Sportifs de l'extrême (2000) • La Petite Sirène 2 : Retour à l'océan (2000) • La Belle et le Clochard 2 : L'Appel de la rue (2001) • Cendrillon 2 : Une vie de princesse (2002) • Le Bossu de Notre-Dame 2 : Le Secret de Quasimodo (2002) • Les 101 Dalmatiens 2 : Sur la trace des héros (2003) • Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata (2004) • Les Aventures de Petit Gourou (2004) • Mickey, Donald, Dingo : Les 3 Mousquetaires (2004) • Mulan 2 : La Mission de l'Empereur (2005) • Tarzan 2 : L'Enfance d'un héros (2005) • Lilo et Stitch 2 : Hawaï, nous avons un problème! (2005) • Kuzco 2 : King Kronk (2005) • Frère des ours 2 (2006) • Rox et Rouky 2 (2007) • Le Sortilège de Cendrillon (2007) • Le Secret de la Petite Sirène (2008) • La Fée Clochette (2008)
[Dérouler]v · d · mAutres longs-métrages d'animation Disney
Sorties vidéo ou téléfilms Gargoyles, le film : Les Anges de la nuit (1995) • Mighty Ducks, le film (1997) • Le Monde magique de la Belle et la Bête (1998) • Mickey, il était une fois Noël (1999) • Winnie l'ourson : Drôle de fantôme (1999) • Winnie l'ourson : Joyeux Noël (1999) • Buzz l'Éclair, le film : Le Début des aventures (2000) • Mickey, la magie de Noël (2001) • La Cour de récré : Vive les vacances ! (2001) • La Cour de récré : Les Vacances de Noël (2001) • Mickey, le club des méchants (2002) • Winnie l'ourson : Bonne Année (2002) • La Légende de Tarzan et Jane (2002) • Les Énigmes de l'Atlantide (2003) • Stitch ! le film (2003) • La Cour de récré : Les petits contre-attaquent (2003) • La Cour de récré : Rentrée en classe supérieure (2003) • Winnie l'ourson : Je t'aime toi ! (2004) • Scott, le film (2004) • Mickey, il était deux fois Noël (2004) • Winnie l'ourson : Lumpy fête Halloween (2005) • Leroy et Stitch (2006) •
Prises de vues réelles avec séquences d'animation Fantasia (1940) • Le Dragon récalcitrant (1941) • Saludos Amigos (1942) • Victoire dans les airs (1943) • Les Trois Caballeros (1944) • Mélodie du Sud (1946) • Coquin de printemps (1947) • Mélodie Cocktail (1948) • Danny, le petit mouton noir (1949) • Mary Poppins (1964) • L'Apprentie sorcière (1971) • Peter et Elliott le dragon (1977) • Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988) • Dinosaure (2000) • Il était une fois (2007) •

[Dérouler]v · d · mLong-métrages d'animation en co-production
Co-productions Pixar Toy Story (1995) • 1001 Pattes (1998) • Toy Story 2 (1999) • Monstres et Cie (2001) • Le Monde de Nemo (2003) • Les Indestructibles (2004) • Cars (film) (2006) • Ratatouille (2007) • WALL•E (2008) • Là-haut (2009) •
Sous réserves :Toy Story 3 (2010) •
Autres studios Qui veut la peau de Roger Rabbit (Touchstone/Amblin - 1988) • L'Étrange Noël de monsieur Jack (Touchstone/Skellington - 1993) • James et la Pêche géante (Touchstone/Skellington - 1996) • Doug, le film (Jumbo Pictures - 1999) • Vaillant, pigeon de combat ! (Vanguard - 2005) •
The Wild (C.O.R.E. - 2006) • Sous réserves :


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Le Roi Lion
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Titre original The Lion King
Réalisation Roger Allers
Rob Minkoff
Scénario Irene Mecchi
Jonathan Roberts
Linda Woolverton
Musique Hans Zimmer
Tim Rice
Elton John
Production Thomas Schumacher
Sarah McArthur
Société de production Walt Disney Pictures
Société de distribution Buena Vista Pictures Distribution
Budget environ 79,3 millions de US$
Format Couleurs - Dolby stéréo
1,66:1 (1,85:1 étendu)
Durée 89 min
Sortie 1994
Langue(s) originale(s) Anglais
Pays d'origine États-Unis
Le Roi Lion est le 43e long-métrage d'animation et le 32e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1994, il s'inspire en grande partie de l'œuvre d'Osamu Tezuka, Le Roi Léo (1951). Mais les deux œuvres ont une inspiration commune : Hamlet, prince du Danemark de William Shakespeare, publié en 1603.

Deux suites lui seront données : Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu (1998) et Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata (2004), sorties directement en vidéo, ainsi qu'une série télévisée spin-off, Timon et Pumbaa (1995-1998), et une comédie musicale Le Roi Lion, créée à Broadway en 1997.

Sommaire [masquer]
1 Synopsis
2 Personnages
3 Fiche technique
3.1 Version longue
4 Distribution
4.1 Voix originales
4.2 Voix françaises
5 Chansons du film
6 Récompenses et nominations
7 Sorties cinéma
8 Sorties vidéo
9 Autour du film
10 Adaptations et références
10.1 Produits dérivés
10.1.1 Médias
10.1.2 Parcs d'attractions et loisirs
10.2 Références au film
11 Titre en différentes langues
12 Voir aussi
12.1 Liens internes
12.2 Liens externes
13 Notes et références


Synopsis [modifier]
Dans la savane africaine, tous les animaux du royaume se sont réunis pour célébrer la naissance du prince Simba, fils du roi Mufasa et de la reine Sarabi. Tous, sauf Scar, le frère de Mufasa, pour qui la naissance de cet héritier anéantit tous les espoirs d'accéder un jour au pouvoir.

Ce qui suit dévoile des moments clés de l'intrigue.
Avec la collaboration des hyènes, Scar imagine plusieurs plans diaboliques pour éliminer son frère et son neveu. Malgré un premier échec, il parvient à éliminer Mufasa, et persuade Simba qu'il est responsable de la mort de son père pour le contraindre à s'enfuir et ainsi en faire la proie de ses hyènes. Bien que parvenant à s'échapper, Simba finit à bout de force dans le désert. Il est secouru par Timon le suricate et Pumbaa le phacochère, avec lesquels il va se reconstruire et grandir, en se nourrissant de larves et en suivant une nouvelle philosophie de vie : « Hakuna matata », c'est-à-dire profiter de la vie au jour le jour, sans se poser de questions, et tentant d'oublier son passé.

Devenu adulte, Simba retrouve par hasard son amie d'enfance Nala, qu'une expédition de chasse avait emmené de l'autre côté du désert. Elle lui apprend que Scar, devenu un tyran, a ravagé la Terre des Lions et que la famine menace ses habitants (d'où sa présence aussi loin du Royaume) ; elle tente de le raisonner et encourage son retour en tant que roi légitime. Se sentant toujours coupable, Simba refuse de revenir parmi les siens. C'est finalement le mandrill Rafiki, sage du royaume et surtout l'apparition du fantôme de Mufasa, qui parviendront à le faire changer d'avis afin qu'il renverse Scar et redonne au royaume de son père sa beauté et sa grandeur perdues. Bien qu'étant en position de faiblesse au début de son affrontement avec Scar, ce dernier lui apprend la vérité au sujet de la mort de son père. La rage lui redonne l'énergie de se relever, et il contraint Scar à avouer son crime devant la tribu, ce qui encourage les lionnes à se joindre à Simba pour combattre le tyran et ses hyènes. Après avoir remporté la victoire, Simba devient roi de la Terre des Lions.

Quelques temps plus tard, tous les animaux du royaume se réunissent à nouveau pour célébrer la naissance de la princesse Kiara, fille de Simba et de Nala[1].

Fin des révélations.
Personnages [modifier]
Simba (du swahili signifiant « lion ») : Lionceau, fils de Mufasa et héritier légitime de ce dernier en tant que « roi de la Terre des Lions ». C'est le personnage principal du film. Turbulent et désobéissant, il devient à l'âge adulte un roi aussi sage et bienveillant que le fut son père.
Mufasa (du nom du dernier roi du Kenya) : Père de Simba, il règne avec sagesse sur la Terre des Lions. Aimé et respecté des siens, il sera trahi et tué par son frère Scar, désireux de prendre sa place.
Scar (de l'anglais signifiant « cicatrice ») : Frère cadet de Mufasa et oncle de Simba, il est le « méchant » de l'histoire. Il s'associe aux hyènes afin de prendre le pouvoir après s'être débarrassé du roi et de son héritier. Fourbe, machiavélique et cruel, il est finalement destitué par Simba après avoir régné en tyran et meurt dévoré par les hyènes pour avoir trahi leur confiance.
Timon : Jeune suricate à la personnalité très affirmée, il est le meilleur ami du phacochère Pumbaa. Toujours à la recherche de confort et de bien-être, tous deux ont adopté la philosophie « Hakuna matata » (« Sans soucis » en swahili).
Pumbaa (du swahili signifiant « étourdi », « désorienté ») : Phacochère, ami de Timon. Avec ce dernier, il adopte Simba. On en apprend plus sur l'histoire de ces deux personnages dans Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata (quoique si l'origine de Timon est révélée, on en apprend guère plus sur celle de Pumbaa.)
Rafiki (du swahili signifiant « ami ») : Ce mandrill est le « sage » qui veille sur les animaux de la savane. Omniscient (ou presque), il intervient ponctuellement pour informer un personnage ou l'amener à se poser « les bonnes questions ». Il est aussi sorcier.
Nala (du swahili signifiant « chance ») : Jeune lionne, amie d'enfance de Simba. Son arrivée dans le lieu de vie de Simba sera un élément déclencheur pour le retour de ce dernier parmi les siens. Elle devient par la suite son épouse, devenant ainsi reine de la Terre des Lions.
Zazu : Calao à bec rouge occupant le poste de majordome royal. Heureux d'exercer son rôle auprès de Mufasa, il conserve ses fonctions lorsque Scar devient roi, mais celui-ci le confine dans un rôle subalterne. Successivement qualifié de « bec-de-banane » par Simba quand ce dernier est encore enfant et de « loufiat du Grand Manitou » par Shenzi, il reste fier et essaye malgré tout d'être à la hauteur de ses fonctions.
Shenzi, Banzaï et Ed (en swahili, shenzi signifie « païen », « sauvage », « grossier » ou « barbare » (en tant qu'adjectif) et banzai « furtivement » ou « tapi ») : Trio de hyènes tachetées, affamées et présentées comme sauvages. Elles obéissent à Scar. Toutefois, elles ont chacune une personnalité différente. Shenzi, la femelle, dirige le groupe ; vulgaire et dominante, elle a beaucoup d'influence sur ses compagnons. Banzaï, une hyène mâle, hait les lions, à l'exception de Scar pour qui il montre un certain respect. Ed, le second mâle du trio, ne parle pas et se contente d'approuver les initiatives des deux autres en riant de manière hystérique.
Sarabi (du swahili signifiant « mirage ») : Lionne, mère de Simba. Une fois roi, Scar semble la nommer responsable des troupes de chasse.
Sarafina : Lionne, mère de Nala.
Fiche technique [modifier]
Titre original : The Lion King
Titre français : Le Roi Lion
Réalisation : Roger Allers et Rob Minkoff
Scénario : Irene Mecchi, Jonathan Roberts et Linda Woolverton, assistés de Brenda Chapman (supervision), Burny Mattinson, Barry Johnson, Lorna Cook, Thom Enriquez, Andrew Gaskill, Gary Trousdale, Jim Capobianco, Kevin Harkey, Jorgen Klubien, Chris Sanders, Tom Sito, Larry Leker, Joe Ranft, Rick Maki, Ed Gombert, Francis Glebas et Mark Kausler
Conception graphique :
Direction artistique : Andy Gaskill
Production designer : Chris Sanders
Coordinateur artistique : Randy Fullmer ; David Bossert (restauration 2003)
Cadrage (Layout) : Dan St. Pierre (supervision)
Décors : Doug Ball (supervision)
Mise au propre (Clean-up) : Vera Lanpher (supervision)
Animation :
Supervision : Mark Henn, Ruben Aquino, Tony Fucile, Andreas Deja, Anthony Derosa, Tony Bancroft, Michael Surrey, James Baxter, Ellen Woodbury, Russ Edmonds, Alexander Kupershmidt et David Burgess
Animation des personnages : Tom Bancroft, Broose Johnson, Daniel T. Hofstedt, Dan Wawrzaszek, Randy Haycocok, Joe Ekers, Michael Cedeno, Dale Baer, Lorna Cook, Phil Young, Chris Wahl, Bradley Kuha, Doug Frankel, Jean Morel, Mark Koetsier, Alex Williams, Robert Bryan, Gilda Palinginis, Ron Husband, Tim Allen, David Pruiksma, Brian Ferguson, James Lopez, Michael Show, Randy Cartwright, Barry Temple, Michael Swofford, Rejean Bourdages, Lou Dellarosa, Larry White, Ken Boyer et Gregory Manwaring
Effets spéciaux : Scott Santoro (supervision)
Animation numérique (GCI) : Scott F. Johnston (supervision) avec la participation de Pixar
Montage : John Carnochan et Tom Finan (supervision film), Adam Milo Smalley (supervision musique)
Musique :
Compositeur et arrangements : Hans Zimmer
Chansons : Tim Rice (paroles), Elton John (musique)
Improvisations africaines : Lebo M.
Arrangements vocaux : Bruce Fowler, Danny Troob, Paul Bogave, Bobbi Page et Mark Mancina
Orchestrations : Bruce Fowler, Ladd McIntosh et Yvonne Moriarty
Producteurs exécutifs : Thomas Schumacher et Sarah McArthur
Producteur délégué : Don Hahn
Productrice associée : Alice Dewey
Production : Walt Disney Pictures
Distribution : Buena Vista Pictures Distribution
Budget : environ 79,3 millions de US$
Format : Couleurs - 1,66:1 (1,85:1 étendu) - Dolby Stéréo
Durée : 89 minutes
Dates de sortie : États-Unis : 15 juin 1994 ; France : 9 novembre 1994
Note : La liste des « crédités » au générique étant trop longue pour être citée in extenso ici, nous n'avons repris que les principaux contributeurs.

Version longue [modifier]
Cette version est sortie directement en DVD en 2003. La modification la plus notable est la scène du Rapport matinal de Zazu, qui se fait désormais en chanson. Mais d'autres scènes ont été également retouchées. C'est le cas de l'apparition des crocodiles durant la chanson Je voudrais déjà être roi. Le dessin de ces derniers est en effet plus arrondi que dans l'original.

Distribution [modifier]
Voix originales [modifier]
Jonathan Taylor Thomas : Simba enfant
Matthew Broderick : Simba adulte
James Earl Jones : Mufasa
Jeremy Irons : Scar
Niketa Calame : Nala enfant
Moira Kelly : Nala adulte
Ernie Sabella : Pumbaa
Nathan Lane : Timon
Robert Guillaume : Rafiki
Rowan Atkinson : Zazu
Madge Sinclair : Sarabi
Whoopi Goldberg : Shenzi
Cheech Marin : Banzai
Jim Cummings : Ed
Zoe Leader : Sarafina
Voix françaises [modifier]
Dimitri Rougeul : Simba enfant
Emmanuel Curtil : Simba adulte
Jean Reno : Mufasa
Jean Piat : Scar
Morgan Flahaut : Nala enfant
Melinda Attia : Nala enfant (chant)
Sybille Tureau : Nala adulte
Maïdi Roth : Nala adulte (chant)
Michel Elias : Pumbaa
Jean-Philippe Puymartin : Timon
Med Hondo : Rafiki
Michel Prudhomme : Zazu
Nicole Raucher : Sarabi
Marie-Christine Darah : Shenzi
Michel Mella : Banzaï
Perrette Pradier : Sarafina
Chansons du film [modifier]
L'Histoire de la vie (The Circle of Life) (Générique de début) - Soliste et Chœurs
Le Rapport du matin (The Morning Report) - Zazu [2]
Je voudrais déjà être roi (I Just Can't Wait To Be King) - Simba enfant, Nala enfant et Zazu
Soyez prêtes (Be Prepared) - Scar et les hyènes
Hakuna matata - Timon, Pumbaa et Simba (adulte et enfant)
L'Amour brille sous les étoiles (Can You Feel the Love Tonight?) - Simba, Nala, Timon et Pumba
Can You Feel the Love Tonight? [3] (Générique de fin) - Elton John
Récompenses et nominations [modifier]
Récompenses
Oscars 1995 : Meilleure musique (Hans Zimmer) et Meilleure chanson (Elton John et Tim Rice pour Can You Feel the Love Tonight)
Golden Globes 1995 : Meilleur film musical ou comédie, Meilleure musique de film (Hans Zimmer), Meilleure chanson originale (Elton John et Tim Rice pour Can You Feel the Love Tonight)
Nominations
Oscar de la meilleure chanson originale (2 nominations : Elton John et Tim Rice pour Hakuna Matata et Circle of Life)
Golden Globe de la meilleure chanson originale (Elton John et Tim Rice pour Circle of Life)
Grammy Awards : Meilleure composition instrumentale (Hans Zimmer), Meilleure chanson composée spécialement pour un film de cinéma ou de télévision (2 nominations : Elton John et Tim Rice pour Can You Feel the Love Tonight et Circle of Life)
Sorties cinéma [modifier]
15 juin 1994 - États-Unis première mondiale à Los Angeles et New York[4]
24 juin 1994 - États-Unis et Canada
7 juillet 1994 - Argentine et Pérou
8 juillet 1994 - Hong Kong
23 juillet 1994 - Japon
18 août 1994 - Norvège
25 août 1994 - Australie
7 octobre 1994 - Royaume-Uni
8 novembre 1994 - Espagne
9 novembre 1994 - France
17 novembre 1994 - Allemagne
18 novembre 1994 - Danemark, Suède et États-Unis (ressortie)
24 novembre 1994 - Pays Bas
2 décembre 1994 - Finlande et Portugal
20 janvier 1995 - Turquie
3 mai 1996 - Estonie
25 décembre 2002 - France, Allemagne, Mexique, Royaume-Uni et États-Unis (version IMAX)
1er janvier 2003 - Japon (version IMAX)
31 mars 2003 - Russie (version IMAX)
15 mai 2003 - République tchèque (version IMAX)
1er décembre 2003 - Nouvelle-Zélande (ressortie)
Sorties vidéo [modifier]
20 octobre 1995 - VHS et Laserdisc avec recadrage 4/3 et version d'origine
15 octobre 2003 - VHS, Double DVD Collector et Coffret Prestige avec format 16/9 et version longue
20 octobre 2004 - Coffret 3 DVD ou VHS avec format 16/9, version longue et accompagné des deux suites
Autour du film [modifier]
La phrase « Hakuna matata » est grammaticalement incorrecte en swahili. Cela signifie littéralement « des ennuis n'ai-je pas » mais la production pensa que cette tournure sonnerait mieux.
Le projet a débuté plusieurs années avant la sortie sous le nom King of the Jungle[4].
Afin d'ajouter du réalisme au film, et comme il a été fait depuis Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) avec un voyage en Europe[5],[6], une équipe d'animation a effectué un voyage pour étudier le décor original, ici l'Afrique tandis que des animateurs ont étudié des animaux au sein même des studios.[4].
La séquence de course de gnous sauvages a nécessité l'utilisation d'images de synthèse qui « marque un nouveau niveau de sophistication pour l'art de l'animation »[4].
Quand Scar s'apprête à laisser tomber Mufasa du haut du rocher, il ajoute « Longue vie au roi ! » Les réalisateurs disent s'être inspiré de la réplique « Bonne nuit, doux prince », un vers tiré d'Hamlet de Shakespeare et prononcé par Horatio à la fin de la pièce. Une autre référence à Hamlet est clairement identifiable quand, dans la scène où Zazu est retenu prisonnier et chante, Scar tient un crâne dans sa patte avant-droite.
Dans cette même scène, Scar enjoint Zazu de chanter quelque chose de plus gai que ses tristes et monotones chansons de bagnard. Il fredonne donc un court instant l'air de It's a Small World, une des attractions-stars des parcs à thèmes Disney. On comprend alors pourquoi cette référence à l'utopie d'un monde multiculturel vivant en parfaite harmonie exaspère Scar, le conduisant à interrompre Zazu immédiatement.
Dans toutes les versions étrangères du Roi Lion sorties dans le monde, le seul personnage à conserver sa voix originale est Ed (doublé par Jim Cummings) car il se contente de rire. Dans certains pays, le chantonnement de Rafiki quand il peint Simba sur l'écorce de son arbre et le soupir irrité de Zazu quand Scar le recrache ne furent pas doublés non plus.
Dans la chanson Soyez prêtes :
Scar s'assied sur une falaise et les hyènes défilent devant lui au pas de l'oie. Ceci est une référence au film de propagande nazie Le Triomphe de la volonté (Scar prenant la place d'Hitler et les hyènes celle des SS.). En VO, la voix de Jeremy Irons est remplacée par celle de Jim Cummings sur le vers « You won't get a sniff without me! » (« Vous mourrez de faim pour la vie ! »), du fait de la tessiture trop aigüe pour Irons ;
Les hyènes scandant « King, king, king... » (« Roi, roi, roi... ») ont été conservées dans toutes les versions étrangères du Roi Lion sorties dans le monde.
Dans la scène où l'on entend parler du cimetière d'éléphants, Simba dit à Scar : « Ce que tu es bizarre. » Scar répond : « Tu n'as pas idée. » Ceci est une référence au film Le Mystère von Bülow (Reversal of Fortune, 1990), dans lequel Irons (la voix originale de Scar) joue le rôle de Claus von Bülow. Dans ce film, Dershowitz dit à von Bülow : « Vous êtes un homme très étrange ». Von Bülow, caché dans l'ombre de sa limousine, répond : « Vous n'avez pas idée. »
Alors que Timon, Pumbaa et Simba sont allongés dans l'herbe et regardent les étoiles, Simba décide de partir à l'écart et se laisse tomber avec tristesse sur un rocher, provoquant un nuage de graines et de poussière. Pour certains, elles forment distinctement le mot « SEX ». Cependant, les réalisateurs de la scène affirment qu'il s'agit des lettres « SFX », abréviation de special effects (« effets spéciaux »)[7].
Le Roi Lion est le seul « Classique » Disney où il n'est fait aucune référence à l'Homme : les animaux n'en font pas mention et aucun élément ne laisse entrevoir une présence humaine. C'est aussi le premier Disney dans lequel on assiste directement à la mort de l'un des personnages « gentils » (Mufasa). Dans Bambi (1942), par exemple, la mort de la mère de Bambi était suggérée par un coup de feu, puis confirmée par le Grand Prince de la forêt. Au contraire dans Le Roi Lion, le cadavre de Mufasa est visible pendant plus d'une minute, dont la moitié en gros plan. Le côté morbide de la scène est toutefois atténué par l'aspect « endormi » du défunt roi. Simba tente d'ailleurs de réveiller son père avant de se résigner, mais même à ce moment, il se comporte comme si son père était endormi en se blotissant contre lui, espérant peut-être que tout cela n'est qu'un cauchemar.
Comme dans de nombreux dessins animés, les animaux communiquent entre eux, que ce soit au sein du groupe de lions ou lors de rencontres entre espèces. Outre la simplification de l'écriture du scénario, ce type de personnalisation associé à l'anthropomorphisme contribue à donner aux personnages des caractères très marqués et différents les uns des autres.
Une notion importante est développée dans le film : celle du respect des écosystèmes, symbolisé par le fameux « cycle de la vie ». Simba la découvre aux côtés de son père, qui lui explique et lui rappelle que l'équilibre de la nature est fragile et doit donc être respecté. Ainsi, lors de sa réapparition sur la Terre des Lions, Simba, devenu adulte, retrouve un paysage dévasté car abandonné, délaissé par son monarque. À ce moment, il comprend qu'en tant qu'héritier légitime, il doit reprendre sa place dans le « cycle de la vie ». De façon symbolique, la Terre des Lions reprend vie dès que Simba accède au pouvoir.
Alors que Simba s'apprête à prendre le trône, il enlace d'abord Rafiki, tout comme l'avait fait Mufasa au début du film. Cette scène fait penser à l'accolade entre Arthur et Merlin dans Merlin l'enchanteur.
L'héritier au trône présenté aux animaux par Rafiki dans la dernière scène du film n'est pas clairement identifié. Il faut attendre la séquence d'ouverture du film suivant, Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu, pour apprendre qu'il s'agit d'une fille (à la grande déception de Timon et Pumbaa). Toutefois dans Le Roi Lion : Six nouvelles histoires[8], un coffret de livres illustrés paru en 2001, Kiara disparaît au profit d'un garçon, Kopa (qui signifie en swahili « cœur »)[9].
Le film a été diffusé aux États-Unis dans les salles de cinéma tous les jours du 15 juin 1994 au 18 novembre 1994 sauf trois jours en septembre, période de la rentrée des classes[4].
Le Roi Lion avec 328,4 millions de dollars de recettes aux États-Unis est le second plus gros succès d'animation de l'histoire cinématographique, juste derrière Le Monde de Nemo, film co-produit par Disney et Pixar avec 336,4 millions de dollars de gains[10]. À travers le monde, il a récolté 783,4 millions de dollars à comparer avec son budget de 79,3 millions de dollars, le positionnant comme « le plus gros succès d'animation de tous les temps »[10].
Adaptations et références [modifier]
Produits dérivés [modifier]
Médias [modifier]
Outre les deux « suites » produites par les studios Disney et sorties directement en vidéo, une série télévisée spin-off intitulée Timon et Pumbaa a été diffusée entre 1995 et 1998.

À partir de 1996, une revue hebdomadaire, Le Roi Lion, une série pour découvrir et aimer la nature, a été publiée pendant 104 numéros.

Un jeu vidéo Le Roi Lion a aussi fait l'objet de plusieurs déclinaisons sur diverses plate-formes.

Parcs d'attractions et loisirs [modifier]
Une parade nommée The Lion King Celebration a défilé dans le parc Disneyland du 1er juillet 1994 au 1er juin 1997 et est la première parade à utiliser des audio-animatronics[4].

Deux spectacles musicaux ont été créés pour les parcs à thèmes Disney

Festival of the Lion King
Legend of the Lion King
Une attraction présentant un film écologique Circle of Life: une fable environnementale à EPCOT

Une comédie musicale basée sur le film a été créée pour Broadway et présentée pour la première fois au Orpheum Theater de Minneapolis le 8 juillet 1997 pour une période d'essai[4]. Le spectacle a ensuite déménagé à New York au New Amsterdam Theater à partir du 10 octobre mais la grande première a eu lieu officiellement le 13 novembre[4]. Cette pièce a été adaptée en 2007 à Paris au théâtre Mogador.

Références au film [modifier]
Il est fait référence au Roi Lion dans la saison 2005-2006 de la série britannique Doctor Who :
Dans l'épisode The Christmas Invasion, le dixième docteur (David Tennant) fait référence à la chanson L'Histoire de la vie. Julie Gardner, productrice exclusive de Doctor Who, affirme dans le commentaire audio de cet épisode que « le passage à propos du Roi Lion » est l'un de ses passages préférés.
Dans l'épisode Rise of the Cybermen, la chanson Le lion s'endort ce soir est jouée pour couvrir les cris humains.
Il est fait référence au Roi Lion dans un épisode de la série South Park ; dans cet épisode, monsieur Hankey le « petit caca Noël » apprend à son fils Cornwalis Le Cycle du caca (The Circle of Poo), une référence à The Circle of Life (L'Histoire de la vie).
Tetsuya Nomura, réalisateur de la série de jeux vidéo Kingdom Hearts, a affirmé que Le Roi Lion était son Disney préféré.
Le « roi Lion » est aussi le surnom de Kamal El Amrani, un Allemand pratiquant le kick boxing dans la prestigieuse Super League, World Champion WPKL, World Champion IKBO, et la Mixed K-1 competition, de même que celui du cycliste italien Mario Cipollini, grand sprinteur vainqueur notamment de Milan-Sanremo, du Championnat du monde sur route et de 42 étapes du tour d'Italie.
Dans l'épisode 15 de la saison 4 de Scrubs, Billy Callahan (joué par Colin Farrell) affirme avoir un tatouage représentant le Roi Lion (Simba), car c'est le film préféré de celui qui lui a fait le tatouage (version démentie par la suite).
Titre en différentes langues [modifier]
Allemand : Der König der Löwen
Anglais : The Lion King
Arabe : الأسد الملك (Āl-ʾased āl-mālik)
Bulgare : Цар лъв (Car lăv)
Catalan : El Rei Lleó
Chinois : 狮子王 (Shīzi Wáng)
Coréen : 라이온 킹 (Raion King)
Croate : Kralj lavova
Danois : Løvernes konge
Divehi : ދަ ލަޔަން ކިންގ
Espagnol : El Rey León
Espéranto : La Leona Reĝo
Estonien : Lõvikuningas
Finnois : Leijonakuningas
Gallois : Llew Frenin
Géorgien: მეფე ლომი (Mep'e lomi)
Grec : Ο Βασιλιάς των Λιονταριών (O Vasiliás ton Liondarión : « Le Roi des Lions »)
Hébreu : מלך האריות (Melek Ha'arayot)
Hongrois : Az Oroszlánkirály
Islandais : Konungur ljónanna
Italien : Il Re leone
Japonais : ライオン・キング (Raion・Kingu)
Laotien : Rex Leo
Lituanien : Liūtas karalius
Néerlandais : De Leeuwenkoning
Persan : شیرشاه (Šayr Šāha)
Polonais : Król Lew
Portugais : O Rei Leão
Roumain : Regele Leu
Russe : Король-лев (Korol'-lev)
Serbe : Краљ лавова (Kralj lavova)
Slovaque : Levji kralj
Suédois : Lejonkungen
Swahili : Mfalme Simba
Tchèque : Lví král
Thaï : เดอะ ไลออนคิง
Turc : Aslan kral
Vietnamien : Vua sư tử
Voir aussi [modifier]
Voir aussi sur Wikiquote les citations « Le Roi Lion ». Liens internes [modifier]
Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu
Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata
Liens externes [modifier]
(fr+en) Le Roi Lion sur l'Internet Movie Database
Notes et références [modifier]
↑ Cette dernière scène sera, à quelques détails près, la scène d'ouverture du Roi Lion 2.
↑ Cette chanson ne faisait originellement pas partie du film. Composée pour la comédie musicale de Broadway, elle est ajoutée à la nouvelle version du film en DVD, en 2003.
↑ Le single de la chanson a atteint les meilleures ventes jamais réalisés pour une chanson de dessin animé (source : M6, Génération Hit, 2007).
↑ a, b, c, d, e, f, g et h (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia p. 328
↑ Il était une fois Walt Disney : Aux sources de l'art des studios, pp.20, 38 & 112.
↑ (en) R. Holiss & B. Sibley, Snow White and the Seven Dwarfs, p.17.
↑ (en) David Koenig, Mouse Under Glass, p.230
↑ Hachette Disney, Paris, 2001 (ISBN 2.245.00741.7)
↑ Celui-ci est toutefois représenté avec une mèche marron sur le sommet du crâne, absente sur le lionceau du film.
↑ a et b http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=10862.html [archive] Le Roi Lion : Secrets de tournage



[Dérouler]v · d · mL'Univers du Roi Lion de Disney
Personnages Simba • Mufasa • Sarabi • Nala • Scar • Timon • Pumbaa • Rafiki • Zazu • Kiara • Shenzi, Banzaï et Ed • Kovu • Sarafina • Zira • Vitani • Nuka
Films Le Roi Lion (1994) • Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu (1998) • Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata (2004)
Séries télévisées Timon et Pumbaa (1995-1996)
Attractions Festival of the Lion King • Legend of the Lion King • Le Roi Lion (La comédie musicale) • Circle of Life: une fable environnementale • The Lion King Celebration (parade)
Chansons Can You Feel the Love Tonight • Circle of Life • Hakuna matata
Divers Le jeu vidéo • Le magazine
[Dérouler]v · d · mProductions de Walt Disney Pictures
ainsi que sous les noms de Laugh-O-Gram Studio (1922-1923), Disney Brothers Studio (1923-1929) et Walt Disney Productions (1929-1983)
Courts-métrages Séries Laugh-O-Grams • Alice Comedies • Oswald le lapin chanceux • Silly Symphonies • Mickey Mouse • Donald Duck • Dingo • Donald & Dingo • Figaro • Nicodème • Pluto • Tic et Tac
Séries éducatives I'm no fool • You • A Lesson in • The Challenge of Survival
Filmographies Mickey Mouse • Donald Duck • Minnie Mouse • Dingo • Pluto • Tic et Tac
Thèmes Courts-métrages de guerre • Courts-métrages publicitaires • Courts-métrages éducatifs
Personnages Article sur : Mickey Mouse • Donald Duck • Minnie Mouse • Dingo • Pluto • Tic et Tac

Moyens-métrages Moyens-métrages d'animation
Longs-métrages • Longs-métrages d'animation - Classiques d'animation Disney - Suites de longs-métrages d'animation
• Longs-métrages en prises de vues réelles
Télévision Séries d'animation • Séries en prises de vues réelles • Téléfilms d'animation • Téléfilms en prises de vues réelles
voir aussi Hollywood Pictures • Miramax Films • Touchstone Pictures • Pixar Animation Studios
Longs-métrages d'animation de la Walt Disney Company

[Dérouler]v · d · m« Classiques Disney »
Sortis au cinéma Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) • Pinocchio (1940) • Fantasia (1940) • Dumbo (1941) • Bambi (1942) • Saludos Amigos (1942) • Les Trois Caballeros (1944) • La Boîte à musique (1946) • Mélodie du Sud (1946) • Coquin de printemps (1947) • Mélodie Cocktail (1948) • Danny, le petit mouton noir (1949) • Le Crapaud et le Maître d'école (1949) • Cendrillon (1950) • Alice au pays des merveilles (1951) • Peter Pan (1953) • La Belle et le Clochard (1955) • La Belle au bois dormant (1959) • Les 101 Dalmatiens (1961) • Merlin l'enchanteur (1963) • Mary Poppins (1964) • Le Livre de la jungle (1967) • Les Aristochats (1970) • L'Apprentie sorcière (1971) • Robin des Bois (1973) • Les Aventures de Winnie l'ourson (1977) • Les Aventures de Bernard et Bianca (1977) • Peter et Elliott le dragon (1977) • Rox et Rouky (1981) • Taram et le Chaudron magique (1985) • Basil, détective privé (1986) • Oliver et Compagnie (1988) • La Petite Sirène (1989) • La Bande à Picsou, le film : Le Trésor de la lampe perdue (1989) • Bernard et Bianca au pays des kangourous (1990) • La Belle et la Bête (1991) • Aladdin (1992) • Le Roi Lion (1994) • Dingo et Max (1995) • Pocahontas (1995) • Le Bossu de Notre-Dame (1996) • Hercule (1997) • Mulan (1998) • Tarzan (1999) • Fantasia 2000 (1999) • Les Aventures de Tigrou (2000) • Dinosaure (2000) • Kuzco, l'empereur mégalo (2000) • Atlantide, l'empire perdu (2001) • Peter Pan 2 : Retour au Pays Imaginaire (2002) • Lilo et Stitch (2002) • La Planète au trésor (2002) • Le Livre de la jungle 2 (2003) • Les Aventures de Porcinet (2003) • Frère des ours (2003) • La ferme se rebelle (2004) • Winnie l'ourson et l'Éfélant (2005) • Chicken Little (2005) • Bambi 2 (2006) • The Wild (2006) • Bienvenue chez les Robinson (2007) • Volt, star malgré lui (2008) •
Sous réserves : La Princesse et la Grenouille (2009) • Raiponce (2010) • Le Roi des Elfes (2012) • Banshee (2013)
Sortis directement en vidéo Le Retour de Jafar (1994) • Aladdin et le Roi des voleurs (1996) • Winnie l'ourson 2 : Le Grand Voyage (1997) • La Belle et la Bête 2 : Le Noël enchanté (1997) • Pocahontas 2 : Un monde nouveau (1998) • Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu (1998) • Dingo et Max 2 : Les Sportifs de l'extrême (2000) • La Petite Sirène 2 : Retour à l'océan (2000) • La Belle et le Clochard 2 : L'Appel de la rue (2001) • Cendrillon 2 : Une vie de princesse (2002) • Le Bossu de Notre-Dame 2 : Le Secret de Quasimodo (2002) • Les 101 Dalmatiens 2 : Sur la trace des héros (2003) • Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata (2004) • Les Aventures de Petit Gourou (2004) • Mickey, Donald, Dingo : Les 3 Mousquetaires (2004) • Mulan 2 : La Mission de l'Empereur (2005) • Tarzan 2 : L'Enfance d'un héros (2005) • Lilo et Stitch 2 : Hawaï, nous avons un problème! (2005) • Kuzco 2 : King Kronk (2005) • Frère des ours 2 (2006) • Rox et Rouky 2 (2007) • Le Sortilège de Cendrillon (2007) • Le Secret de la Petite Sirène (2008) • La Fée Clochette (2008)
[Dérouler]v · d · mAutres longs-métrages d'animation Disney
Sorties vidéo ou téléfilms Gargoyles, le film : Les Anges de la nuit (1995) • Mighty Ducks, le film (1997) • Le Monde magique de la Belle et la Bête (1998) • Mickey, il était une fois Noël (1999) • Winnie l'ourson : Drôle de fantôme (1999) • Winnie l'ourson : Joyeux Noël (1999) • Buzz l'Éclair, le film : Le Début des aventures (2000) • Mickey, la magie de Noël (2001) • La Cour de récré : Vive les vacances ! (2001) • La Cour de récré : Les Vacances de Noël (2001) • Mickey, le club des méchants (2002) • Winnie l'ourson : Bonne Année (2002) • La Légende de Tarzan et Jane (2002) • Les Énigmes de l'Atlantide (2003) • Stitch ! le film (2003) • La Cour de récré : Les petits contre-attaquent (2003) • La Cour de récré : Rentrée en classe supérieure (2003) • Winnie l'ourson : Je t'aime toi ! (2004) • Scott, le film (2004) • Mickey, il était deux fois Noël (2004) • Winnie l'ourson : Lumpy fête Halloween (2005) • Leroy et Stitch (2006) •
Prises de vues réelles avec séquences d'animation Fantasia (1940) • Le Dragon récalcitrant (1941) • Saludos Amigos (1942) • Victoire dans les airs (1943) • Les Trois Caballeros (1944) • Mélodie du Sud (1946) • Coquin de printemps (1947) • Mélodie Cocktail (1948) • Danny, le petit mouton noir (1949) • Mary Poppins (1964) • L'Apprentie sorcière (1971) • Peter et Elliott le dragon (1977) • Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988) • Dinosaure (2000) • Il était une fois (2007) •

[Dérouler]v · d · mLong-métrages d'animation en co-production
Co-productions Pixar Toy Story (1995) • 1001 Pattes (1998) • Toy Story 2 (1999) • Monstres et Cie (2001) • Le Monde de Nemo (2003) • Les Indestructibles (2004) • Cars (film) (2006) • Ratatouille (2007) • WALL•E (2008) • Là-haut (2009) •
Sous réserves :Toy Story 3 (2010) •
Autres studios Qui veut la peau de Roger Rabbit (Touchstone/Amblin - 1988) • L'Étrange Noël de monsieur Jack (Touchstone/Skellington - 1993) • James et la Pêche géante (Touchstone/Skellington - 1996) • Doug, le film (Jumbo Pictures - 1999) • Vaillant, pigeon de combat ! (Vanguard - 2005) •
The Wild (C.O.R.E. - 2006) • Sous réserves :


Portail de l'animation Portail du cinéma Portail sur Disney

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et le 3 emes désolé je sais pas si vous savez merci de me le dire



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# Posté le lundi 26 octobre 2009 06:53

Pet shop boys - Go west numéro 1 de retour sur le blog :)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pet_Shop_Boys


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Pet Shop Boys
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Pet Shop Boys à Boston en 2006Les Pet Shop Boys sont un duo britannique formé en 1981 composé de Neil Tennant et Chris Lowe.




Sommaire [masquer]
1 Présentation
2 Discographie
2.1 Albums
2.2 Concerts
2.3 Compilations
2.4 Récompense
3 Liens externes
4 Anecdotes


Présentation [modifier]
Les Pet Shop Boys sont un groupe anglais de musique électronique (synthé-pop, dance, électro-pop). Il est composé de Neil Tennant au chant, au clavier et occasionnellement à la guitare ainsi que Chris Lowe au synthétiseur et parfois au chant. Devenus une véritable institution en quelques 10 albums, les Pet Shop Boys sont parvenus à élever le kitsch au rang d'art en alliant leur pop synthétique exubérante à un talent mélodique inné et à des textes faussement naïfs. Le légendaire duo britannique a vendu plus de 50 millions d'albums à travers le monde et de leurs innombrables succès, six titres sortent du lot : "West End Girls", "Suburbia", "It's a Sin", "Go West", "Always on my Mind" et enfin "Love Etc.". Leur nouvel album, "Yes", est sorti le 23 mars 2009.

Discographie [modifier]
Albums [modifier]
1986 : Please
1986 : Disco
1987 : Actually
1988 : Introspective
1990 : Behaviour
1993 : Very et Very Relentless
1994 : Disco 2
1996 : Bilingual
1999 : Nightlife
2002 : Release
2003 : Disco 3
2005 : Battleship Potemkin (accompagné du Dresdner Sinfoniker)
2005 : Sorry (Pet Shop Boys Maxi-Mix), extrait du single de Madonna Sorry
2006 : Fundamental et Fundamental (édition limitée) accompagné du CD Fundamentalism
2007 : Disco 4
2009 : Yes et Yes (Special edition) accompagné du CD etc.
Concerts [modifier]
2006 : Concrete (double CD), concert enregistré le 8 mai 2006 pour la BBC2
Compilations [modifier]
1995 : Alternative (faces B)
1991 : Discography
2003 : PopArt (singles)
Récompense [modifier]
Le groupe a reçu un Brit Award (équivalent britannique des Victoires de la Musique) en 2009 récompensant l'ensemble de sa carrière

Liens externes [modifier]
Chronique de l'album "Yes" par le webzine culturel Culturopoing

Site francophone des Pet Shop Boys

Anecdotes [modifier]
Le titre Go West (1993) est à l'origine une chanson du groupe Village People et a été utilisé pour les génériques des matchs sur TF1 et ceux de l'Euro 1996 jusqu'à avant l'Euro 2000. Ce remix était très apprécié des téléspectateurs.
Au moment de la sortie du single "It's A Sin", Jonathan King à accusé les Pet Shop Boys de plagiat pour la mélodie qui proviendrait de la chanson "Wild World" de Cat Stevens. Il l'a fait valoir dans le journal "The Sun", pour lequel il a écrit une chronique régulière dans les années 1980. Jonathan King a également publié sa propre version de la couverture de Wild World, en utilisant un arrangement musical de It's a Sin, dans un effort visant à démontrer ses prétentions. Cet essai fut un échec et les Pet Shop Boys ont finalement gagné ce procès et fait don des dommages et intérêts gagnés à une oeuvre de charité.
Portail de la musique électronique
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http://www.sing365.com/music/lyric.nsf/GO-WEST-lyrics-Pet-Shop-Boys/C0B89357A668B2E9482568A2001030CC

GO WEST Lyrics
Artist(Band):Pet Shop Boys Review The Song (29) Print the Lyrics




Send "GO WEST" Ringtones to Cell


(Morali/Belelo/Willis/Tennant/Lowe)
-----------
Come on, come on, come on, come on

(Together) We will go our way
(Together) We will leave someday
(Together) Your hand in my hands
(Together) We will make our plans

(Together) We will fly so high
(Together) Tell all our friends goodbye
(Together) We will start life new
(Together) This is what we'll do

(Go West) Life is peaceful there
(Go West) In the open air
(Go West) Where the skies are blue
(Go West) This is what we're gonna do

(Go West, this is what we're gonna do, Go West)

(Together) We will love the beach
(Together) We will learn and teach
(Together) Change our pace of life
(Together) We will work and strive

(I love you) I know you love me
(I want you) How could I disagree?
(So that's why) I make no protest
(When you say) You will do the rest

(Go West) Life is peaceful there
(Go West) In the open air
(Go West) Baby you and me
(Go West) This is our destiny (Aah)

(Go West) Sun in wintertime
(Go West) We will do just fine
(Go West) Where the skies are blue
(Go West) this is what we're gonna do

There where the air is free
We'll be (We'll be) what we want to be (Aah aah aah aah)
Now if we make a stand (Aah)
We'll find (We'll find) our promised land (Aah)

(I know that) There are many ways
(To live there) In the sun or shade
(Together) We will find a place
(To settle) Where there's so much space

(Without rush) And the pace back east
(The hustling) Rustling just to feed
(I know I'm) Ready to leave too
(So that's what) We are gonna do

(What we're gonna do is
Go West) Life is peaceful there
(Go West) There in the open air
(Go West) Where the skies are blue
(Go West) This is what we're gonna do

(Life is peaceful there)
Go West (In the open air)
Go West (Baby, you and me)
Go West (This is our destiny)

Come on, come on, come on, come on

(Go West) Sun in wintertime
(Go West) We will feel just fine
(Go West) Where the skies are blue
(Go West) This is what we're gonna do

(Come on, come on, come on)
(Go West)

(Go West)
(Go, ooh, go, yeah)
(Go West)
(Go, ooh, go, yeah)
(Go West)
(Go, ooh, go, yeah)
(Go West)
(Go, ooh, go, yeah)
(Gimme a feelin')
(Gimme a feelin')
(Go West)
(Gimme a feelin')
(Gimme a feelin')
(Go West)
(Gimme a feelin')
(Gimme a feelin')



Send "GO WEST" Ringtones to Cell



--------------------------------------------------------------------------------
If you find some error in GO WEST Lyrics,
would you please submit your corrections to me? Thank You.
Thanks to wacko for submitting the lyrics.




Review about GO WEST

--------------------------------------------------------------------------------
Be carefull This song is about suicide!! | Reviewer: arturoabraham | 10/16/09

Hey! dont you guys know that this song s about suicide! about kill your self.. is not about America or West Countries..

Go West is an English Idiom which means Die, Suicide, or kill your self!..
In English you can sayfor instance..
THe last year my Grand Mother Went west! it means.. she died!

review the song.. it makes sense!

and please Study more English please!



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Irony? | Reviewer: PolishGirl1990 | 5/8/09

Am I the only one who thinks that this song is an irony of West Europe and USA? Of course in 80's people from East and Centre Europe thought that life in the 'West" is a paradise because of Communism. People couldn't buy toys for children, fashion clothes and even sweets or fruit, so when they compared both cultures, 'West' seemed to be so colorful. But I think this song shows that this stereotype about USA isn't true and living in USA isn't as 'peaceful' and perfect as those people believed. Sorry for my poor english (I'm Polish)


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Love this song | Reviewer: Anonymous | 1/31/09

1 you people think he was saying gay like a homo. saying back in the gay "human" used say this movie was quite gay, this play was gay. gay isn't a homo word as you fuckheads put it now days back then gay meant "happy" i wondered you used it as a negitived saying i would like to beat the shit out of him


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Ha! | Reviewer: SB | 1/20/09

I think there was a review when this song was released why the Pet Shop Boys covered it. Originally the Village People, sure it COULD relate to California. But I think when the Pet Shop Boys covered it it was making fun OF America and how laughable it was to be the "land of freedom & prosperity". In reality, it's just another dance song. Are you going to question why, in their music video, they put their black female soloist in a RED Statue of Liberty outfit?


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It's about being Gay | Reviewer: Zed | 12/27/08

...or they could be refering to the fact that San Francisco (on the West Coast of the USA)is the most openly gay city in the world, where the two people in the song can feel free about openly loving each other, y'think?


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Relation to the West. | Reviewer: Anonymous | 12/18/08

Though those boys are from england, I think that the song really relates to Australia. At the time it was written, Perth (Western Australia)was seen (and still is) being a slow paced, relaxed city in comparison to the Eastern States Cities like Sydney, or Melbourne.


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Good Song IMO | Reviewer: Jason | 10/19/08

I like the tune, what more is there than that? Notes of Pachabel's Canon in it make it even more enjoyable.

As for John A's review posted below - I can only say that John - you're an imbecile. The Pet Shop Boys are English, not American. There are more "wests" out there other than California you idiot.



can't put up with this song | Reviewer: John A
------ About the song GO WEST performed by Pet Shop Boys

Though this song sounds good, i find it like a great insult to all the east culture. N. America is not the center of the world and is far from being the best place. i'm american and i must sadly say that it only shows a disgusting imperialist idealism


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Golden Age | Reviewer: Anonymous | 10/5/08

I think this song is a memory of my young age. I heard it in a roller center firstly. I like to hear it that I go for roller again and again. The roller centre is moved, but this song still is a label for this age, young & energytic & never afraid & willing to go west. Later, I heard this song in the dance floor. It is also my wonderful young age. The song always let me want to go west to see the world. It is really free and interesting; I like it. Anyway, I con't connect this song to any 'gay' matter. It is the best song to recall my memory and represent my golden age. Now, I just bored with my work, my stock market and my crazy part-time study.


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review | Reviewer: yulius | 7/26/08

Dear everyone who read this page, please read this part again:
if you find some error in GO WEST Lyrics,
would you please submit your corrections to me? Thank You.
Thanks to wacko for submitting the lyrics.

Are you dumb, stupid or a little moron who tried to criticism an art.

By the way if you thing you are better than Pet Shop Boys, why you don't listed in top 10 chart. I never hear your name on Grammy Awards and at another Awards. Just tell me at my email uz1kid@yahoo.com if you are on top 10 chart music.

Don't narrow your mind with something that only can see by your eyes, but see the unseen.


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can't put up with this song | Reviewer: John A | 7/2/08

Though this song sounds good, i find it like a great insult to all the east culture. N. America is not the center of the world and is far from being the best place. i'm american and i must sadly say that it only shows a disgusting imperialist idealism.


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Review By Pages: 1 2 3

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GO WEST Lyrics
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(Morali/Belelo/Willis/Tennant/Lowe) (Morali / Belelo / Willis / Tennant / Lowe)
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Come on, come on, come on, come on Come on, come on, come on, come on

(Together) We will go our way (Ensemble) Nous allons prendre des chemins
(Together) We will leave someday (Ensemble) Nous allons quitter un jour
(Together) Your hand in my hands (Together) Ta main dans mes mains
(Together) We will make our plans (Ensemble) Nous mettrons nos plans

(Together) We will fly so high (Ensemble) Nous allons donc voler haut
(Together) Tell all our friends goodbye (Together) Dites à tous nos amis au revoir
(Together) We will start life new (Ensemble) Nous allons commencer une nouvelle vie
(Together) This is what we'll do (Ensemble) C'est ce que nous ferons

(Go West) Life is peaceful there (Go West) La vie est paisible là
(Go West) In the open air (Go West) À l'air libre
(Go West) Where the skies are blue (Go West) Lorsque le ciel est bleu
(Go West) This is what we're gonna do (Go West) C'est ce qu'on va faire

(Go West, this is what we're gonna do, Go West) (Go West, c'est ce qu'on va faire, Go West)

(Together) We will love the beach (Ensemble) Nous aimerons la plage
(Together) We will learn and teach (Ensemble) Nous allons apprendre et d'enseigner
(Together) Change our pace of life (Together) Changer notre rythme de vie
(Together) We will work and strive (Ensemble) Nous allons travailler et nous nous efforçons

(I love you) I know you love me (Je t'aime) I know you love me
(I want you) How could I disagree? (I want you) Comment pourrais-je pas d'accord?
(So that's why) I make no protest (C'est pour ça que) je ne fais aucune protestation
(When you say) You will do the rest (Quand vous dites) Vous allez faire le reste

(Go West) Life is peaceful there (Go West) La vie est paisible là
(Go West) In the open air (Go West) À l'air libre
(Go West) Baby you and me (Go West) Baby you and me
(Go West) This is our destiny (Aah) (Go West) Il s'agit de notre destin (AAH)

(Go West) Sun in wintertime (Go West) Soleil en hiver
(Go West) We will do just fine (Go West) Nous allons faire tout aussi bien
(Go West) Where the skies are blue (Go West) Lorsque le ciel est bleu
(Go West) this is what we're gonna do (Go West) c'est ce qu'on va faire

There where the air is free Là où l'air est libre
We'll be (We'll be) what we want to be (Aah aah aah aah) Nous serons (We'll Be) ce que nous voulons être (Aah aah aah aah)
Now if we make a stand (Aah) Maintenant, si nous faisons un stand (AAH)
We'll find (We'll find) our promised land (Aah) Nous trouverons (Nous trouverons), notre terre promise (AAH)

(I know that) There are many ways (Je sais que) Il existe de nombreuses façons
(To live there) In the sun or shade (Pour y vivre) au soleil ou mi-ombre
(Together) We will find a place (Ensemble) Nous allons trouver un endroit
(To settle) Where there's so much space (À régler) Là où il ya tant d'espace

(Without rush) And the pace back east (Sans pointe) et le rythme de retour vers l'Est
(The hustling) Rustling just to feed (La bousculade) Rustling juste pour nourrir
(I know I'm) Ready to leave too (Je sais que je suis) Prêt-à laisser trop
(So that's what) We are gonna do (C'est ce que) nous allons faire

(What we're gonna do is (Qu'est-ce qu'on va faire, c'est
Go West) Life is peaceful there Go West) La vie est paisible là
(Go West) There in the open air (Go West) Il à l'air libre
(Go West) Where the skies are blue (Go West) Lorsque le ciel est bleu
(Go West) This is what we're gonna do (Go West) C'est ce qu'on va faire

(Life is peaceful there) (La vie est paisible là)
Go West (In the open air) Go West (In the open air)
Go West (Baby, you and me) Go West (Baby, vous et moi)
Go West (This is our destiny) Go West (c'est notre destin)

Come on, come on, come on, come on Come on, come on, come on, come on

(Go West) Sun in wintertime (Go West) Soleil en hiver
(Go West) We will feel just fine (Go West) Nous vous sentirez bien chez nous
(Go West) Where the skies are blue (Go West) Lorsque le ciel est bleu
(Go West) This is what we're gonna do (Go West) C'est ce qu'on va faire

(Come on, come on, come on) (Come on, come on, come on)
(Go West) (Go West)

(Go West) (Go West)
(Go, ooh, go, yeah) (Go, ooh, go, yeah)
(Go West) (Go West)
(Go, ooh, go, yeah) (Go, ooh, go, yeah)
(Go West) (Go West)
(Go, ooh, go, yeah) (Go, ooh, go, yeah)
(Go West) (Go West)
(Go, ooh, go, yeah) (Go, ooh, go, yeah)
(Gimme a feelin') (Gimme a feelin ')
(Gimme a feelin') (Gimme a feelin ')
(Go West) (Go West)
(Gimme a feelin') (Gimme a feelin ')
(Gimme a feelin') (Gimme a feelin ')
(Go West) (Go West)
(Gimme a feelin') (Gimme a feelin ')
(Gimme a feelin') (Gimme a feelin ')



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Review about GO WEST Examen sur GO WEST

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Be carefull This song is about suicide!! Attention Cette chanson est sur le suicide! | Reviewer: arturoabraham | 10/16/09 | Reviewer: arturoabraham | 10/16/09

Hey! Hé! dont you guys know that this song s about suicide! ne faites pas vous les gars savent que cette chanson s au suicide! about kill your self.. À propos de tuer votre auto .. is not about America or West Countries.. n'est pas sur l'Amérique ou les pays de l'Ouest ..

Go West is an English Idiom which means Die, Suicide, or kill your self!.. Go West est une locution anglaise qui signifie Die, de suicide ou de tuer votre auto! ..
In English you can sayfor instance.. En anglais, vous pouvez sayfor exemple ..
THe last year my Grand Mother Went west! L'année dernière, ma grand-mère ouest Went! it means.. cela veut dire .. she died! elle est morte!

review the song.. examiner la chanson .. it makes sense! elle a du sens!

and please Study more English please! et s'il vous plaît étude plus anglais s'il vous plaît!



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Irony? Ironie? | Reviewer: PolishGirl1990 | 5/8/09 | Reviewer: PolishGirl1990 | 5/8/09

Am I the only one who thinks that this song is an irony of West Europe and USA? Suis-je le seul qui pense que cette chanson est une ironie de l'Ouest de l'Europe et les USA? Of course in 80's people from East and Centre Europe thought that life in the 'West" is a paradise because of Communism. People couldn't buy toys for children, fashion clothes and even sweets or fruit, so when they compared both cultures, 'West' seemed to be so colorful. But I think this song shows that this stereotype about USA isn't true and living in USA isn't as 'peaceful' and perfect as those people believed. Sorry for my poor english (I'm Polish) Bien entendu, dans 80 des gens de l'Est et Centre Europe pense que la vie dans le «West» est un paradis à cause du communisme. Les gens ne pouvaient pas acheter des jouets pour enfants, vêtements mode et même des bonbons ou des fruits, alors quand ils ont comparé les deux cultures », west »semblait être si coloré. Mais je crois que cette chanson montre que ce stéréotype sur USA n'est pas vrai et vivant aux Etats-Unis n'est pas aussi« pacifiques »et parfaite que ces gens croyaient. Désolé pour mon mauvais anglais (je suis polonais)


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Love this song | Reviewer: Anonymous | 1/31/09 Love this song | Reviewer: Anonymous | 1/31/09

1 you people think he was saying gay like a homo. 1, vous les gens pensent qu'il disait gai comme un homo. saying back in the gay "human" used say this movie was quite gay, this play was gay. disant retour à la gay "humaine" employée dire ce film était très gai, cette pièce était gai. gay isn't a homo word as you fuckheads put it now days back then gay meant "happy" i wondered you used it as a negitived saying i would like to beat the shit out of him homosexuel n'est pas un mot homo que vous Fuckheads le mettre maintenant des jours à l'époque gay signifiait «heureux», je me demandais vous l'avez utilisé en tant que negitived disant que je tiens à casser la gueule de lui


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Ha! Ha! | Reviewer: SB | 1/20/09 | Reviewer: SB | 1/20/09

I think there was a review when this song was released why the Pet Shop Boys covered it. Je pense qu'il y avait un examen, quand ce titre a été libéré pourquoi les Pet Shop Boys qu'il recouvre. Originally the Village People, sure it COULD relate to California. L'origine, les Village People, vous qu'elle pourrait se rapporter à la Californie. But I think when the Pet Shop Boys covered it it was making fun OF America and how laughable it was to be the "land of freedom & prosperity". Mais je pense que quand les Pet Shop Boys couvrit il se moquait d'Amérique et comment risible il est à la «terre de liberté et de prospérité". In reality, it's just another dance song. En réalité, c'est juste une autre chanson de danse. Are you going to question why, in their music video, they put their black female soloist in a RED Statue of Liberty outfit? Allez-vous demander pourquoi, dans leur vidéo de musique, ils ont mis leurs soliste féminine noire dans une statue rouge de trousseau Liberté?


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It's about being Gay | Reviewer: Zed | 12/27/08 It's about être gay | Commentaire de: Zed | 12/27/08

...or they could be refering to the fact that San Francisco (on the West Coast of the USA)is the most openly gay city in the world, where the two people in the song can feel free about openly loving each other, y'think? ... ou ils pourraient être allusion au fait que San Francisco (sur la côte ouest des USA) est la ville la plus ouvertement gay dans le monde, où les deux personnes dans la chanson peut se sentir libre à propos ouvertement s'aimer, y «think?


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Relation to the West. Rapport à l'Occident. | Reviewer: Anonymous | 12/18/08 | Reviewer: Anonymous | 12/18/08

Though those boys are from england, I think that the song really relates to Australia. Bien que ces garçons sont venus d'Angleterre, je pense que la chanson se rapporte réellement à l'Australie. At the time it was written, Perth (Western Australia)was seen (and still is) being a slow paced, relaxed city in comparison to the Eastern States Cities like Sydney, or Melbourne. Au moment où il a été écrit, Perth (Western Australia) a été observée (et est encore) être un rythme lent et détendu ville en comparaison avec les villes des États de l'Est comme à Sydney ou à Melbourne.


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Good Song IMO | Reviewer: Jason | 10/19/08 Good Song OMI | Reviewer: Jason | 10/19/08

I like the tune, what more is there than that? I like the tune, quoi de plus est-il que cela? Notes of Pachabel's Canon in it make it even more enjoyable. Notes de Canon Pachabel at-il dedans le rendre encore plus agréable.

As for John A's review posted below - I can only say that John - you're an imbecile. Que pour l'examen John A's affichées ci-dessous - je ne peux que dire que John - vous êtes un imbécile. The Pet Shop Boys are English, not American. Les Pet Shop Boys sont l'anglais, pas américain. There are more "wests" out there other than California you idiot. Il ya plus "Couchants" hors-il d'autres que la Californie imbécile.



can't put up with this song | Reviewer: John A ne peut s'accommoder de cette chanson | Commentaire de: John A
------ About the song GO WEST performed by Pet Shop Boys ------ A propos de la chanson GO WEST effectué par Pet Shop Boys

Though this song sounds good, i find it like a great insult to all the east culture. Bien que cette chanson sonne bien, je le trouve comme une grave insulte à toute la culture est. N. America is not the center of the world and is far from being the best place. Amérique du Nord n'est pas le centre du monde et est loin d'être le meilleur endroit. i'm american and i must sadly say that it only shows a disgusting imperialist idealism Je suis Américain et je dois dire que malheureusement il ne montre que l'idéalisme impérialistes dégoûtant


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Golden Age | Reviewer: Anonymous | 10/5/08 Golden Age | Reviewer: Anonyme | 10/5/08

I think this song is a memory of my young age. Je pense que cette chanson est un souvenir de mon jeune âge. I heard it in a roller center firstly. Je l'ai entendu dans un centre de roller tout d'abord. I like to hear it that I go for roller again and again. J'aime bien l'entendre que je parte pour rouleaux encore et encore. The roller centre is moved, but this song still is a label for this age, young & energytic & never afraid & willing to go west. Le centre rouleau est déplacé, mais cette chanson est toujours une étiquette pour cet âge, les jeunes et energytic & jamais peur et prêts à aller vers l'ouest. Later, I heard this song in the dance floor. Plus tard, j'ai entendu cette chanson dans le plancher de danse. It is also my wonderful young age. Il est aussi mon jeune âge merveilleux. The song always let me want to go west to see the world. La chanson Let me donne envie de toujours aller vers l'ouest pour voir le monde. It is really free and interesting; I like it. Il est vraiment libre et intéressante, je l'aime. Anyway, I con't connect this song to any 'gay' matter. Quoi qu'il en soit, je con't connecter ce titre à toute «question gay». It is the best song to recall my memory and represent my golden age. Il s'agit de la meilleure chanson de rappeler ma mémoire et représenter mon âge d'or. Now, I just bored with my work, my stock market and my crazy part-time study. Maintenant, j'ai juste marre de mon travail, ma bourse et ma partie folle études à temps.


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review | Reviewer: yulius | 7/26/08 critique | Commentaire de: Yulius | 7/26/08

Dear everyone who read this page, please read this part again: Bonjour à tous qui lisez cette page, s'il vous plaît lire cette partie encore:
if you find some error in GO WEST Lyrics, si vous trouvez quelque erreur dans Paroles GO WEST,
would you please submit your corrections to me? Souhaitez-vous s'il vous plaît envoyer vos corrections à moi? Thank You. Merci.
Thanks to wacko for submitting the lyrics. Merci à wacko pour soumettre les paroles.

Are you dumb, stupid or a little moron who tried to criticism an art. Es-tu muet, stupide ou un peu crétin qui a essayé à la critique d'art.

By the way if you thing you are better than Pet Shop Boys, why you don't listed in top 10 chart. Par ailleurs si vous chose que vous êtes meilleur que les Pet Shop Boys, pourquoi ne pas répertorié dans les 10 cartes. I never hear your name on Grammy Awards and at another Awards. Je n'ai jamais entendu votre nom sur Grammy Awards et à un autre prix. Just tell me at my email uz1kid@yahoo.com if you are on top 10 chart music. Dis-moi seulement à mon uz1kid@yahoo.com e-mail si vous êtes sur le Top 10 meilleures ventes.

Don't narrow your mind with something that only can see by your eyes, but see the unseen. Ne restreint pas votre esprit avec quelque chose qui ne peut voir par les yeux, mais voir l'invisible.


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can't put up with this song | Reviewer: John A | 7/2/08 ne peut s'accommoder de cette chanson | Commentaire de: John A | 7/2/08

Though this song sounds good, i find it like a great insult to all the east culture. Bien que cette chanson sonne bien, je le trouve comme une grave insulte à toute la culture est. N. America is not the center of the world and is far from being the best place. Amérique du Nord n'est pas le centre du monde et est loin d'être le meilleur endroit. i'm american and i must sadly say that it only shows a disgusting imperialist idealism. Je suis Américain et je dois dire que malheureusement il ne montre que l'idéalisme impérialistes dégoûtant.


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# Posté le lundi 26 octobre 2009 06:49